Arnaud
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Il fait bon dans la laverie. La climatisation fonctionne très bien et c'est un plaisir de s'y trouver. Je sors notre linge et je lance une machine pendant que les filles font de même. On s'assoit ensuite sur les chaises à disposition et on attend que le temps passe. Carmen a pris un magazine et le feuillette tranquillement alors que Naïs regarde son téléphone. Je soupire et ferme les yeux. Maintenant que j'ai du temps pour moi, Daniel vient occuper toute la place dans mon esprit. Que vais-je faire à présent ? Dès que je vais le croiser, je vais devoir lui donner une réponse. Une réponse à quoi ? Il ne m'a rien dit après m'avoir embrassé. Du coup, je dois le prendre comment ? Et merde ! Quand je rouvre les yeux, je sens le poids du regard de Naïs sur moi. Elle fronce son nez et relève un sourcil.
— Toi, quelque chose te dérange.
C'est plus une affirmation qu'une question. Depuis le temps, Naïs lit en moi comme dans un livre ouvert. Et elle découvre souvent le dénouement de l'histoire avant moi. C'est effrayant.
— Il s'est passé quelque chose hier soir ?
Je me sens un peu oppressé. J'aimerai lui parler du baiser. Mais en même temps, je n'ose pas vraiment. Il y a Carmen juste à côté. Et je n'ai pas l'habitude de dévoiler ma vie privée devant des gens que je ne connais pas vraiment.
— Bien sûr qu'il s'est passé quelque chose hier soir. Tu as bien vu comment il était avec Daniel.
Je me tourne vers Carmen, les yeux aussi grands que des soucoupes. De quoi ? Comment ? Elle fixe toujours les pages de son magazine comme si de rien n'était. Elle doit sentir que je la regarde toujours parce qu'elle le referme et ancre ses yeux dans les miens.
— Arnaud, sérieusement, tu crois vraiment que personne n'a rien remarqué ? Tu étais limite en « pamoison » si je puis m'exprimer ainsi devant le mec de l'accueil. Tu as passé toute ta soirée avec lui. Il te couvait du regard, faisait en sorte que tu t'amuses.
— Je...
— On a compris que tu n'aimais pas les fêtes, hors là, tu t'es amusé comme un petit fou.
— Ah bah...
— Arnaud ne voit jamais rien, m'enfonce ma meilleure amie.
— Ce n'est pas le seul.
Naïs et Carmen échangent un regard comme si elles se comprenaient, mais moi je ne comprends rien du tout. Depuis quand tout le monde me décrypte aussi facilement.
— Donc, je reprends, il s'est passé quoi hier ?
Je soupire, Naïs ne lâchera pas le morceau. Je le savais. Je ne voulais pas passer à la casserole tout de suite. Je voulais avoir le temps de réfléchir, de peser le pour et le contre et de voir Daniel. En fait non, pas voir Daniel tout de suite.
— Ton cerveau est en train de prendre feu.
Carmen me sourit narquoisement avant de croiser ses longues jambes.
— Bon allez, avoue, il t'a fait sa déclaration ?
— Quoi, mais comment ?
— J'en étais sûre !
Naïs se met à rire du franc parlé de Carmen. Mais quoi à la fin. Comment Carmen a deviné ?
— Bon allez, crache le morceau maintenant.
Je suis pris au piège et ma meilleure amie ne fait rien pour me sauver des griffes de notre belle hispanique.
— Je... enfin... oui. Il m'a embrassé après m'avoir raccompagné jusqu'au bungalow.
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Un été entre amis
RomanceArnaud et Vinza sont amis depuis le lycée et leur relation perdure, bien qu'ils travaillent à présent tous les deux. Arrivent enfin les vacances tant espérées. Vinza a concocté un programme parfait, trois semaines de camping au bord de la mer avec l...
