46 - Mal de gorge.

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(NDA : Ambiance "Crazy in love", "Shut up and listen" ou "I see red", comme vous préférez ;))

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Que j'avais rêvé de cet instant. Peut-être même depuis son arrivée au château, sans que je ne puisse me l'avouer, j'avais rêvé de ses mains le long de mon corps, de ses lèvres sur chaque parcelle de ma peau. Son regard de glace, aussi intimidant qu'envoûtant, plus d'une fois m'avait fait trembler de désir. Et ce soir, mon cerveau se taisait enfin. Plus aucune voix raillarde pour m'arracher à cet homme.

Max me fixait, ses doigts caressant mes côtes jusqu'à trouver la ceinture de mon pantalon. Sans jamais mettre fin à ce jeu de regard, il délia le morceau de cuir et le jeta au pied du lit. Ma respiration s'accéléra immédiatement, mes pupilles dilatées par l'envie. Je tremblais, allongé sur mes draps de soie comme une offrande à un bête féroce, l'excitation presque suffisante pour me faire tout oublier si ce n'était ses baisers sur ma peau. Mon poing se resserait autour des draps à mesure que ses lèvres se rapprochaient de mon pantalon.

Un gémissement m'échappa lorsque des doigts, aussi délicats que dangereux, se glissèrent sous mon dernier vêtement. Je me cambrai, incapable de contrôler mes réactions, mon corps maître de mon esprit. Tant bien que mal je tentai de ne pas quitter le blond des yeux, de l'admirer alors qu'il prenait un malin plaisir à jouer avec mes nerfs. Ses pupilles, elles aussi dilatées par l'envie, reflétaient mille sentiments qui m'effrayaient presque. Mon poing se ressera un peu plus.

D'une lenteur presque agonisante, ses lèvres parcoururent le chemin inverse le long de mon torse, remontant le long de mes abnominaux, s'attardant le long de mes côtes jusqu'à atteindre mes zones les plus érogènes. Mes muscles se contractèrent sous sa langue, la sensation tellement déroutante que je plaquai ma main à ma bouche pour n'émettre aucun son. En une seconde cependant, des doigts vinrent s'enrouler autour de mon poignet.

- Interdit.

Cette voix, ce chuchotement rauque et essoufflé, ce fut assez pour que je me soumette à n'importe quel ordre ou n'importe quelle demande de sa part. Les draps se froissèrent sous ma poigne alors que j'essayais tant bien que mal de contrôler mon corps et mes pensées, ce qui se solda par un nouvel échec. À peine Max avait-il décidé de mordiller ma peau si sensible que ma lucidité m'avait abandonné. Je gémis de nouveau, ma respiration saccadée alors que le blond n'avait presque rien fait. Je me sentais presque humilié en réalisant qu'il parvenait à me faire trembler rien qu'en stimulant mes tétons. J'étais persuadé que c'était un truc de femmes, mais bordel...

Je n'eus pas une seconde de répit, une bouffée d'air à peine avalée que Max vint me l'arracher en plaquant ses lèvres aux miennes. Je fondis sous l'étreinte, mes doigts lâchant le tissu auquel ils étaient fermement agrippés pour venir saisir le col de sa chemise. J'étais fou, comme alcoolisé, ennivré par la tentation et le besoin. Sans vraiment que je ne mesure mes actes, je vins défaire les boutons de son vêtement jusqu'à le lui retirer - ou le lui arracher. Sa langue vint trouver la mienne et mes yeux se fermèrent immédiatement, incapable de soutenir la vue de nos torses dénudés, de nos peaux à seulement quelques centimètres.

Le baiser était langoureux et demandeur, indescriptible, à lui seul porteur de sensations qui - je le savais - allaient me maintenir éveillé les nuits à venir. Mes ongles vinrent tracer des formes abstraites le long du dos du néerlandais, des marques rougeâtres qui seraient visibles encore longtemps alors que je me cambrais un peu plus pour combler l'espace qui nous séparait. J'haletais presque désormais, mes bras enroulés autour de son cou pour l'empêcher de trop s'écarter. Sans avertissement, l'une de ses jambes remonta jusqu'à faire pression entre les miennes, m'arrachant de nouveau un gémissement qui me semblait presque étrangé.

Royalty (Lestappen)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant