Rien que des mots, qui se brisent, s'éventrent, soufflent et s'éparpillent.
Des songes; des mélanges fait d'ange et d'ombres lointaines.
Et puis un rêve passe quelques fois,
Ou une voix, qui revendique sa mélodie, son cri.
C'est le naufrage des étoi...
Il connaît l'endroit par cœur. Le comptoir en bois est mal vernis, les fenêtres qui entourent la pièce, les tables bancales et les étagères qui supportent le poids des nombreuses bouteilles.
Il connaît les clients habituels. Éric qui prend son café avant de partir au boulot. Sonia qui lit son livre avec une tasse de thé au gingembre le samedi après midi. Gabriel qui aime prendre une bière avec ses amis Sam et Eden, encore dans les fleurs de la jeunesse grandissante. Et puis il y a Damien, un homme âgé qui vient prendre son martini tous les matins avec deux verres de vins blancs ensuite.
Il connaît la musique ancienne qui passe à la radio, où les titres de Elvis Presley, de David Bowy et Amy Winehouse se succèdent suivit d'autres grands artistes de la musique.
Il connaît bien sur tous les alcools posés sur les étagères juste devant lui qui l'appellent pour combler le besoin viscéral de boire chacune d'entre elles pour soulager son trouble, sa perte.
Il sait ce que lui sert Henry, le barman, chaque matin en arrivant avant de errer dans sa ville de malheur.
Il connaît les toilettes au fond de la pièce. Trop bien d'ailleurs pour que ce soit sain. Trop bien pour ne pas se remémorer chaque bile acide qui remontait le long de son œsophage avant qu'il ne se laisse aller. Trop bien pour ne pas avoir le visage trempé de larme juste après.
Il connaît les regards désapprobateurs des clients qui l'observent boire son grand verre de vin rouge avec une rapidité maladive et écoeurante.
Il connaît la sensation de pesanteur qu'il acquiert après plusieurs verres. Mais il ne retrouve plus la sensation de bonheur qu'il gardait chaque jour sur ses lèvres.
Il ne se rappelle que la souffrance. La souffrance éternel et la culpabilité insupportable de ne pas avoir été à la hauteur et de ne plus jamais pouvoir l'être.
Il sait que lorsqu'il finit son verre il ne tombe pas dans la désillusion et l'abandon mais entre les mains de son cauchemars immortel.
Il sait que son addiction est trop forte pour être maîtrisée, pour être ignorée. Il sait que son besoin de croire à plus de légèreté est incontrôlable.
Mais il sait aussi qu'il est trop faible pour y résister. Qu'il est trop malade pour être fort, qu'il est trop malheureux pour se sentir mieux.
Alors il passe tous les jours, bois jusqu'à l'ivresse, jusqu'au black-out, pour oublier que sa vie est un vide à combler.
Pour oublier que son cœur a sombré, pour enterrer les morceaux de son âme brisée.
Il part, il croit voler, il croit rire, il croit que la vie est belle, il croit que c'est beau, que ça ne fait pas mal...
Mais il se réveille toujours.
Et ça fait toujours aussi mal.
Alors, il sait qu'il doit changer. Pour son fils, pour son travail, pour sa vie...
Il sait que ce ne sera jamais facile, il sait que ça ne pourra jamais être assouvie, mais la vie que nous menons influence nos choix, et parfois ce sont les choix qui le font.
Alors il porte sa valise vers cette grande bâtisse, il ouvre la porte et espère trouver le courage, de tenir enfin promesse.
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
________
Musique : Adele - Hello
________
Hey les gars !
Nouveau texte, sur l'alcoolisme. J'ai vu un film hier soir là dessus et il m'a beaucoup plu, et inspiré 😄 J'espère que le texte vous a plu et n'hésitez pas à me faire par de votre avis sous toutes ses formes 😊 Je vous embrasse fort ❤️ Marilia