Cabot, premier baiser et bout de papier

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Deux semaines putain. Deux semaines que je suis dans cette cellule, je vais devenir fou à force. Deux semaines que je n'ai pas vu Cabot, Elisa, Thomas, Minho, Jorge Brenda et les autres. Je me fais chier. Cabot me manquait et les blagues de merde de Minho me manquaient. Vraiment, c'est deux semaines furent les pires de ma vie. Elles constituaient l'épreuve numéro trois, mais mon épreuve numéro trois n'était rien, j'étais dans une pièce, avec pleins de livres autour de moi, ils étaient à ma disposition mais je n'y avais pas touché. Je ne voulais pas y toucher, Tout ce qui appartenait au Wicked me dégoutait. Ils m'avaient arrachés à ma famille, à ma sœur, elle a du affronter la mort de nos parents toute seule. Et ça je ne pouvais pas leur pardonner.

Un bruit me sortit de mes pensées, un livre venait de tomber de sa pile, je m'avançai à quatre pattes vers lui et me concentrait sur la couverture. J'avais une bonne mémoire et s'ajoutant à cela que je m'ennuyais j'appris par cœur tous les titres des livres se trouvant dans cette pièce. Celui-ci se nommait : Isaac Newton et la gravité. Génial. Ces connards avaient mis un livre qui parlait de l'homme qui avait inspiré mon prénom. Ils me dégoutaient. Je craignais de savoir ce qu'ils avaient fait à Cabot, à ma Cabot. Elle me manquait, je priai toutes les heures qu'elle soit en vie, je voulais la serrer dans mes bras, lui dire à quel point je l'aimais, juste une fois, l'embrasser, passer ses cheveux souvent emmêlés derrière ces oreilles comme j'ai si souvent rêvé de le faire. Je lui ai promis, promit de rester en vie, de la protéger. Ne pas pouvoir la protéger était la pire frustration que l'on pouvait m'infliger. Mais vraiment. Ils n'avaient pas intérêt à lui avoir fait du mal. Sinon je les tuerai, tous, jusqu'aux derniers, je leur arracherai leurs organes un par un, leur ôtant la vie à petit feu, je les tuerai sans pitié, parce qu'ils savaient, ils savaient à quels point nous nous aimions, ils savaient à quels point nous avions besoin de nous protéger l'un l'autre, ils savaient très bien que si l'un de nous tombait, nous tombions avec lui.

Non, je sais ! Je leur mettrai de force des milles pattes dans les oreilles. Un frisson me parcourut le dos. Je me transformais en monstre. Qu'est ce qui n'allait pas chez moi ? J'avais des pensées violentes, j'étais faible, incapable de protéger sa copine... Je devais devenir plus fort. Beaucoup plus fort. On avait mis un lit au centre de la pièce je me dirigeai vers celui-ci et m'allongeai. Il fallait que je trouve un moyen de protéger Cabot, il fallait que je sois plus musclé. Et plus rapide, plus intelligent, plus menaçant. Il fallait que je devienne un monstre.

Le sommeil m'emporta sans que je m'en rende compte, comme une barque sur un fleuve dérivant vers le Pays des rêves ou cauchemars.

J'étais dans un lieu inconnu, c'est la première fois que je me trouve dans un lieu comme ça, on dirait un hôtel abandonné, mais il y a des gens dedans. Ils n'avaient pas l'air bien, comme si ils n'avaient plus toutes leurs têtes. Je ne me sentais pas à ma place, comme si ces personnes me mettaient mal à l'aise. L'une d'elle s'avança vers moi, je déglutis. La moitié de son visage n'avait plus de peau. C'était... Étrange. Elle s'arrêta en face de moi, me dévisageant du visage. Ses yeux brillaient d'une lumière inhumaine, comme si elle avait perdue toute son humanité. Elle rapprocha ses lèvres des miennes, et c'est la qu'un déclic se fit dans mon esprit. Cabot. C'était Cabot. Sans être Cabot. Le corps de Cabot mais sans Cabot. Ses dents étaient pointues et vinrent effleurer ma lèvre inférieure. Un frisson me parcourut le dos. Même avec une tête de fondus elle était magnifique. Oh merde. Mais oui, bien sur, j'étais dans un bâtiment remplit de fondus. Attendez.... Cela veut dire que Cabot est un fondu ? Non, c'est impossible, elle est comme nous, immunisé....

