Newt s'étala de tout son long sur la couchette du centre et tapota la couchette à sa droite pour montrer aux autres que c'était maintenant ma couchette. Malgré la braise il était égal à lui-même ce plonk. Thomas prit la couchette tout au bout. Il ne voulait en aucun cas entendre les roucoulements de Minho et Elisa cette nuit. Putain pourquoi je n'avais pas fais comme lui ? Marie me manquait. Au départ on se haïssait et maintenant on ne peut pas vivre l'une sans l'autre. Le temps est vraiment un fils de plonk. Il passait trop vite et avec lui passait les épreuves. Je n'avais même plus la force de les comptaient. Un bruit me sortit de ma contemplation du plafond. Cinq assiettes se trouvaient devant la porte, nous attendant. Je n'arrivai pas à y croire. Teresa, ce fils de poulpe de Poêle à Frire, Aris, Sonya et Harriet étaient en train de récupérer leurs souvenirs. Je ne voulais pas retrouver les miens, j'en étais sur maintenant.
- Et Cabot ! Un mot t'es adressé sur ton assiette jcrois. Me fit Minho en me tendant mon assiette. Beurk. Petit pois et carottes. J'espérais un peu plus venant d'Ava. Elle aurait pu nous fournir de la bonne bouffe. J'attrapai le bout de papier et l'ouvrait :
Tant que nous n'aurons pas le mot de passe nous continuerons Marie, si tu tiens à lui ouvre grand la porte et dis tout simplement je me rends, tu as jusqu'à ce soir minuit. Si jamais tu ne fais rien de cale nous serons obligés d'utiliser la manière forte.
Quoi ? Je n'avais strictement rien compris. Nada. Niet. Un jour il faudrait VRAIMENT que je demande à Ava qu'elle arrête avec ses phrases mystères bidon. Même moi j'étais capable de faire mieux. Que voulait-elle dire par le mot de passe? ... Oh putain ! Ce putain de mot de passe de mon cul c'est vrai ! Ces tocards m'avaient torturé juste pour ce putain de mot de passe dont je ne connaissais même pas l'existence. Oh putain. Ils voulaient me faire retrouver la mémoire. Oh ces fils de plonk. Ils ne m'auraient pas. Personne ne nous toucherait. Je les tuerai tous si il le fallait. Tant que mon sabre était avec moi j'étais invincible. Je ne savais même pas pourquoi je disais cela. J'étais morte de peur intérieurement. J'avais peur qu'ils lui fassent du mal. En moins d'une seconde la main de Newt était dans la mienne. Nous avions comme une sorte de connexion, comme si tout ce que je ressentais il le ressentait aussi. Minho saisit le mot que je tenais encore dans mes mains et le lut à haute voix. Tout le monde me fixa de leurs yeux sombres. Newt me demanda ce que signifiait tout ça, et tout sortit d'un coup, d'une traite je leur expliquai la situation. Après tout ça, un silence s'installa, ce fut Thomas qui le brisa :
- Tu n'y iras pas ils n'auront qu'à employer la manière forte. Aucun de nous ne te laissera y aller Cabot.- Si tu y vas je viens. Me fit Newt en serrant plus fort ma main dans la sienne. C'était agréable de savoir qui vous comptiez pour quelqu'un. Mais qu'ils aillent se faire foutre. J'étais, je suis, et resterai une gardienne, mon rôle est de protéger les habitants du bloc. Jusqu'au bout. La nuit pointa son nez et nous nous mîmes tous au lit. Je tremblais de froid, la couverture se trouvant sur ma couchette n'était pas assez épaisse. D'une toute petite voix je demandais en chuchotant à Newt si je pouvais venir avec lui, il me répondit par l'affirmatif et sans perdre de temps je me trouvai coincée dans les bras de Newt alors que celui-ci me suçait la peau du cou. Génial. Mes mains prirent leur indépendance et partirent dans ses bras. On devait lutter pour ne pas faire de bruit sinon Minho, Thomas et Elisa se foutrait de notre gueule.
