Dans le royaume d'Al-Hashar, le Roi Zillar incarne une véritable terreur, redouté par ses sujets pour ses sombres pouvoirs et la prophétie annonçant sa chute imminente. Malgré le mépris de son peuple, il est résolu à régner, même au prix de l'opposi...
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
Sans attendre que Kurayami cesse sa course effrénée, je me délivre de ma monture et me hâte d'entrer dans le palais. Je fais fi des regards étonnés du personnel tandis qu'ils me voient de retour si prématurément ; tout mon être est dédié à la mission impérieuse qui m'assaille : retrouver Hikari.
À mon entrée dans le palais, l'activité semble prête à reprendre son cours : les employés sont affairés à leurs tâches respectives sans la moindre frayeur ni inquiétude – du moins jusqu'à ce qu'ils portent leur attention sur ma personne.
Cette constatation me pousse à penser que les Rebelles ont discrètement infiltré les lieux, un constat qui ne fait qu'accroître ma panique, car je réalise que je reste dépourvu de toute indication quant à leur localisation probable. Rien n'est plus périlleux que de devoir les débusquer en mon propre foyer.
Je tâche de ne pas laisser l'angoisse m'envahir, m'efforçant de demeurer relativement serein. Mon instinct me presse de me rendre directement à l'étage, tout en informant le personnel d'instruire les gardes à fouiller le rez-de-chaussée.
À mesure que je gravis les marches, l'énergie d'Hikari devient de plus en plus intense. Elle vibre sous mes pieds et, quand j'étends la main, il semble que je puisse presque toucher sa lumière. C'est singulier ; je ne saisis pas clairement ce qui se produit. Je perçois ce doux et pur rayonnement s'enroulant autour de mes doigts jusqu'à atteindre mon bras, m'enserrant. Rien n'est visible, rien n'est tangible. C'est une énergie que je ressens, une énergie enlaçant mon corps, m'attirant doucement vers elle.
Sans hésitation, je me laisse guider, permettant à cette lumière de me conduire où bon lui semble, sans chercher à connaître la destination. La seule certitude qui m'envahit est que, subitement, mon cœur s'apaise. Il se libère du poids qui l'écrasait, de toute peur, colère et haine que j'aurais pu ressentir. Il éclaire les parties les plus sombres de mon être, adoucissant les traits tendus de mon visage, soudainement plus décontracté.
Cette énergie agit comme une protectrice, une sauveuse dans la tempête qui me frappe. Elle continue de me guider à travers les couloirs, sous les regards étonnés de quelques employés de passage, jusqu'à s'arrêter devant une porte. Elle se retire instantanément, me laissant seul avec le poids de la situation. Je me sens soudainement vidé, m'inclinant pour la retenir, mais en vain. Comme si cette énergie s'était évaporée dans l'air.
Revenant avec calme à mes défis, je me tiens devant cette chambre que je fréquente assidûment, ayant franchi son seuil plus souvent que je ne l'aurais envisagé. Il s'agit de l'ancienne chambre d'Hikari. Cependant, je ne saisis guère la raison de ma présence à cet endroit, étant donné qu'elle l'a récemment changée, conformément à notre accord.
Je tourne sur moi-même, espérant retrouver la lumière pour m'orienter, mais me rétracte et ouvre plutôt la porte, pénétrant dans la pièce avec un soupir haletant. La chambre est déserte, avec seulement quelques effets prêts à être déplacés. L'idée de maudire l'énergie qui m'a égaré dans une situation aussi urgente me traverse l'esprit. Toutefois, elle s'évapore dès qu'un bruit sourd retentit.