une nouvelle nuit

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     C'était peut être trop intense.
Trop de paroles jetées dans l'air.
Trop de cris pour taire nos cœurs amères.
Et sûrement ce trop plein de sentiment qui désormais hurlait à outrance.
     C'était puissant, dévorant, sauvage. Ça me faisait planer, ça me saoulait jusqu'à la défonce, c'était mon remède empoisonné par les larmes d'un ange. On se détestait par le biais de nos cœurs amoureux. Nos esprits s'appelaient, dévorés par la tentation, dévorés par l'appel de la déchéance. La débauche de deux affamés.
     On n'était pas des âmes sœurs, on n'était pas gentils entre nous, on s'aimait pas avec tendresse. En réalité on s'aimait avec colère, avec des mots qui blessent.
     On mourrait d'envie de plus, et ça nous tuait. On passait notre temps à se rejeter à essayer de taire le carnage en nous. On ne se parlait qu'avec des cris, du sarcasme, des gifles verbales, et ça comblait le creux qui nous dévorait. Entre nous la caresse brûlante d'une frontière abyssale.
     Je n'ai jamais été doux avec toi, et tu ne l'as jamais été non plus, parce que c'était trop fort pour être amenuisé. C'était trop dérangé et affûté pour être beau.
Tes yeux confrontaient les miens, des éclairs, des fissures, nos failles, notre faiblesse, nos respirations alourdies, nos regards assombries, tandis que nous idolâtrions une chose improbable.
Mais ton mari est là, deux verres à la main et tu m'oublies, brisant le maigre contact que nous nous permettons. Des caresses sur vos visages, les commissures de vos lèvres relevées, mes poings serrés, et tout ce qu'il me reste, c'est ma rage, incontrôlable, néfaste et injustifiée. Tu évites mon regard, tandis qu'il te prend dans ses bras, tu imagines que ce soit moi.
Mais plus loin, le reste de la soirée est pour moi. La nuit est mienne. Ton regard aux éclats d'étoiles, le croissant de lune dans mon sourire.
     Je t'emmène avec moi. Qu'on soit à deux, loin de tout, loin des yeux, près du cœur.
Je t'emmène dans un endroit où je pourrai être tiens et où tu seras mienne. Rien qu'une nuit, effacer cette douleur insupportable, oublier cette colère et cette frustration. Nous permettre rien que ce soir d'oublier qui on est.
     Le bois des escaliers cris sous nos pas, les murs écoutent nos éclats de gaieté, une porte se fracasse contre le mur.
Alors avec ce désir incontrôlable qui nous consume depuis la première fois que nous nous sommes vu, nos poitrines se touchent, nos cœurs s'harmonisent enfin, et nos bouches se dévorent.
Tu mors lorsque je cueille tes baisers sucrés et je griffe lorsque tu viens amenuiser mes pensées. C'est une danse qui nous ronge, nous meurt et qui nous fait voler pour la toute première fois. Ce n'était pas tendre hier, ça n'est pas beau aujourd'hui, et ça ne sera jamais plus demain. On vole en éclat sous les yeux scrutateurs de nos ombres du passés. On se délivre, on laisse tout tomber, tu me casses, je te brise. Le tissus de ma chemise jonche le sol, et je griffe tes cuisses enroulées autour de ma taille. Et c'est par l'incandescence et l'incendie qui rongeaient nos peaux que ta peau nue est parsemée de baisers mouillés et de cercles violacés, que nous nous perdons l'un dans l'autre avec une ferveur et une fièvre qui nous effraye autant qu'elle nous
soulage.
     Corps moites aux effluves sexuels, chaleur de peaux luisantes, membres tremblants, cris et grognement, tout s'emballe, s'éveille et sensuelle. Ton regard humide, le battement de cil, sourire rouge, c'est le cliché de ma mémoire. A jamais gardé. Pour moi. C'est l'extase de se perdre, de marcher à l'envers, de rire avec des larmes, le cœur dans le néant.
Tes cheveux courts éparpillés sur le coussin, nos mains explorant le corps de l'autre, des mouvements aléatoires, pressants, impatients.
Griffures aux épaules, tu murmurais à mon oreille, la douceur, la passion, le calme tempétueux qui résonnait en nous, et je me collais à toi pour sentir ton cœur battre avec le miens.
     Les draps humides, s'entremêlent, s'emmêlent, s'assemblent et se démembrent. Les soupirs, les morsures apaisées, et caresses aux effluves merveilles. Tu m'as offerte ta gorge que j'ai baisé de mes lèvres mille fois, dans un sourire carnassier, un sourire de soupir, un sourire d'amants, c'est une figure comblée, et une liste de baisers volés. Je t'ai donné mes mains, les phalanges pâles, les muscles crispés, tu t'accroches à moi lorsque nos soupirs se mêlent ensemble, tandis que nous laissons notre dernier souffle aux dieux, les voyeurs malsains de notre passion, impuissants.
     Nous étions deux au singulier, l'âme revigorée, l'esprit apaisée, préparant la tempête acharnée de nos corps séparés. Je t'ai embrassé, avec les dents, avec la langue, avec les lèvres rougis par la douleur, et j'ai sentis le goût salé de tes larmes, versées par ton cœur fragile. Nous nous sommes observés, l'un contre l'autre, sous la lumière de l'univers noir opaque, tandis que nos yeux brillaient, les perles polis d'une nuit. Et c'est ce soir, que je t'ai aimé d'une rage intense, et que tu m'as détesté avec tout l'amour qu'on puisse éprouver. Dur, ardent. Mon amour implacable. Les ailes d'un mort, les mots d'un con. Pourtant, le rayon est là, sous les os, sous le sang, ça pulse, ça cogne fort.
     Cou aux odeurs florales, larmes aux bords aiguisées, mains moites, on se tenait, on s'accrochait, et on s'est brûlés, ton regard dans le miens, mes yeux dans les tiens. La séparation est dur, ça grésille, ça mords le bide, ça nous fout dans le vide, nos armures tombées, les armes abandonnées, le cœur léger, restant là, à attendre une nouvelle nuit, où l'on pourrait s'aimer...

 La séparation est dur, ça grésille, ça mords le bide, ça nous fout dans le vide, nos armures tombées, les armes abandonnées, le cœur léger, restant là, à attendre une nouvelle nuit, où l'on pourrait s'aimer

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Musique : Cloves - Don't forget about me

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🌛     C  O  U  C  O  U    🌜

Ça fait un bail ! Sûrement la moitié d'entre vous m'ont oublié mdrrr, mais bon pour les survivants, voici un petit texte passionné LOL, non en vrai j'ai kiffé l'écrire, j'espère que ça plaira aux cœurs d'artichauts comme moi.
😂

M'enfin, j'espère que la nouvelle couverture du livre vous plaît, et que vous avez tous passés de bonnes fêtes et une bonne année ! 🎊

Perso j'ai du prendre 5kg et j'ai eu la gueule de bois pendant deux jours, autant dire que je les ai bien fêté mes vacances 😂

Bref, j'arrête de parler, je vous fais un million de bisous et comme d'hab si vous le souhaitez, un p'tit commentaire, ( même pour une petite faute oubliée ), des bisous, des cœurs, des étoiles, ce que vous voulez ça me fait toujours plaisir. ☺️

Bye les amis 👋🏻 😘

TEXTE - Le vent du printempsDes histoires addictives. Découvrez maintenant