PDV Enola :
Je n'ai pas réussi à dormir de la nuit. Je n'étais apparemment pas assez fatiguée pour que mon cerveau me laisse me reposer. J'ai passé la nuit à m'endormir pour me réveiller seulement deux minutes plus tard dans un affreux sursaut. Alors j'ai fini par abandonner, je me suis contentée de regarder le petit monstre endormis à mes côtés, me concentrant sur sa respiration pour eviter que mon esprit ne s'en aille trop loin dans mes souvenirs.
Le soleil est levé depuis quelques heures et c'est seulement maintenant que mon cerveau accepte de me laisser dormir. Mais je ne peux pas m'y résoudre car si je m'endors maintenant, je vais dormir une bonne partie de la journée et ce soir je ne serais pas fatiguée.
Donc ça va totalement décaler mon rythme. De toute façon la respiration de Maho commence à se faire moins régulière et il s'agite un peu signe qu'il ne va pas tarder à se réveiller. Ça ne sert donc absolument à rien que j'essaye de m'endormir maintenant alors que dans maximum dix minutes il va vouloir se lever et donc va me réveiller.
C'est seulement deux minutes plus tard que ses petits yeux s'ouvrent. Et en tombant une fois de plus dans son beau bleu étrangement semblable au mien, je retombe une fois de plus amoureuse de ce petit bonhomme déjà si fort et mature pour son âge.
Un magnifique sourire autant sincère que contagieux se dessine sur ses lèvres de bébé. Il me saute littéralement dessus, m'écrasant de son petit corps. Alors pour me venger je l'assaille de guili. Tout en se tortillant dans tous les sens, il me hurle mort de rire d'arrêter. Chose que je fais quand je décide qu'il a eu ce qu'il mériter.
Mais comme cet enfant est une vrai boule d'énergie, à peine l'ai-je lâcher qu'il se met debout sur ses petites jambes et saute sur le lit comme il sauterait sur un trampoline pour que je me lève. Ne voulant pas qu'il se fasse mal de si bon matin je m'exécute et ensemble nous nous dirigeons mains dans la mains à destination de la cuisine pour prendre notre petit déjeuné.
Étrangement nous ne croisons personnes sur notre chemin. Ni femme de ménage ni garde et encore moins un de des frère mafieux. Mais je comprends mieux pourquoi lorsqu'on les trouve, tout deux, à table. Maho saute dans les bras de Lilio tandis que ce dernier vient délicatement déposer ses lèvres sur mon front.
Bien évidemment je ne peux retenir ou même cacher mon mouvement de recule ni mes joues qui doivent être à présent bien colorées. Lilio finit par me lancer un clin d'œil avant de littéralement jeter son petit frère sur les genoux de Lamario qui le rattrape juste avant qu'il ne finisse au sol.
Le fait qu'il le jette comme si il n'était qu'un simple objet me surprend mais ne semble pas déplaire au petit qui lui est morte de rire. Bien que l'enfant ne soit pas très lourd, l'aisance avec laquelle il l'a envoyé dans les airs me rappelle que bien qu'il se soit depuis le début toujours montré très gentil avec moi ne change rien à sa nature d'homme dangereux et de mafieux.
J'ai juste le temps de m'assoir à la place de la dernière fois qu'un bol de céréales et un verre de jus de fruit rempli jusqu'à ras bord apparaissent devant moi. Lamario garde Maho sur ses genoux et lui fait prendre son petit déjeuner tout en vérifiant de temps en temps que je mange bien. Chose qui n'échappe pas à Lilio puisque ce dernier ricane à chaque fois que son regard se dirige vers ma personne.
* * *
J'ai passé toute la journée avec Maho puisque les deux autres sont parti faire je ne sais quoi et vienne à peine de rentrer dans un état indescriptible alors qu'il est plus de 21h. Bien que Maho ne semble même pas s'être aperçue ou du moins est trop habitué pour y faire attention, ce n'est pas du tout mon cas.
En effet, leurs habits tachés de sang ne leur appartenant vraisemblablement pas ne m'est pas passé inaperçu. Ça m'a une fois de plus rappelée que les deux hommes que je considère comme étant mes sauveurs sont en réalité d'impitoyable mafieux, qui tuent et assassinent d'autres êtres humains comme eux et moi.
Fortement troublée par cette soudaine prise de conscience bien que j'était déjà au courant, mais ça m'a remis les idées en place, j'ai laissé Maho aller dormir avec Lilio. Car ce dernier n'est pour une fois pas allé en boite retrouver ses "troietta" comme il les appelle.
