Sous emprise

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- Bon, écoute Newt, on va faire un truc, tu t'éloignes de moi je sais pourquoi je suis comme ça alors on va faire un truc, tirez-vous pendant que je me calme okay ? Récupérez l'autre pétasse, sauvez Minho et Elisa et allez chercher un berg je vous rejoindrai ne vous inquiétez pas. Newt ne m'approche pas je ne sais pas comment mon corps pourrait réagir. Celui-ci déglutit puis me regarda avec un air désolé, puis il se retourna et attrapa Brenda et la traina vers Thomas. Tous les trois partirent retrouver Minho et Elisa.

Allez Cabot, on respire... Et on expire, allez, on se calme, pense à un truc relaxant Cabot... Putain merde rien à faire mon cÃ…“ur ne veut pas ralentir. Il faut que je me calme. Déjà, un, enlève les seringues espèce de conne. D'un geste je les arrachai et de l'autre je me faisais un garrot avec un bout de mon t-shirt que j'avais déchiré. Les seringues c'étaient enfoncées loin de ma jambe. Comment avais-je fais pour ne pas ressentir la douleur ? Je suis le Chien Fou, je ne craignais pas la douleur. Bon, se calmer Cabot. Respirer et expirer, faire le vide dans son esprit et penser à se qui te raccroche à la réalité. Newt. C'est lui qui me fait tenir debout. C'est mon pilier. Penser à Newt, se focaliser sur Newt. Mon cœur était en train de se calmer, j'arrivais à me contrôler. Mes mains me démangeaient, je voulais tuer. Il fallait que je me défoule. Oh parfait. Des objets en verres, des flacons. Tout se retrouva à terre, c'était magique, je me sentais libérée, un rire sortait de ma bouche sans que je me contrôle, c'était magique. Mon cœur battait normalement, je me contrôlais à peu prés. Je pouvais y aller.

Allez Cabot. On y va. Il faut retrouver les tocards. J'ouvris la porte d'un coup de pied et sortit dans le couloir. Putain des gardes. Je dégainai mon sabre et le brandissait. Ils ne m'auraient pas. Ils ne m'auraient jamais.

- Amenez-vous sales fils de putes que je vous casse la gueule ! Hurlai-je, mes cheveux me tombaient sur le visage, je devais ressembler à une folle, mais n'était-ce pas ce que j'étais ? Les gardes tournèrent la tête et brandirent leurs armes. Pff... Ils me faisaient pitié. L'un d'eux appuya sur la détente. Pauvre fou.

- Vous ne passerez pas ! Hurla-t-il. Pour qui se prenait-il ? J'étais le Chien Fou. J'étais l'envoyée de la mort, celle qui devait éliminer toutes présences nuisibles à mes amis, à mes buts, à mon avenir. Je ne lui répondis pas. Le Chien Fou ne se fatiguait pas à répondre à de minables petits gardes.

J'étais à un mètre de lui. Plus que cinquante centimètre. Il tremblait. Il avait peur. Il ouvrit la bouche mais trop tard. Il était trop tard. Sa tête tomba au sol sans un bruit. Les autres gardes tremblaient de peur. J'aimais ça, j'aimais sentir que je les terrifiai. Je me sentais invincible, immortelle. D'une voix forte, froide, sans aucun sentiment, j'ordonnai :

- Craignez-moi. Et tous les gardes s'écroulèrent au sol, à genoux. Qu'avais-je fais ? Etait-ce les seringues ? Je pensais que les effets avaient disparus. J'étais un monstre. J'étais le Chien Fou. Je continuai mon chemin, à travers le couloir, à la recherche d'un bruit qui me signalerait la présence de mes amis. Mais rien ne vînt. Je ravalai un hurlement et continuais mon chemin. Les gardes étaient à ma recherche, il fallait que je me bouge le cul, et vite.

Au bout du couloir se trouvait une porte, je l'ouvrai et tombait sur une pièce où trônait Janson. Il était assis sur une chaise, tout seul. Il fixait la porte derrière moi. Quand il me vit un sourire s'afficha sur ses lèvres. Il fallait que je le tue. Tout de suite. Je m'apprêtai à lui couper la tête quand il ouvrit la bouche.

- J'ai un marché à te proposer. Je fronçai les sourcils et baissai mon sabre. C'est là que je la vis. La porte, derrière Janson. Il fallait que je la passe. Mais ce connard était devant.

- Je vous écoute. Dis-je froidement, sans âme.

