Sarah.
On s'éloigne un peu du site, mon cœur commence à s'accélérer, battant à tout rompre. La peur commence à s'installer, envahissant chaque fibre de mon être.
- "Ne vous inquiétez pas, rien de mal ne vous arrivera, dit-il en posant sa main sur mon épaule pour me réconforter. Mais je me méfie, je recule instinctivement. C'est le géniteur de Damon, et aucun Barrister ne peut me réconforter.
- "Détrompez-vous, je suis un gentleman. Je ne suis pas comme mon fils, je ne fais pas de mal aux femmes," dit-il, comme s'il avait lu dans mes pensées. Je ne le regarde même pas, fixant obstinément le paysage.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons devant une grande villa. L'architecture imposante et les jardins bien entretenus ne parviennent pas à apaiser mon anxiété. Je descends de la voiture et entre dans la villa, mes pas résonnant sur le marbre froid. Il m'invite à m'installer dans le salon, et nous nous asseyons sur des fauteuils en cuir luxueux.
Puis, un de ses hommes allume le projecteur. Les lumières s'éteignent, et des images apparaissent sur le mur. Je vois des photos d'hommes avec leurs noms inscrits en dessous. Je me tourne vers le père de Damon, perplexe et un peu effrayée.
- "Je ne comprends pas," dis-je, un peu troublée, ma voix tremblant légèrement.
- "Tony Miller, 26 ans, Jack Parker, 28 ans, Deven Campbell, 22 ans, tous ont été tués par Damon Barrister," me dit-il, me donnant la chair de poule. "Mon fils a de mauvaises fréquentations. À part ses trois amis, il a comme ami Korol Zlankov, un mafieux russe. Tout se mélange. Il est ami avec des mafieux?"
Je sens mon estomac se nouer. Damon, un psychopathe entouré de criminels dangereux? La situation devient de plus en plus effrayante.
- "N'ayez pas peur, Mlle Sankara. Mon fils est peut-être un psychopathe, mais quand c'est professionnel, c'est professionnel," ajoute-t-il, comme si cela pouvait me rassurer.
- "Et vous voulez que je fasse quoi?" demandai-je, ne voyant pas en quoi je pourrais être utile dans cette situation périlleuse.
- "Vous allez travailler comme domestique chez lui. Un de mes hommes vous donnera un téléphone pour que nous restions en communication, et c'est de là que nous pourrons vous donner des instructions," me dit-il, son ton laissant peu de place à la négociation.
- "Écoutez, Monsieur Barrister, c'est bien beau votre plan, mais vous avez oublié un petit détail : votre fils me déteste," dis-je, essayant de trouver une échappatoire.
- "Je sais, Mlle Sankara. Vous serez recommandée par l'entreprise CALMS. Il ne refusera pas," dit-il avec assurance.
Je soupire, réalisant que je suis coincée.
- "D'accord, d'accord. Parlons maintenant de mon bénéfice," dis-je, tentant de reprendre un peu de contrôle sur la situation.
- "Chaque jour, vous recevrez un montant de 500 $ sur votre compte bancaire. Si vous n'en avez pas, nous vous ouvrirons un compte, et vous recevrez l'argent à la fin du contrat pour des raisons de sécurité," me dit-il, son ton professionnel et détaché.
- "D'accord," dis-je, résignée. Je n'ai pas vraiment le choix.
Mia.
Je vois Daisy entrer dans la tente, l'air fatiguée et blessée. Son visage est marqué par la douleur, et elle boite légèrement en s'approchant de moi. Je m'inquiète immédiatement pour elle.
- "Ne parle pas, je suis tombée, mais ça va," me dit-elle en essayant de minimiser la situation, son souffle court.
- "D'accord, il y a un discours qui se prépare, viens, on va le voir," dis-je, espérant que cela lui changerait les idées et lui permettrait de se détendre un peu.
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Four vs Four (les insoumises)
RandomSarah (noire), Daisy (coréenne), Tina (indienne) et Mia (américaine blanche) sont quatre jeunes amies qui, avec l'aide de la tante de Mia, parviennent à intégrer l'université la plus prestigieuse des États-Unis. À Élite, on retrouve des étudiants fo...
