Partie 54.

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🍋LEMON🍋

Louis pouvait dire qu'il avait vu, non pas toute sa vie, mais tous les moments passés avec Harry défiler devant ses yeux. La distance qu'il avait inséré lui avait semblé plus austère qu'un iceberg s'immisçant entre eux. Le temps qu'il avait prit pour réfléchir semblait l'avoir bloqué dans une autre dimension où les secondes seraient des heures. Le châtain avait souhaité disparaître, se sentant plus dégoûtant et minable que jamais avant que le contact du plus grand vienne faire s'écrouler tout ses ressentiments. Harry avait réussi à le rassurer sur la façon dont il le considérait. D'une manière à lui faire voir des étoiles et perdre la tête. Le garçon aux yeux bleus avait eu encore plus d'estime pour le plus grand au moment du verdict. Admirant sa capacité à prendre le recul nécessaire pour émettre un jugement juste et de valeur, et non le condamner sans seconde chance par rapport aux choix qu'il avait pu faire. Cela ne faisait que ressortir davantage la part d'humanité en lui, ce qui était rare à l'intérieur de tous ces êtres pourtant dis humains.

Louis avait du mal à réaliser le tableau qu'il avait sous les yeux. Encore dans un état brumeux après l'orgasme, Harry l'attaquait en lui infligeant la vue de sa langue léchant ce qui reposait sur son torse. Sa respiration se coupa instantanément avant que son souffle s'échappe bruyamment de ses poumons. Cela était bien trop excitant, son amant semblait connaître tous les moyens pour lui faire perdre pieds et le rendre fou. Allant jusqu'à ce que Louis se demande si ce qu'il vivait actuellement était bel et bien réel.
Harry était-il sérieux à cette question ?
Ne remarquait-il pas ses joues rouges, sa respiration saccadée, ses pupilles encore pleines de désir ?
Ne sentait-il pas son coeur battre si fort ? Ne le voyait-il pas flotter sur un nuage ? Louis attendit de redescendre un peu sur terre avant de lui répondre. Il acheva sa phrase avec un sourire en coin et en murmurant contre les lèvres de son amant qui portaient encore son goût.

Pas trop mal ?
Très bien oui. Tu n'as même pas besoin de cours particuliers.

Après quelques secondes, Louis percuta ce que signifiait le fait qu'Harry lui demande s'il s'était bien débrouillé. Ses paupières papillonnèrent, le brun lui en avait également fait une la dernière nuit qu'ils avaient passé ensemble. Mais était-il...

Je suis le premier à qui tu fais ça ?

Le châtain s'attendait à se retrouver stupide avec sa question et entendre que non, il n'était pas le premier. Mais lorsqu'il vit Harry hocher la tête en le regardant droit dans les yeux, il resta interdit quelques secondes. Louis ne parvenait pas exactement à identifier ce que cela provoquait en lui, mais c'était une sensation délicieuse, celle qui fait se sentir avec un petit truc en plus par rapport aux autres. D'ailleurs est-ce que Harry couchait énormément à droite et à gauche ?
Est-ce qu'il avait couché avec quelqu'un d'autre depuis leur première fois ?
Louis ne pouvait pas chasser cette Dua de son esprit. Après tout ils n'avaient établi aucun statut de relation, aucunes règles. Ce serait sûrement un sujet que le garçon aborderait avec lui, plus tard. Pour l'instant, Louis dessina le contour de ses lèvres avec son index, détentrices du poison exquis qui parcourait ses veines après un tel plaisir, esquivant la partie où se trouvait le pansement. Le châtain entoura ensuite la nuque d'Harry de ses bras et embrassa tendrement la ligne de sa mâchoire, remontant vers son oreille.

Je m'y suis peut être bien pris, mais je ne t'ai pas fait jouir.

Ses jambes remontèrent de chaque côté de la taille de son amant, celui-ci comprenant tout de suite où il voulait en venir. Mais Louis ne le laissa pas aller plus loin qu'il plaqua doucement une de ses mains contre le pectoraux droit de son amant pour le repousser sur le côté et le faire s'allonger sur le dos.

Je ne vais pas prendre le risque que tu t'arrêtes en plein milieu parce que tu te seras réouvert une blessure. On a déjà été interrompu une fois, pas deux.

Louis avait bien compris que le plus grand n'aimait pas qu'on le ménage ou le materne plus que de raison. Alors il faisait passer un "Attention tu vas te faire mal." de cette façon, avec ce genre d'excuse à deux balles. Harry sembla capituler et le plus petit pu s'affairer à lui retirer son boxer. Il vit son amant se munir d'un préservatif sans même qu'il n'ait à lui dire quoi que ce soit. Louis remonta à hauteur de ses hanches, à califourchon sur lui. Il se pencha sur le torse de son partenaire et déposa de doux baisers dans son cou. Le châtain hésita quelque peu, le corps d'Harry était déjà assez meurtri comme ça certes. Mais parmi toutes ces marques de coups, ne méritait-il pas une marque d'amour ?
Il craqua alors et suçota la peau sensible de son cou pour lui laisser un suçon. Louis se redressa en laissant glisser ses mains le long de son torse. Il se souvenait bien que cette façon de faire n'avait pas été de la plus agréable la dernière fois, mais maintenant que le cap de la première fois était passé cela serait sûrement moins douloureux. Effectivement, lorsque le châtain descendit lentement sur toute la longueur de son membre, il se mordit les lèvres seulement pour étouffer un son de plaisir. Le regard planté dans celui d'Harry, Louis posa une de ses petites mains sur son bas ventre. Les jambes légèrement pliées de son partenaire lui permirent de s'appuyer de son autre main sur sa cuisse. La lumière de la lune éclairait quelque peu la pièce seulement illuminée par la lumière des étoiles, laissant ainsi des formes d'ombres prendre vie en se dessinant sur le corps ondulant du châtain. Harry ne pouvait pas mieux voir son corps qu'à cet instant, s'exposant totalement à sa merci et aux mains du désir alors que ses hanches entamaient des mouvements réguliers. Cependant, il n'y avait aucune trace de gêne ou signe de retenu dans les gestes de Louis. Il laissait sa bouche s'entrouvrir à sa guise pour gémir doucement et son corps être détaillé par le regard brûlant de Harry. Mais il n'avait aucun problème avec ça puisque le plus grand lui avait prouvé qu'il aimait son corps ainsi et qu'il acceptait celui qu'il était, y compris avec son passé. Il n'y avait certainement rien de plus aimant au monde.

Black Soul.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant