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Sarah.

Je me réveille à 8h, le soleil filtrant à travers les rideaux de ma chambre. Daisy m'a dit que Jaden était passé prendre Tina. L'appartement semble étrangement silencieux, l'ambiance mourant à petit feu entre nous. Les murs, autrefois témoins de rires et de conversations animées, semblent maintenant peser lourdement sur mes épaules.

- Bali ou Grèce? me demande Mia en venant s'asseoir près de moi avec un sourire éclatant, essayant de chasser la morosité ambiante.

- J'ai trop de problèmes pour aller en vacances et je te rappelle qu'on est fauchées, dis-je en soupirant, sentant le poids de nos soucis financiers.

- Tout le monde a des problèmes, c'est juste qu'il faut savoir décompresser, me dit-elle avec une sagesse inattendue. Puis, mon téléphone sonne, interrompant notre conversation. Le son strident me fait sursauter.

C'est un numéro inconnu. Je décroche, hésitante.

- Allo, dis-je, ma voix trahissant mon appréhension.

- Chérie, je t'envoie l'adresse et tu viens dans 10 minutes, me dit une voix qui me dégoûte instantanément. C'est Monsieur Barrister, et rien que d'entendre sa voix, une nausée monte en moi.

- D'acc-d'accord, dis-je faiblement, sentant une boule se former dans mon estomac. Je me lève, essayant de cacher mon malaise.

- Grèce, mais tu paies les billets, dis-je à Mia, tentant de retrouver un semblant de normalité.

- D'accord, mais je suis fauchée, dit-elle en souriant, essayant de détendre l'atmosphère. Je lui rends un sourire forcé puis me dirige vers la salle de bain.

Je me lave rapidement, l'eau chaude ne parvenant pas à apaiser mon angoisse. En sortant, je reste en peignoir, me sentant vulnérable et exposée, comme si le tissu doux était la seule barrière entre moi et le monde extérieur. Je m'habille rapidement, enfile des vêtements simples et sors de chez moi. Je prends un taxi et me dirige vers l'adresse envoyée.

J'arrive devant une grande maison, le portail s'ouvre automatiquement. Un garde m'indique d'entrer. J'avance, le cœur battant, et arrive au salon. La maison est luxueuse, mais l'opulence ne parvient pas à masquer l'atmosphère oppressante qui y règne.

- Bonjour chérie, me dit Monsieur Barrister, un sourire glacial sur les lèvres. Il s'approche de moi, mais je recule instinctivement. Il s'arrête et soupire, puis jette un regard à ses gardes.

- Accompagnez-la dans sa chambre, dit-il d'un ton autoritaire. Le garde me prend par le bras et me fait monter de force. Les escaliers semblent interminables, chaque marche augmentant mon sentiment de terreur.

J'entre dans la chambre et m'assois sur le lit, le cœur battant à tout rompre. La pièce est somptueusement décorée, mais elle me donne l'impression d'une prison dorée. Je prends mon téléphone et écris à son fils.

- Je suis chez ton père, au pire des cas, viens me chercher s'il te plaît, je porte ton enfant, ne l'oublie pas, dis-je puis j'éteins mon téléphone, espérant une réponse rapide.

La porte s'ouvre brusquement et Monsieur Barrister entre, son regard froid et calculateur.

- Tu sais, moi je pourrais faire pire que te casser le doigt, me dit-il, s'approchant lentement. Je le regarde, terrifiée. - Je pourrais te le couper, ajoute-t-il, sa voix glaciale. Il s'approche de moi et m'embrasse brutalement. Je me débats, mais il est trop fort. Après un long moment, il se retire.

Je le regarde, essuyant mes lèvres avec dégoût. J'ai embrassé le père et le fils.

- Votre fils ne sera pas très content d'apprendre ce que vous me faites, dis-je, ma voix tremblante mais déterminée. Il ne dit rien et m'embrasse à nouveau, plus violemment cette fois. Soudain, je sens une piqûre dans mon bras. Je le regarde, horrifiée, et quelques minutes plus tard, je sombre dans l'inconscience.

Four vs Four (les insoumises)Des histoires addictives. Découvrez maintenant