La nuit comme un voile essoufflé,
Caresse le dôme du monde de son abîme,
Le seul tableau universel, qui lance un baiser unanime.
Dans ce musée des astres, les pastels scintillantes et l'encre du vide s'apprivoisent
Un dyptique fait d'aube et d'aurore, s'arrache du monde, éclate et vagabonde.
Sournoise et amère la blanche colombe de la nuit attend la lumière, sans savoir qu'elle nous éclaire.
Ces mots « ciel », « nuit », « jour » ne peuvent correspondre à une telle infinité.
Ne peuvent correspondre à cette immensité.
Le vocabulaire humain ne pourrait décrire ces milliers d'œil qui nous scrutent et nous protègent.
Peut être la douce voix d'une femme serait habile à claironner la violence idyllique de cet autre monde.
Ou serait-ce l'enfant qui rit et sent s'illuminer la lune dans sa gorge, lui renvoyant l'écho de sa liberté.
Mais en vérité, même si l'on rassemblait les neuf arts du monde, aucun ne pourrait égaler la splendeur de cette œuvre calligraphique, ou plus simplement, message fantomatique de ce que nous sommes.
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Musique : Freya Ridings - Elephant
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TEXTE - Le vent du printemps
ŞiirRien que des mots, qui se brisent, s'éventrent, soufflent et s'éparpillent. Des songes; des mélanges fait d'ange et d'ombres lointaines. Et puis un rêve passe quelques fois, Ou une voix, qui revendique sa mélodie, son cri. C'est le naufrage des étoi...
