Cent vingt quatre. C'est le nombre de personne que j'ai tué en deux semaines d'épreuve numéro trois concocté par le Wicked spécialement pour moi. J'appuyais sur la détente.
Cent vingt cinq. Bien visé Cabot.
Merci Marie.
Voilà deux semaines que je tuais des gens sur ordre du Wicked, c'est mon épreuve numéro trois. Ils ne me laissaient même pas me reposer, j'enchainais meurtres sur meurtres, cela faisait cinq jours que je n'avais pas dormi, autant vous dire que j'étais plus qu'à fleur de peau. Je me levais de mon poste tir et levait ma main en l'air, mon pouce et mon index levaient. C'était le signe qu'on m'avait dit de faire quand j'avais accompli ma mission. Un bruit familier bourdonna dans les oreilles, l'hélicoptère arrivait. Il se posa à quelques mètres de moi, me balayant les cheveux déjà emmêlés. Janson descendit, un sourire victorieux aux lèvres, sa tête de rat rayonnait de fierté, il avait du faire un truc qui avait plu à mamie Paige. Il ressemblait vraiment à un rat. C'était impressionnant. Même ses oreilles me faisaient penser à un rat. Il me félicita pour ma mission, me lança une dizaine de compliment sur mon talent avec les armes à feu et ma capacité à garder mon sang-froid. Quand vous êtes le Chien Fou il faut s'attendre à ce que les gens vous brossent dans le sens du poil. Janson me fit monter dans l'hélicoptère tout en parlant, continuant de me balancer des compliments à la gueule sur je ne sais quelle choses. Il prononça le mot qu'il ne fallait pas prononcer. Newt. Je sortais de ma lassitude et lui sautait dessus, le faisant tomber au sol.
- Où ça Newt ?! Il va bien ?! Dites moi qui va bien ou je vous refais le portrait ! Janson écarquilla les yeux, il avait peur, peur de moi. C'est fou comme être une meurtrière vous confère du pouvoir, physique et mental. Je reculai de quelques pas, le laissant revenir au calme. Il inspira un grand coup puis me répondit :
- Oui il va bien, il est dans l'une de nos cellules, mais rappelle toi notre accord, tu tues pour nous et nous gardons Newt en vie.
Ah oui. Notre putain d'accord qui me faisait royalement chier. Ils tiennent en otage Newt pour que je tue pour eux. J'arrivais encore à le supporter mais Marie bouillonnait à l'intérieur de mon cerveau. Je me rassis sur le banc et attendit qu'on arrive au hangar. Généralement, quand j'enchainais cinq jours de meurtres sans me reposer on me laissait me reposer un peu, j'espérai qu'ils me laisseraient voir Newt pour une fois. Deux semaines que je n'avais pas vu son visage, que je n'avais pas senti ses lèvres sur les miennes... Je voulais juste le serrer dans mes bras, l'embrasser, lui dire que je l'aime, lui dire que je suis là, que je le protègerai toujours... Si quand je le retrouverai il n'était pas en bonne forme le Wicked allez avoir à faire à moi, ne pas le protéger est la pire punition possible.
- Nous sommes arrivé Marie. Me fit Janson. Au Wicked tout le monde m'appelait Marie. Cela faisait bizarre, depuis mon réveil dans la boîte tout le monde m'appelait Cabot grâce à Newt, et voilà qu'au Wicked tout le monde semblait ignorer mon surnom. Tuer une dizaine de gens par jours m'avait changé. Je n'étais plus la même, j'étais plus froide et calme, j'avais appris à garder mon sang-froid et contrôler mes émotions. J'étais devenue experte dans le domaine de l'assassinat, le peu d'êtres humains tremblaient à cause de mon retour. Mais je m'en foutais, du moment qu'ils ne tremblaient pas quand ils me verraient.
- J'ai le droit à une sieste ou ça se passe comment ? Demandai-je, calmement, essayant de contrôler cette fatigue qui résonnait dans ma voix. Janson me dévisagea puis me sourit.
- Oui et non. Tu peux aller dormir mais tu as une dizaine de minutes pas plus. Le temps que je trouve l'emplacement de ton prochain meurtre.
Je hochai la tête et partit en courant vers ma cellule. Je m'étais installée une petite routine, cette épreuve numéro trois était la pire mais il y avait quand un peu d'avantage, comme par exemple cette routine qui c'était installée. Cela changé de ma vie au bloc ou de ma vie dans la Terre Brulée. J'ouvris la porte et tombai sur Ava. Elle était assise sur mon lit et dès qu'elle vit se redressa.
- Bonjour, elle déglutit, Marie.
- Bon... Ava. Lui répondis-je, froidement. Elle me fit signe de venir vers elle et me prit dans ses bras. Je fronçai les sourcils. Ava ne m'avait jamais, mais quand je ne dis jamais, c'est jamais, fait un câlin. Elle me caressa affectueusement les cheveux.
- Je suis si fière de toi Marie...