Il s'était enfin endormir. Je jetais un regard à ma montre. Vingt-trois heures trente. Parfait. Je m'éclipsai discrètement de la couchette, enfilai mes chaussures et récupérai mon sabre. J'étais prête. Ils ne feraient jamais de mal à mes amis si je me rendais hein ? Non. Ava était certes une pétasse furieuse mais elle restait une humaine.J'ouvris la porte discrètement et sortait dans le couloir. Il régnait un silence froid, aucune lumière ne venait faire chier l'obscurité. J'aimais l'obscurité, je m'y sentais à l'aise. Comme si elle m'enveloppait, me cachait, me camouflait. Un bruit me fit sursauter. Il venait du fond du couloir. J'avançai à pas de loups, me tartant mentalement à chaque faux pas. Ils ne m'auraient pas. Discrète comme un loup, ne pas montrer ses faiblesses, regarder droit de devant et abandonner toute pitié. Ils étaient devant moi. Ils me fixaient. Ils étaient quatre : Ava et trois autres hommes en uniformes du Wicked. Mon instinct me fit pousser un grognement et l'un des hommes se jeta sur moi, j'esquivai et lui transperçai le ventre de mon sabre. Personne ne m'arrêtera. Personne. Ava nous regardait nous battre sans sourciller. Je haïssais ça, c'était comme si elle avait tout prévue, tout manigancé depuis le début, et ça, je ne pouvais pas l'imaginer, le Wicked nous avait ôté notre liberté, ils avaient tout prévu pour nous. C'était peut-être ça qui me donnait l'envie de me battre, de ne jamais abandonner. Peut-être.J'avais tué le second homme. Il ne restait plus qu'Ava. Elle me regardait, ses yeux bleus me fixaient. Elle n'avait pas l'air terrifiée. Je n'aimais pas ça du tout. Du tout, du tout, du tout. Elle s'approcha de moi, je reculai. Ce petit jeu dura quelques minutes puis elle prit enfin la parole, d'une voix claire et nette elle me dit :
- Tu n'as pas à avoir peur Marie. Nous voulons seulement le mot de passe. Mais pour cela nous devons te rendre la mémoire.
- Vous ne comprenez pas. Vous ne comprendrez jamais ne vous nous avez fais enduré, vous vous défendez de vouloir sauver l'humanité, mais n'est-ce pas vous qui l'avez transformé en ça ?! Vous n'êtes que des monstres, pire que des fondus. Jamais je ne te laisserai ce putain de mot de passe, va te faire enculer Ava Paige, toi et tout membre du Wicked allait vous faire enculer par une centaine de fondus. Ce n'est pas vous qui avez vécu pendant plusieurs mois dans un bloc avec chaque matin la peur de ne pas vivre jusqu'au soir, ce n'est pas vous qui avez traversé cette putain de Terre Brulée de mon cul ! Et ce n'est pas vous qui avez appris que la SEULE personne qui vous tenez en vie, vous faisais rire et oublier le reste n'allait pas tarder à mourir. Vous ne comprendrez JAMAIS. Au fond vous êtes pire que le Chien Fou.Ava ne me répondit pas. Trop ébahie par mon petit discours. Je tremblai de tout mon corps. J'avais mis tout le peu d'émotion que je ressentais dans ce putain de truc. C'était inexplicable. Vraiment.
- Soit. En fait, ce fuit le dernier que Ava me dit, car une masse s'écrasa sur mon crâne.
**
Je n'avais pas fais de cauchemar, en fait je n'avais rien fais. Seulement le noir et rien d'autre. C'était étrange. J'avais beau me hurler de me réveiller je n'y arrivai pas. C'était... Horrible, la voix de Newt était là, elle me disait d'ouvrir les yeux, mais rien. Rien ne me réveillait. C'était comme être attaché à une chaise et voir ses amis se faire tuer. De l'impuissance. De l'impuissance putain. Allez cabot. Réveille-toi. Tu n'as pas le droit. Vraiment. REVEILLE-TOI BORDEL.Enfin. Mes yeux c'étaient ouverts comme par magie, en fait je n'avais qu'à hurler. J'étais dans une pièce, une personne un peu trop familière à mon goût se trouvait face à moi, elle me regardait avec de la douceur. Alors que la dernière fois que l'on s'était vu, il m'avait trahi. Mad.
- Bonjour Marie. Je te rassure tout de suite tu ne vas pas rester bien longtemps éveiller. Mes hommes sont en train de préparer la machine qui annulera l'effacement. Je fronçai les sourcils. Je voulais parler, mais c'était impossible, ce fils de plonk m'avait scotché la bouche. Je le détestais encore plus qu'avant. Il me caressa lentement les cheveux, je restai figé. Si ce fils de pélican me violait croyait-moi il allait avoir des problèmes et pas qu'avec moi. Peut-être était-ce la braise qui le rendait fou ? Ce connard m'avait même accroché les poignets à des sangles. Putain ce que je le détestai. C'était puissant. Il avait dû lire la haine dans mes yeux car il écarta sa main. Mad secoua la tête, l'air désolé et appuya sur un bouton.Tout se passa très vite, je n'eus pas vraiment le temps d'exprimer ma colère qu'une puissante douleur m'envahissait le crâne. Putain merde qu'est-ce que ces enfoirés m'avaient fait ? Ma vue se brouilla tout doucement, la voix de Mad résonnait dans mon esprit, il avait un sourire tellement rassurant mais tellement fou... Les paupières se fermèrent toutes seules, comme si une vague m'emportait. J'arrive souvenirs...
Adieu Marie. A tout à l'heure...
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Murderess[TMR fanfic]
FanfictionThe Maze Runner: Le jour où Marie se réveille dans une boîte en métal, sans aucun souvenir, marque la fin de son passé, et le début de son avenir. Elle débarque au bloc sans grande discrétion, et se fait très vite des amis. Mais un problème persist...
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