Dans le royaume d'Al-Hashar, le Roi Zillar incarne une véritable terreur, redouté par ses sujets pour ses sombres pouvoirs et la prophétie annonçant sa chute imminente. Malgré le mépris de son peuple, il est résolu à régner, même au prix de l'opposi...
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Apparemment, Hakim n'a guère apprécié mes missives. Je lui ai poliment et délicatement demandé de cesser de s'ingérer dans mes affaires et projets et, tout ce qu'il a su répondre est que « j'aille au diable », jurant que, la prochaine fois que je tenterai une telle démarche, il me retiendrait en captivité avec lui jusqu'à ce que j'aie perdu tout sens du temps.
Une menace qui, dans la conjoncture actuelle, pourrait être accueillie favorablement.
J'entends par là m'isoler dans cette pièce, loin de mes tourments, éloigné de mes angoisses et de mes déboires. Ce serait également l'occasion idoine d'échanger quelques paroles avec lui ; j'ai maintes choses à lui exprimer.
Trop souvent, ses réticences entraînent des conséquences néfastes pour moi et je ne peux supporter de revivre sans cesse des échecs simplement parce qu'il affectionne « le mystère et la complexité ». Si l'on me questionne, je dirais qu'il est assurément un importun.
Cependant, je ne permets pas que cette nouvelle impasse m'envahisse. Au lieu de cela, je me suis focalisé sur une autre énigme, retournant ainsi mon attention vers les Rebelles.
Je conçois qu'après avoir capturé et « tué » l'un des leurs, ils pourraient concevoir l'idée de se venger. Tout comme ils ont pris conscience qu'en attaquant la Reine, leurs agissements ne demeureraient pas sans conséquences. Une grande envie m'anime de persévérer dans cette voie, dans cet état de fureur qui m'habite.
Oui, je songe toujours à les faire amèrement regretter leurs actions en les tourmentant un à un, usant de ma torture la plus lente. J'avais déjà élaboré ce plan minutieusement, prêt à ne plus être perturbé par ces terroristes qui entravent ma vie.
Puis, j'ai médité sur les paroles d'Hikari, réfléchissant à ses pensées à l'égard de mon plan, envisageant, avec une certaine appréhension, la possibilité d'ajouter davantage de profondeur dans mes actions. Cela m'a incité à abandonner l'idée initiale de recourir à la violence extrême, à celle de les anéantir. Optant plutôt pour un plan teinté de diplomatie et écartant la colère impulsive.
Ce stratagème n'est pas simple, mais plutôt enivrant. Chacun de mes mouvements doit être méticuleusement calculé, évaluant toutes les potentialités, sans laisser place à l'erreur. Cette responsabilité pèse lourd sur mes épaules. Une charge extrêmement stressante, à tel point que je me suis résolu à interroger directement Hikari sur la meilleure manière de procéder.
Si elle m'avait déjà prodigué quelques suggestions auparavant, cette fois-ci, elle a choisi de me révéler tous les détails afin d'éviter toute méprise de ma part.
J'ai donc initialement dépêché une lettre au chef des Rebelles. Cette invitation a été acheminée jusqu'à Al-Basqar et, quelques jours plus tard, une réponse m'est parvenue. À partir de ce moment, les événements se sont rapidement précipités. Nous avons convenu de nous retrouver en un lieu neutre, excluant aussi bien le palais que la ville d'Al-Basqar. Notre choix s'est porté sur la frontière commune de nos deux villes, un endroit qui nous est tous deux familier.