- Tu es forte Cabot. Tu es le Chien Fou. J'ai besoin de ta folie, de ta force, de ta rage, pour tuer Ava Paige. Pour la renverser. En échange je te laisserai tuer, torturer, à ta guise. Tu seras mon Chien Fou, Je te sifflerai quand j'aurai besoin de toi. Tu auras la liberté, je te laisserai détruire l'expérience et tuer les sujets qui se disent être tes amis. Tu seras libre Marie, libre de tout. Je m'arrangerai pour que ce qui reste du gouvernement ne sache rien. Bien sur je te laisserai avec plaisir tuer tes amis, et ta grand-mère. N'oublie pas Marie, c'est moi qui t'ai recueilli. Je fronçai les sourcils. Pardon ? C'est lui qui m'avait recueilli ? Attendez... Ce visage... C'était lui l'un des deux hommes qui m'ont récupéré alors que le boss m'avait tiré dans l'abdomen ? Je ne savais pas quoi répondre. Ce gros connard me proposait la liberté, de retourner à ma vie d'avant, de revivre, d'oublier cette histoire de braise, de vivre au jour le jour, d'accomplir ma vengeance sur Charles et la communauté des écorcheurs... Non. Il faudrait que je tue mes amis. Je ne pouvais pas les tuer. Mais en même temps... Ils n'étaient pas taillés pour le monde de dehors je ne pourrai pas y vivre eux, ce seraient des fardeaux. Et Newt ? Newt était un fondu. Il fallait que je me rende à l'évidence. Il ne resterait pas vivant bien longtemps. Mais je l'aimais. Je ne pourrai pas le tuer. Non. On ne l'aimait pas. Nous étions le Chien Fou, le Chien Fou n'aime personne. A part lui-même. Non. Newt avait réussi. Il avait réussi à faire aimer le Chien Fou. Alors je ne le tuerai pas. Mais les autres oui. Je les tuerai tous pour ma liberté. Nous oublions une chose. Nous serons le Chien de Janson. Ce connard, cet être qui nous dégoute rien qu'en ouvrant la bouche... Non.

- Non. Janson écarquilla les yeux. La peur s'empara de lui. Il avait peur que je le tue. Je n'allais pas l'achever maintenant se serait trop bête. Je vais le faire souffrir pour son marché, a-t-il vraiment cru que j'allais tuer mes amis, tuer celui que j'aimais et me ramener dès qu'il me sifflerait. Je suis le Chien Fou, le Chien Fou est libre. Je plantai mon sabre dans le pied de Janson. Il ne pourrait plus me suivre.

- Personne ne conclut de marché avec le Chien Fou. Ah ouais et au passage. Moi c'est Cabot. Puis je sortis de cette pièce, celle où j'avais failli trahir mes amis. Je me haïssais encore plus qu'avant. Je croyais m'être endurcie, d'être à l'abri de mes instants de faiblesses... Mais je me trompai. J'étais encore trop faible, trop faible pour protéger ses amis.

La porte menait sur ce putain d'hangar. Il y avait pleins de gardes, ils ne m'avaient pas encore vus mais cela ne tarderait pas. J'aperçus mes amis les blocards, ils se dirigeaient vers un berg. Jorge se trouvait à l'intérieur. Ils montèrent dedans et fermèrent la trappe. Putain de bordel de merde ils n'allaient pas partir sans moi ?! Non. Ils ne partiraient pas sans moi. Allez Cabot. C'est le moment de tester si t'es couillus ou pas. Et je m'élançai. J'entendis Newt criait mon nom. Il fallait que je me bouge le cul. Cinquante mètres à traverser. A traverser à travers les balles du Wicked. Je dégainai mon sabre et c'était parti. J'entendis un coup de feu et virait sur la gauche. La balle ne m'atteignit pas. J'étais totalement folle de faire ça, c'était pire qu'une tentative de suicide mais ces petits plonks ne partiraient pas sans moi je vous l'assure. Thomas, Minho et Elisa me hurlait de me bouger le cul tandis que Newt se cachait les yeux, ce tocard ne voulait pas voir ma mort. Il ne la verrait jamais. Je ne mourrai pas maintenant. Un autre coup de feu retentit. Mais cette fois-ci je ne pouvais pas l'esquiver. Il fallait que je le bloque. Une image lointaine apparut, un dessin, un homme avec les cheveux verts et qui tenaient ces trois sabres comme Elisa. L'image changea et je le vis stopper une balle à l'aide de son sabre. C'était un souvenir. Il fallait que je fasse comme l'homme aux cheveux verts.

La balle se rapprochait. Elle était maintenant à quelques mètres de moi et mes amis me hurlaient de me bouger le cul. Maintenant. D'un geste, mon sabre trancha la balle en deux et j'entendis Elisa criait de joie. On n'avait pas le Chien Fou facilement. Je répétai l'opération plusieurs fois de suite, je me sentais forte, invincible. Mon passage de schizophrénie était passé, je me sentais mieux.

- Cabooooooot ! Me hurla Newt, je tournai la tête et vis la balle, oh putain de bordel de merde.

Murderess[TMR fanfic]Des histoires addictives. Découvrez maintenant