-Attendez.... Quoi ?! Depuis quand vous êtes fière de moi ? Depuis quand vous êtes gentille avec moi ?! M'écriai-je, choquée. C'est Janson qui vous envoie c'est ça ?
- Bon d'accord. C'est Janson qui m'a envoyé, il m'a demandé de t'empêcher de dormir.
- Et vous lui obéissez comme un petit chien ? Mais vous êtes la chancelière Ava Paige putain, vous n'obéissez à personne.
- Il a réussi à mettre mes supérieurs de son côté... Je ne sais plus quoi faire Marie, alors je me tourne vers toi, après tout, tu es ma petite-fille.
- Battez-vous. Tuez-le s'il faut.
Et sans attendre de réponse de sa part, je sortais de la pièce, calme et énervée à la fois.
**
Minho soupira. Deux semaines qu'il était dans cette pièce, il en connaissait tous les coins, recoins et rerecoins. Le Wicked avait soigné sa blessure à l'abdomen. Elle n'avait pas encore vraiment cicatrisée mais cela suffisait à Minho pour qu'il reprenne ses exercices de musculation, chaque matin, enfin, quand il pensait que c'était le matin, il trottinait dans sa cellule une dizaine de minutes avant d'attaquer une vingtaine de pompes et une cinquantaine d'étirements. Il avait toujours été très exigeant envers son corps, s'interdisant un poil de graisse. Depuis qu'il avait rencontré cette fille, tout avait changé. Jusqu'à ce qu'il la rencontre, il se contentait de tomber, retomber et reretomber amoureux de Cabot mais cet amour avait toujours une fin. Alors qu'avec elle, avec cette fille, il ne pensait pas un jour arrêtait de l'aimer. Il l'aimerait, qu'elle l'aime en retour ou non. Il ferait tout pour elle, il avait risqué sa vie pour elle. Il n'hésiterait pas à recommencer. Cette fille, il ne l'avait pas vu depuis deux semaines et il devait lutter pour ne pas détruire les murs et partirent à sa recherche. Cette fille ? Elle s'appelait Elisa. Et elle ignorait totalement ce que ressentait Minho pour elle. Et il s'en foutait. Il avait toujours eu le chic pour s'en foutre de ce que ressentent les autres. Le plus important c'était qu'elle devait rester en vie quoi qu'il arrive.
Ça y est, Minho avait fini ses étirements, maintenant il pouvait se reposer.
La porte s'ouvrit brusquement et L'homme Rat rentra. Minho le haïssait. Ce n'était qu'un tocard.
- Bonjour Minho. Dit-il, en souriant, Minho lui sauta dessus, le plaquant au sol.
- Où est-elle ? Est-ce qu'elle va bien ?! Hurla-t-il. Janson écarquilla les yeux et soupira. Il avait l'air habitué, comme blasé.
- Si tu veux une réponse il va falloir que tu me lâches. Minho le lâcha à contrecœur. Janson se redressa et épousseta son costume.
- J'ai une demande à te faire Minho. Celui-ci haussa les sourcils, lui demandant de continuer. J'aimerai que tu me dises, parmi les prénoms qui se trouvent ici, celui que tu voudrais voir mourir. Minho écarquilla les yeux, stupéfaits. Il était hors de question qu'il réponde à cette question. Janson lui tendit une feuille sur laquelle était marqué quatre mots. Quatre mots qui appartenaient à ses amis. Janson se leva et lui dit :
- Bon, je te laisse réfléchir, je reviens dans quelques heures, tu dormiras surement alors tu poseras la feuille sur la table. Et il sortit, l'air de rien, en sifflotant un air que Minho connaissait mais n'arrivait pas à mettre un titre dessus. La porte se ferma dans un bruit sec, violent. Janson avait fermé la porte avec force et rage. Il devait se douté que Minho n'entourerait rien. Celui-ci était dévasté. Il ne pouvait pas entourer le nom de la fille qu'il aimait, ni celui de son ami, ni celui de son autre ami, ni même celui de la copine de son ami, qui était sa copine à lui aussi... S'il pouvait entourer le nom de la copine de son ami. Après tout, elle était une ancienne meurtrière, elle avait détruis des millions de foyers. Personne ne saurait que c'était à cause de lui qu'elle était morte... Non. Il ne pouvait pas faire ça. Avant qu'elle arrive, son ami était déprimé, détruit, et elle avait réussi à lui redonner le sourire, à lui faire aimer la vie. Alors non. Il ne tuerait personne.
Heeeeeey! Alors! Que pensez-vous de ce premier chapitre? Je me suis éclatée à " être" dans la peau de Minho, je crois qu'on se ressemble un peu( putain tg Hyde tu vois pas que tu les fais chier avec ton stupide avis?) DONC merci encore pour toutes ces vues, ces commentaires et votes!
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Murderess[TMR fanfic]
FanfictionThe Maze Runner: Le jour où Marie se réveille dans une boîte en métal, sans aucun souvenir, marque la fin de son passé, et le début de son avenir. Elle débarque au bloc sans grande discrétion, et se fait très vite des amis. Mais un problème persist...
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