**

Deux semaines qu'ils m'avaient mis dans cette pièce ou ce lieu, je ne sais pas vraiment ce que c'est. Je sais juste que je vais péter un câble, un gros câble. Cette pièce ou lieu ne ressemblait à rien que je ne connaissais, c'était une forêt rempli d'arbre tropical, je ne savais pas où je me trouvais, mais tout semble faux, comme si le Wicked m'avait balancé dans une pièce qui se révélait être une simulation. Mais oui putain ! Une simulation ! Voilà ce que c'est ! Une putain de simulation qui je l'espérais, allait prendre bientôt fin.

Depuis que je m'étais réveillé dans cette forêt je n'avais pas bougé, je dormais au même endroit depuis deux semaines. J'en avais marre, je voulais revoir Minho, le serrer dans mes bras et vérifier qu'il allait bien. J'espérais de tout mon cœur qu'il n'était pas mort. Ça me ferait trop chier. Je l'aimais trop ce mec, vraiment. Il n'arrêtait pas de me mâter le cul, il était marrant comme mec. Je me sentais vivante, je me sentais exister. Un bruit me sortit de ma transe, des feuilles avaient bougées. Je me dressai sur mes jambes et pour me calmais, me mit à tortillais mes cheveux entre mes doigts. Ils n'avaient pas changé, toujours blonds vénitien. Une rafale de vent me fit penché vers l'avant, je n'avais pas mangé depuis deux semaines, j'avais énormément maigri. Je me pelais le cul aussi, je portais un pantalon beige avec un pull et une petite veste en cuir que j'avais acheté à Denver, l'une des dernières villes encore debout après l'arrivée de la braise et du Chien Fou.

Le bruit se reproduit, s'ensuivit un bruit de porte qui claque, je dressais la tête, à l'affut du moindre geste. Rien. Je m'avançais tel un loup vers la d'où venait le bruit de la porte qui claque. Un plateau s'y trouvait avec dessus, une assiette et un bout de papier l'accompagnait. Putain. De la nourriture sans attendre je me jetais dessus. C'était des petits-pois avec des carottes et du steak. Cela faisait des années que je n'avais pas mangé un repas aussi bon. Une fois mon repas finit, je pris le bout de papier et me concentrait pour le lire : La routine va bientôt changer. Etait marqué en gros. J'écarquillais les yeux. Quoi ? Quelle routine ? Pourquoi allait-elle changer ? Je ne comprenais plus rien. J'aurai mieux fait de mourir pendant qu'il était temps...

Ce jour-là je marchais dans cette ville, une putain de ville de fondus, mes trois sabres à la taille, il n'y a personne mais je savais très bien que le danger n'était jamais loin de moi, je fais partie des immunes, mais le Wicked ne m'a pas récupéré. Alors je ère dans ce monde dévasté par les éruptions solaires, la braise et cette fille, le Chien Fou. Le soleil se couchait. Je décidais de trouver un bâtiment pour la nuit, après une heure de recherche j'avais finalement réussie à trouver un bâtiment qui me convenait. Je m'allongeai au sol, je tremblai de froid. Alors que je commençais à m'endormir un bruit me sortie de mes pensées je dressai la tête observai les alentours. Une ombre se trouvait au fond de la pièce, je n'arrivais pas à distinguer son sexe mais l'ombre était grande, très grande, mais son dos était courbé, la faisant croire petite. Je saisis l'un de mes sabres et le dégainai, cette ombre me voulait du mal, je le sentais. Elle s'avança vers moi, son identité se révéla d'elle-même, c'était un fondu. Un garçon, il lui manquait de la peau sur ses bras, j'étais terrifié, je n'avais que treize ans à l'époque, l'art du sabre ne m'était alors encore inconnue. C'était un homme, à peu prés le même âge que moi, il tenait une hache à la main, il avait l'air triste, une lueur de folie et de tristesse brillait dans ses yeux, son visage était comme sans vie, il n'exprimait aucune émotion. Il s'avança encore vers moi, jusqu'à me frôler. Il avait l'air gêné, timide, hésitant. Mais hésitant pour faire quoi ? Je tremblais de peur, je ne voulais pas qu'il me tue. Au lieu de ça, il approcha son visage du mien, je tremblais de plus belle. Je plongeai mon regard dans le sien, il était froid, timide et en colère à la fois, surement à cause de la braise. Il approcha ses lèvres des miennes et les effleura. Je restais figée, comme une statue, il venait de me voler mon premier baiser. Il s'apprêtait à recommencer quand son regard croisa à nouveau le mien, il se figea et déguerpit en sautant par la fenêtre, j'entendis un bruit lourd, signifiant qu'il avait atterri au sol.

Mon premier baiser me fut volé par un fondu.

Murderess[TMR fanfic]Des histoires addictives. Découvrez maintenant