West
— Pourquoi on court ?
— Je n'ai pas envie qu'on nous suive et que tout le monde commence à venir dans ma chambre, sinon ça va être le bordel.
Rempli d'énergie, je tirais par la main Nina derrière moi en la faisant monter les escaliers le plus rapidement possible. Ensuite, nous esquivons le monde entassé dans le couloir, jusqu'à ce qu'on arrive devant la porte de ma chambre et que j'enfonce la clé dans la serrure pour la déverrouiller. J'ouvre la porte puis l'attire précipitamment à l'intérieur avant de refermer rapidement la porte à clé derrière moi.
J'étais vraiment de bonne humeur après avoir reçu mon cadeau. Une voiture ! Enfin ! Depuis le temps que j'en demandais une ! Je pourrais enfin aller au lycée à bord de ma propre voiture. Je nous imagine déjà, Alex, Phi, Cindy et moi à bord tous les matins, la musique à fond. C'était incroyable !
En plus de ça, il y avait Nina, toujours aussi belle, chez moi pour mon anniversaire. Et je suis sûr et certain que mes sentiments envers elle sont en quelque sorte réciproques.
Elle a forcément dû réaliser ce que je ressentais pour elle. Si les gars ne nous avaient pas interrompus dans le jacuzzi, je lui aurais tout avoué. Je ne peux pas être certain de la réponse qu'elle m'aurait donnée car c'est quand même Nina, mais je sais que je ne la laisse pas indifférente.
Elle était littéralement agacée que j'aie pu embrasser Sofia. J'ai préféré lui dire clairement que ce n'était pas le cas pour ne pas qu'il y ait des malentendus. Et puis si elle est en colère à l'idée que j'ai pu l'embrasser, ça voudrait dire qu'elle était jalouse ? Et si elle était jalouse alors elle avait surement des des sentiments pour moi elle aussi ? Et puis elle a commencé à réagir sur la défensive, alors c'est clairement sa carapace qui était en train de la recouvrir.
Ça m'avais fait mal lorsqu'elle m'avait traité de menteur, qu'elle pouvait me voir comme ça, mais en même temps je lui avais causé beaucoup de tort. Alors j'avais préféré tout avouer, particulièrement mon plan initial, pour qu'elle comprenne enfin que je n'arrivais plus à me contrôler lorsqu'il s'agissait d'elle.
Je regrettais seulement de ne pas lui avoir fait ma déclaration. C'était plus dur que je le pensais, mais je me sentais en train de me libérer. Et puis, comme j'avais vu qu'elle ne semblait pas prête de me repousser, ça m'avait donné encore plus envie de lui dire. Juste là, maintenant, lui dire que j'avais envie d'être son copain, qu'on sorte ensemble, qu'on rigole et qu'on s'embrasse.
Mais bon, d'abord je devrais plutôt la laisser se sécher. La pauvre était encore trempée, j'ai pu attraper une serviette qui était disposée au niveau du bar pour me sécher mais je suppose qu'elle ne connaissait pas leur emplacement.
Je me tourne face à elle qui observait chaque recoin de ma chambre comme si elle n'était jamais venue. Bon cette fois-ci ma chambre était rangée alors peut-être qu'elle semblait différente de la dernière fois ?
— Du coup... pourquoi on est dans ta chambre ? elle demande dos à moi.
— Je vais te donner de quoi te sécher, et d'autres vêtements aussi.
Je me dépêche d'avancer en direction de mon dressing, en tentant de sauter par-dessus mon pouf qui était au milieu de la pièce. Mais au lieu de le passer et d'arriver à la suite de ma chambre, je me le prends dans les pieds et m'éclate par terre.
Super...
J'entends un léger rire étouffé derrière moi, et me relève difficilement en me grattant l'arrière de la nuque.
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SPRING BLOSSOM
RomansaDans les couloirs d'un établissement où tout semble déjà joué par les rôles, les regards, les réputations , certains cherchent encore leur voix. À l'âge où l'on devrait se construire, ils vacillent entre pression sociale et désirs inavoués, entre c...
