Un silence assourdissant régnait dans mes quartiers lorsque je m'éveillai. Mes yeux se plissèrent pour distinguer des silhouettes floues dans l'obscurité, et les meubles de ma chambre se dessinèrent progressivement. J'attrapai mon téléphone instinctivement mais au même instant, je sentis une respiration dans mon cou. Ce qui fut d'abord de l'angoisse se transforma bien vite en apaisement lorsque je me rappelai qui était dans mon lit.
Max.
Tendrement pour ne pas perturber les seules heures de sommeil qu'il s'accordait, je me tournai pour lui faire face. Son visage était apaisé, ses traits délicats. Mes doigts tracèrent sa mâchoire, puis son nez, jusqu'à atteindre ses cheveux d'or en bataille. Je déposai un baiser sur son front, la chaleur qui émanait de sa peau me rappelant ce que j'avais failli perdre. Ce que j'avais cru perdu à jamais.
Cependant, ce répit fut de courte durée. Mon téléphone affichait un peu plus de deux heure du matin, et pourtant, je me sentais parfaitement éveillé. Malgré toutes mes tentatives de trouver une position confortable, dans les bras de Max - voir même à moitié hors du lit, une jambe dans le vide -, impossible de trouver le sommeil. Comme si quelque chose enfoui au fond de mes tripes voulait m'empêcher d'y parvenir. Après plus d'une heure à désespérément me retourner dans tous les sens, j'abandonnai.
Mes pieds se posèrent sur mon tapis dont la température contrastait nettement avec la froideur du parquet, et je partis en direction de ma salle d'eau. Je pris soin de fermer la porte avant d'allumer la plus faible lumière pour ne pas éveiller Max, et j'en profitai pour me passer de l'eau sur le visage. Mon reflet était pâle et cerné, ce qui me frustra encore plus puisque j'étais visiblement interdit des bras de Morphée pour le restant de la nuit.
Je me rafraîchis une seconde fois et m'éclaboussai les cheveux avant de prendre une grande inspiration. Si réellement le sommeil ne comptait plus me trouver de la nuit, je n'avais qu'à en passer les dernières heures à admirer Max et écouter les battements de son cœur. Ou à regarder un documentaire sur un tueur en série.
- Fallait que ça tombe sur la seule nuit où je dors enfin avec mon petit-ami... Grommelai-je malgré moi.
Éventuellement, je quittai la salle de bain dans l'optique de rejoindre mon lit après plusieurs minutes à ronchonner devant mon miroir. J'éteignis la lumière avant de sortir de la petite pièce, puis refermai la porte silencieusement, bien déterminé à mettre un documentaire sur ma tablette pour me distraire jusqu'au matin. Je fus surpris de voir Max debout à côté du lit dans l'obscurité, sa silhouette presque tendue, totalement immobile.
- Max ? Je t'ai réveillé ? Chuchotai-je instinctivement, mais aucune réponse ne me parvint.
- ...
- Max ?
- Max dort à poing fermé, répondit alors une voix que j'aurais pu reconnaître entre mille.
Mes yeux s'habituèrent à la pénombre de la chambre soudainement, et je constatai avec effroi que Thomas se tenait face à moi, un pistolet braqué sur la tempe de Max qui semblait bien plus que seulement endormi. Mon sang ne fit qu'un tour mais avant même que je ne puisse réfléchir à mes prochains gestes, un petit bruit aiguë résonna depuis l'arme à feu.
- Attention Princesse. Pas un geste, ou tu verras son sang et sa cervelle se répandre sur tes draps.
- Putain de merde... Qu'est-ce que tu lui a fait ?!
Max aurait déjà dû être réveillé avec tout ce bruit, - le connaissant, il aurait dû l'être avant même que je n'ai le temps de quitter la salle d'eau. Une odeur nauséabonde et ethérée me parvint alors, et je compris soudainement. Du chloroforme. Dans le même temps, m'étant totalement habitué au manque de lumière, mes yeux tombèrent sur ses poignets. Attachés avec une corde à la tête de lit.
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Royalty (Lestappen)
Fiksi PenggemarDepuis la mort de son père, Charles Leclerc, Prince de Monaco, est devenu absolument ingérable et terrorise le personnel qui assure sa sécurité. Sa mère, qui a récupéré le trône, ne cesse de le réprimander à tout va, jusqu'à ce qu'un ultime garde du...
