44 - Bougies parfumées.

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- Je t'assure que si.

- Et je t'assure que non.

- Ollie travaille pour nous depuis bientôt trois ans, et tu penses sérieusement qu'ils ne se sont jamais embrassés ?!

- Ton frère est trop timide, et Oliver est trop professionnel, rétorqua Max en riant, me faisant lever les yeux au ciel.

- C'est ridicule. Arthur était tellement jaloux à la soirée du nouvel an...

- La soirée du nouvel an ?

- Je ne t'ai pas raconté ? C'en était dérisoire tellement ça crevait les yeux. Lando s'est présenté avec son ami, Oscar, qui se trouvait être un ami de longue date d'Ollie. Les deux ont donc passé une grosse partie de la soirée à rire et se taquiner, et mon frère aurait pu se briser la mâchoire tant il serrait les dents.

- Tu devrais le motiver un peu.

- Moi ? C'est tendre le bâton pour me faire battre. Si j'ose mentionner Ollie, il va rétorquer en parlant de nous deux, expliquai-je en soupirant, ce qui arracha un sourire au blond.

- Nous deux, hm ? Au moins nous, on fait bien plus que se regarder dans le blanc des yeux. Ils devraient prendre exemple.

- C'est certain... D'ailleurs, Alexandra et Lando m'ont recontacté récemment. Ils ont pris de tes nouvelles, ajoutai-je plus tendrement, et Max sourit à mes mots.

- Vraiment ? Que leur as-tu répondu ?

- C'était la veille d'apprendre que tu n'étais pas mort alors... rien. Il faudrait que je réponde sous peu, pour les rassurer. Enfin... je laisserai quelques détails de côté.

- Comme le fait que nous sommes ensemble ?

Mon visage s'empourpra immédiatement alors que Max me fixait d'un regard aguicheur, ses lèvres s'arquant en un sourire mesquin. Au vu de ces dernières semaines, cela paraissait évident que lui et moi étions... plus que de simples amis. Nous partagions un train de vie de couple, c'était peu dire. Pourtant, l'entendre de sa voix me retournait presque le cœur dans la poitrine. Je ne pouvais m'imaginer loin de lui, physiquement ou émotionnellement, et pourtant le terme m'effrayait.

- Arrête de te moquer... si tu continues, je te forcerai à répondre toi-même, Monsieur l'Insociable. Et je sous-entendais plutôt ta liaison étroite avec la mafia, vois-tu.

- Pauvre amour, ne sois pas vexé, repliqua-t-il en riant de plus belle.

- Je t'emmerde, mon très cher Max.

- Un Prince ne peut se permettre de telles vulgarités, enfin ! S'exclama-t-il en prétendant être offensé.

- Je suis certain que tu t'en remettras. Mais dans le doute, tu pourrais m'apprendre les bonnes manières.

- Oh, mais avec plaisir.

Sans attendre, ses doigts glissèrent jusqu'à saisir mon menton, et je sentis ses lèvres rencontrer les miennes. Il employait tant d'efforts pour me mettre à l'aise et ne pas me brusquer, que le moindre baiser lui faisait tourner de l'œil. Et honnêtement, c'était absolument adorable. Mes bras s'enroulèrent autour de sa taille, juste assez pour combler l'espace qui nous séparait.

- J'ai peut-être d'autres idées en ce qui concerne ta peur de l'eau, chuchota-t-il contre mes lèvres, d'une tendresse qui me fit fondre immédiatement.

- Dit moi...

- On pourrait prendre une douche ensemble. Ces trucs romantiques qu'ils font dans les films, avec des bougies...

Royalty (Lestappen)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant