Pourpre d'une gueule abattue,
Elle observe, la brise qui vole entre les flots de pensées.
Elle caresse d'un œil nu, les joues creuses des misérables qui encombrent le rues;
L'effluve aiguisée de la ville compresse son sein d'une aile parfumée.
Elle sent la douleur frapper sa peau qui sue,
Son esprit s'abandonner au passé.
Le lourd manteau de la mort qui l'enveloppe et l'emmêle.
Entre ses mains le dernier vestige d'un ange brûlée.
Lui, qui a marché entre les éclats d'obus et les cris en voyelle.
Désormais ensevelit sous le drapeau bleu, blanc et rouge des soldats condamnés,
Il lui a apprit à devenir mère, à pleurer comme elles.
Et dans chaque soleil, elle aperçoit ses ailes,
Mais près des vivants elle effleure un gouffre luisant.
Le velours de leurs condoléances comprime sa gorge d'un étau artériel,
Face à la chute de son enfant, de sa chair et son sang.
Pourquoi ensevelir leurs âmes sous la lumière;
Lorsqu'ils ont combattu pour en effleurer le cœur...
Marie Berlion
— La mère
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TEXTE - Le vent du printemps
ŞiirRien que des mots, qui se brisent, s'éventrent, soufflent et s'éparpillent. Des songes; des mélanges fait d'ange et d'ombres lointaines. Et puis un rêve passe quelques fois, Ou une voix, qui revendique sa mélodie, son cri. C'est le naufrage des étoi...
