rien que du vide

7 0 0
                                        


J'ai passé tellement de nuits sans rêver.
Et les étoiles, sont tombées sur le parquet.

J'ai laissé la flamme aux rochers, et la peau pâle, je retrouve ce flocon brisé.
J'ai perdu le regard et l'âme de faire quoique ce soit. J'ai laissé sombrer les plus belles parties de moi.

Allongée sur le tapis, je contemple le lustre. La main sur une cigarette j'observe les portes s'ouvrir et la mienne se fermer.

L'en(vie) a prit la flotte, et je vogue
Tel le naufragé. Sans but, assoiffé, sans espoir. Le cœur dans les chaussettes, la culotte sur la tête, le verre toujours trop vide, j'oublie les feux d'artifices et les sourires. Rien n'est invincible et mon identité devient invisible.

Je retourne des phrases qui noient mon esprit et je me laisse aller au courant, sans me rendre compte que j'ai mal et que ma peau est bleue.
Je réfléchie sans rien penser, je me prive et me gave, je respire sans vivre, et la tête dans le coton, je refuse de me remettre sur les rails.

J'ai oublié. La recherche, l'expérience, la peur, la curiosité. J'ai remis mes vieilles chaussures pour aller vers des chantiers battus, et j'ai coupé le fil, de tout ce que je fus et de tout ce que j'aurai pu être.

TEXTE - Le vent du printempsDes histoires addictives. Découvrez maintenant