vivons, vibrons

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Qu'on nous traite de fou, nous les vivants.
Les allumés, les tarés, les rêveurs, les amoureux,
Qu'ils essaient de nous faire croire que nous avons un problème.
Que nous sommes trop imprévisibles, idiots, naïf.
Non.
Nous sommes les Hommes de demain, qui ne rêvent qu'avec le cœur, qui ne vivent qu'avec l'âme, qui ne touchent qu'avec les yeux, qui n'aiment qu'avec la bouche.
Car celui qui se nourrit de cupidité, de réalité, de rationalité, de vengeance, d'ego, sans jamais accepter la passion, la soif de vie, le désir de tout observer et caresser, de s'élever par l'éclat d'un rire, de laisser le rêve nous enflammer, de brûler et brûler de liberté, tel un feu qui s'embrase, s'embrasse, s'ébruite, s'éparpillant, laissant ses cendre à la terre et sa flamme au ciel.
Cet homme alors, n'en est pas un, il n'est que le portrait d'un visage figé. Qu'une braise qui se consume à petit feu, un morceau de ce qui jadis brûlait, et qui désormais s'évanouit sans qu'on daigne le nourrir de ce bois, aussi appelé vie.

J'ai quitté la place du « moi » pour appartenir au « tout ». Je l'ai envoyé brûler. C'est cette folie qui m'a rendue libre.

On me dit insensé, alors que je suis incendié. Dévoré par les sentiments. Et je m'en réjoui, car ainsi, je me découvre être l'âme la plus chanceuse.
J'ai pu ainsi, laisser la vie mener son cours et l'observer, elle et ses surprises que personne ne perçoit jamais, j'ai marché avec le temps, sans jamais regretter, je suivais son pas avec joie, le pied dansant. Eux étaient trop occupés à contrôler leur flamme qu'ils laissaient s'étouffer d'amertume, de regret, de plainte. Mais dès que celle-ci se ravivait, les brûlant quelques fois car il ne savait comment l'apprivoiser, les voilà alors qu'ils la noyaient de larmes. Certes parfois, celle-ci nous brûle, nous écorche, nous fait mal, mais elle fait aussi la chaleur, la lumière, elle est le scintillement qui nous éclaire lorsque nous nous cherchons dans l'ombre de ce que nous sommes devenus.

Mais ayant trop peur de souffrir, l'homme l'a laissé périr.

D'autres encore, tentent de la raviver, en la nourrissant de billet verts, en l'aspergeant d'eau de vie, ainsi l'espace d'un instant celle-ci semble s'éveiller, se tortillant de chaque côté, mordant la chair du papier, asséchant la liqueur. Ainsi l'homme perçoit, entend, ressent. Le court d'un instant. Un temps trop pauvre, éphémère, pas assez « long » pour que le mot le devienne lui même.
Mais la flamme, face à l'argent, l'ivresse, en demandera toujours plus. Ce sont des aliments trop fragiles, qui s'écoulent, se déchirent, et en une seconde n'ont plus de valeur. Mais la seule volonté de s'abandonner et de se laisser exister effraie trop pour qu'on les laissent crépiter au feu.

Vivre c'est le mot qui fait vibrer notre âme. Vivre tout le monde sait le prononcer mais très peu sont près à le risquer, à l'appliquer.

Pourtant, à vous, hommes de tous les temp, je vous en pris, brûlez, vibrez, vivez.

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Musique: Anson Seabra - Robin Hood

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TEXTE - Le vent du printempsDes histoires addictives. Découvrez maintenant