Arrivée devant le bâtiment, une foule compacte se presse devant l'entrée, et le décor semble tout droit sorti d'un film de mafieux. Les hommes, dans des costumes taillés sur mesure, et les femmes, parées de robes étincelantes, tous, dégageant une élégance froide et intimidante. Pourtant, au-delà des apparences, il y a cette tension palpable, comme un avertissement que l'endroit n'est pas simplement une soirée mondaine.
Mon regard se pose rapidement sur les bracelets scintillants qui ornent chaque poignet. Une sorte de pass, l'accès précieux à cet univers clos et inatteignable. Je n'en ai pas. Une vague de panique monte en moi, froide et brutale. Comment vais-je entrer sans ?
Je reste immobile un instant, le souffle court, comme si le monde autour de moi allait s'effondrer. Je ne peux pas rester là sans rien faire. Je dois entrer, coûte que coûte.
C'est alors que je l'aperçois, Evan. Son costume impeccablement taillé pour lui. Son sourire arrogant illumine son visage, et malgré la foule, il se déplace avec une aisance déconcertante. Je n'ai pas l'habitude de le voir vêtu de cette manière, aussi élégant, presque classe.
Mon cœur s'emballe. Il est peut-être ma seule chance. Je m'élance, me faufilant entre les corps élégamment habillés, bousculant quelques invités au passage. Certains se retournent, me fusillant du regard, mais je n'y prête pas attention.
— Evan ! appelai-je d'une voix forte, espérant qu'il m'entende malgré le brouhaha ambiant. Mais il ne m'entend pas. Alors je réessaie. Ivy !
Il s'arrête net et se retourne lentement. Quand ses yeux se posent sur moi, une lueur de surprise traverse son regard avant de se transformer en panique. Pendant une fraction de seconde, il semble hésiter.
— Alitas ? Qu'est-ce que tu fais ici ? demande-t-il, sa voix posée, mais teintée d'inquiétude. Ce n'est pas un lieu pour les filles de ton genre tu devrais t'en allais.
Deux hommes se tiennent derrière nous, leurs regards méfiants me scrutant comme une intruse, ce que je suis.
— Tu t'es perdue, ma jolie ? lance l'un d'eux avec un sourire narquois. On peut peut-être t'aider nous aussi.
Sentant les regards curieux des autres invités se poser sur moi, je redresse la tête, tentant de masquer ma nervosité derrière une assurance feinte tout en me rapprochant un peu plus d'Evan.
— J'ai besoin de voir Lewis, dis-je la voix presque suppliante. C'est une question de vie ou de mort.
Il plisse les yeux, son expression se ferme, et son regard devient méfiant.
— Ce n'est pas possible, finit-il par dire, sa voix plus dure. Il va monter dans l'arène.
L'arène ? Je reste un instant figé, tentant de comprendre le sens de ses mots. L'arène... ça signifie qu'il va combattre ? Mon estomac se noue. Je pensais qu'il ne le faisait que très rarement, que c'était derrière lui.
— Qu'est-ce qu'il va faire ? Evan, je t'en supplie, dis-moi ! Je dois lui parler avant qu'il ne soit trop tard !
Ma voix tremble légèrement, mais je ne recule pas. Je le fixe, espérant percer cette façade d'assurance et de désinvolture qu'il affiche en permanence.
Il soupire longuement, passant une main dans ses cheveux parfaitement coiffés. Il semble peser le pour et le contre, un éclat d'agacement traversant son visage, mais je détecte aussi une faible hésitation.
— Tu sais dans quoi tu te lances, au moins ? demande-t-il finalement, sa voix baissant d'un ton. Ce n'est pas un jeu, alitas. Ce n'est pas ton terrain de sport ou une dispute entre copains. Ici, les règles sont différentes, brutales. Si tu entres dans ce monde, il y a des risques que tu n'en sort pas indemne.
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Romansa« M'aimer a été sa bouée de sauvetage, mais l'aimer provoquera mon naufrage... » Léa Miller et Mathieu Lewis partagent plus qu'une passion pour le basket : tous deux sont les enfants de légendes sportives rivales et hantés par la perte d'un parent...
