Chapitre 10

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Pardon pour le retard, j'avais complètement oublié de le poster hier ! Merci aux deux personnes qui ont commenté le dernier chapitre, à présent je vous laisse juge !

(et encore une fois n'hésitez pas à voter aha)

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Shiki [06H07] : Izaya, il faut qu'on parle, arrête de m'ignorer.

Shiki [06H10] : C'est important imbécile, arrête de faire l'enfant.

Shiki [06H12] : Rappelle moi quand tu seras décidé. Et je répète ; c'est important.

Allongé dans son lit, pelotonné sous trois couches de couvertures, Izaya regarda le dernier message et grogna. Pour le coup, il voulait bien reconnaître qu'il était lâche. Très lâche même. Et un peu enfantin. Il connaissait Shiki depuis des années, et avait acquis avec ces dernières une arrogance qui ne l'avait pas quitté ; il savait qu'il était plus que conscient d'être intelligent parfois, et cela allait finir par le mener à sa perte. La dernière fois, cela avait mal tourné. Il n'avait pas été blessé, et personne ne lui avait rien reproché, mais son ego en avait pris un coup, et il n'osait même plus répondre à ses messages. Il était payé pour ce qu'il faisait, et Shiki l'avait littéralement sauvé, lui ainsi que ses sœurs, des années auparavant. Alors il s'était mis dans la tête qu'il n'avait pas le droit à l'erreur.

Et c'était le cas ; son existence n'avait de sens que parce qu'il était capable de tout cela, que parce que ses capacités étaient hors normes. Il avait survécu toutes ces années grâce à cela. Il avait sauvé ses sœurs grâce à cela. Il avait rencontré Shiki grâce à cela.

Il soupira puis lança son téléphone hors de la couette.

Izaya ne travaillait pas aujourd'hui, et ses cours ne commençaient que dans plusieurs heures. Pourtant, il était parfaitement éveillé et savait d'ores et déjà que le sommeil n'allait pas le faucher de si tôt. Il se retourna dans son lit en grognant. Cela faisait bientôt un mois que ses sœurs étaient parties, et elles lui manquaient déjà. Les prochaines vacances n'étaient qu'en décembre, et il se sentait maussade à cette pensée.

Soupirant encore une fois, il se tortilla afin d'aller récupérer son téléphone.

Il avait téléchargé un livre la veille au soir et puisqu'il n'avait rien à faire et, décidément, il n'allait pas se rendormir tout de suite, il décida de le continuer.

Le téléphone vibra dans sa main, le faisant sursauter.

Shizu-chan [06H32] : Bonjour. Tu vas bien ?

Il haussa un sourcil. C'était assez étonnant que le blond se décide à lui envoyer un message. De lui-même en plus.

Izaya [06H32] : Bonjour, Shizu-chan. Je vais très bien et toi ? Il t'arrive de dormir, parfois ? Que me vaut ce plaisir ?

Il s'imagina la teinte cramoisie des joues de son interlocuteur et un sourire naquit sur ses lèvres.

Shizu-chan [06H34] : Je vais bien aussi. Tu peux parler, tu réponds toujours à n'importe quelle heure de la nuit je te signale ; tu n'es pas censé être étudiant ? Le sommeil, c'est important pour le cerveau, non ? Je voulais te demander si tu étais toujours d'accord pour le rendez-vous ?

Même avec ce ton légèrement sec et autoritaire, le brun savait bien évidemment que Shizuo devait se trouver embarrassé au possible derrière son écran et que chaque mot lui coûtait bien plus qu'il ne pouvait lui-même se l'imaginer. Ce petit jeu lui plaisait bien plus qu'il ne voulait se l'avouer.

At the edge of our hearts || ShizayaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant