Habillés, nus,
balafre, au quatre coin du cœur,
des yeux.
Duo écarté. Couple séparé. Amis et enfants éloignés. Seul. Seul.
Attendre. Seul.
La brise souffle, me lèche le visage.
J'ai reconnu un baiser, d'un ancien qui murmurait le chant des pluies.
L'ouragan dans le corps, je fais nauffrage. Dans un coin, mes mains s'accrochent à toi
et vous aussi.
On a perdu les clés, le rêve. J'ai laissé pousser des écailles sur ma peau. C'est arrivé comme ça.
Qu'est ce que j'ai envie de vivre encore ! Un peu, et puis plus loin. Dans le coin de tes bras, et puis dans le ciel, et on pleurerait la tête haute.
Nager encore un peu, dans le brouillard, les environs, avec des questions. Pas de reponses.
On cherche. Un peu d'étoile. Feux d'artifices. Une danse avec la nuit.
Perdre un peu, et puis beaucoup, le vin, le soleil, les gens qu'on aime.
Sans faire gaffe, on a oublié.
La vie, la mort.
Le début, la fin.
Et entre on sait plus trop ce qu'il y a.
Ranger nos vingt mètres carrés, alors que dehors c'est le bordel. Voir des gosses masqués, perdre un peu nos faussettes. Ne plus embrasser et s'enlacer.
Belle et affreuse vie. Je t'aime, mais je ne te suis plus. On s'est perdu de vue, laissé aller.
On te retrouvera sûrement entre hier et demain. J'imagine.
Ou peut être en t'affrontant.
Attendre
_Marie-Cécilia Berlion
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TEXTE - Le vent du printemps
PoetryRien que des mots, qui se brisent, s'éventrent, soufflent et s'éparpillent. Des songes; des mélanges fait d'ange et d'ombres lointaines. Et puis un rêve passe quelques fois, Ou une voix, qui revendique sa mélodie, son cri. C'est le naufrage des étoi...