Pourtant sans Maho je sais que je n'ai aucune chance de dormir. Mais d'un autre côté il avait l'air si heureux de dormir avec son grand frère que je n'allais pas lui dire de rester avec moi. Oui oui dire et pas faire comprendre ou quoi. Parce que même si ça reste rare et léger, lorsque nous sommes que Maho et moi je m'autorise à lui dire quelques mots. Et à chaque fois, voir son visage s'illuminer de joie répare un peu plus les petits morceaux de mon âme brisée.
***
Ça doit faire bien 1h que je tourne et retourne cherchant désespérément à m'endormir mais même plus qu'épuiser j'en suis dans l'incapacité. J'ai tout essayé, passant du comptage de mouton au récapitulatif de ma journée pour terminer par m'inventer une vie meilleure avec l'un des protagonistes de mes romans.
Rien n'y fait, mes paupières refusent de rester close plus d'une minute d'affilée bien qu'elle soit super lourde. Mon corps et mon esprit sont en état d'alerte maximum alors que tout deux manque de me faire perdre conscience tant je suis exténuée.
* * *
Dans un énorme sursaut je sors enfin de ce cauchemars terrifiant mettant en scène mes plus horribles souvenirs. Et en écarquillant les yeux face à mon réveil brutale, je vois Cassio à quelques centimètres de moi attendant que je reprenne mon souffle saccadé. Je suppose que j'ai dû crier dans mon rêve et le réveiller, c'est pourquoi il est venu m'en sortit. Et je ne peux que l'en remercier de m'avoir une fois de plus sauvé avant le moment fatidique.
Assis à côté de moi sur le lit le visage éclairé par la lune, ses yeux ressortent encore plus vert que d'habitude. Je ne peux m'empêcher de le trouver magnifique dans son tee-shirt blanc qui laisse entrevoir la forme de ses muscles et l'encre de ses quelques tatouages.
On s'observe dans le blanc des yeux un bon moment et cette fois je soutiens son regard. J'ai l'impression, tant il fixe mes iris qu'il cherche à connaître chacune de mes pensées. Pourtant elles sont bien camouflées au fin fond de mon esprit, protégées de tous.
Je devrais me sentir oppressée ou paniquer qu'il soit si proche de moi mais je me sens au contraire presque en sécurité. C'est presque comme si mon corps avait de lui même enregistré qu'il ne me veut aucun de mal et ne m'en fera pas.
Donc quand il s'allonge à mes côtés et me tire doucement contre son torse à l'aide de ses mains sur mes hanches, mon corps se tend à peine. Il me sert fort contre lui, je suis si proche de lui que je sens son souffle s'échouer dans mes cheveux.
Mais contrairement à la dernière fois où je me suis retrouver dans la même position, aucun vent de panique ne me prends. Ce que je ressens et à l'opposer de la dernière fois. Lorsque auparavant je me sentais oppressée, emprisonnée et punis. En ce moment je me sens en sécurité, protégée et presque comprise.
Mais la peur de me retrouver une nouvelle fois seule à l'instant ou je fermerai les yeux persistent, la crainte qu'il s'en aille m'abandonnant à mes démons. Alors je me colle encore plus à lui, arrivant même à me retourner et le sert dans mes bras. La tête sur sa poitrine où j'entends son cœur battre assez rapidement, les mains fermement accroché à ses bras je me sens enfin paisible.
- Lamario... Soufflai-je contre son torse à la limite du gémissement de bien être.
- Chuuut. Dors mia micciosa, je veille sur toi n'es plus peur. Me répond-t-il en m'embrassant le front.
Alors enfin tranquille mais espérant tout de même ne pas me réveiller seule. Je n'attends pas une seconde de plus pour tomber dans les bras de Morphée et accorder à mon corps un repos plus que mérité.
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Alors il est pas mims le petit Mario ?
Mon insta pour parler du chapitre : _cap_caps_
Ah au faite je serai au salon de la dark romance à Toulouse donc peut-être qu'on se croisera.
A dimanche pour un nouveau chapitre 😘.
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Alzarsi | T.1
Romance" Alors que je faisais mes études pour devenir journaliste, mon grand frère un petit dealeur de cité en France à décidé de me vendre pour arrondir ses fins de mois. C'est pourquoi je me suis retrouvée dans cette cave attachée à un lit avec comme se...
