Paris ~ Juillet 1793
Assise sur ma couche de fortune en bois munie d'un simple futon, je réfléchissais à ce qu'avait été ma vie. Je n'avais jamais manqué de rien, contrairement à tous ces gentils gens qui réclamait justice à travers les condamnations répéter. À défaut de leur croyance, j'étais réellement pour la révolution.
J'avais toujours été protéger durant ma plus tendre enfance. Mes aimants parents avaient protégé mon esprit innocent face à la laideur de la dure réalité que vivaient nombre de personnes. Jusqu'au jour où j'avais insisté pour tenir compagnie à mon père lors d'un voyage d'affaires auprès du roi, lorsque j'avais atteint mes quinze ans. Je voulais voir l'opulence dans lequel évoluer notre bon roi ainsi que ces suivants. Je reçus un choc, cependant, en traversant les rues bondées de petites gens. Ils semblaient tous si sale, si fatigués, si affamés. Ce fut ce jour-là que mon esprit rebelle s'éveilla, en présence du roi.
« La piété ne subsiste aucunement dans ses lieux, mon bon roi.» avais-je attaqué en me soumettant aux humeurs légères de ses convives.
« Quelle opulence irrespectueuse que voilà alors que le peuple souffre de la famine.» avais-je ajouté face au gargantuesque repas qui me faisait face.
Agacé, le roi avait ordonné à mon père de m'aider dans la maîtrise de mes paroles, ce qui m'avait valu un regard noir de sa part. Il me jura alors que cela allait être ma seule sortie en dehors de nos murs, considérant que je ne savais me tenir dans le grand monde. Cela n'avait en rien enlevé mon esprit critique sur ces inégalités muettes.
« - La vie est injuste, mon enfant. Tu devrais t'estimer heureuse d'avoir un père possédant des richesses. Ainsi tu n'as pas à faire partie de ces mal-nourris crasseux.» m'avait réprimandé ma mère, froidement.
Au comble du dégoût de ces gens que j'avais toujours considéré comme bons, j'en perdis l'estime irréprochable que leur vouaient depuis toujours. Prenant régulièrement la fuite de notre domaine, en pleine nuit, j'avais, avec le temps, rencontré des personnes révoltées par leurs conditions de vie . Ils formaient, à quelques hommes et femmes, une troupe excédé par les choix de notre monarque qui les laissaient dans la misère. Il n'avait pas été aisé de me faire accepter, voyant en moi ce qu'ils exécrer profondément. Il m'avait fallu batailler de parole pour leur faire comprendre que je voulais apporter mon soutien et mes convictions à leurs frondes. Ils menaient des actions à la limite des lois afin de se faire entendre, derrière les murs de Versailles. Durant des années, je m'étais lié à eux, prenant part le plus possible à leurs exactions, à l'abri des regards. Jusqu'à ce que la révolution se déclare sur un peuple opprimer, voulant une meilleure vie pour leurs petits qui mourrait de faim et de maladie. Plusieurs hommes se distinguaient dans la lutte pour la révolution, dont de vils personnages, tels que Pascal Carrier. Un homme appelant aux massacres. Pour cet homme, le seul moyen de gagner cette bataille contre la monarchie avait été de faire couler le sang, de ne laisser aucune chance de porte de sortie à ces personnes haut placer, proche de la cour royale.
Je ne voyais pas les choses comme il les pensait, cependant. Il était inutile de tuer à l'aveugle. Cela était trop barbare. De plus, cela divisait le peuple à un moment de notre histoire où nous devrions être unis. Je ne pouvais concevoir qu'ils débuteraient une vie faite de liberté et de partage de richesse plus équitable en ayant les mains souillées du sang d'innocent. Seulement monsieur Carrier jouissait d'une lourde influence auprès des frondeurs activistes. Ils buvaient chacune de ses paroles comme si elles étaient prononcées par Dieu, pensant que cet homme éduquer malgré sa petite situation était la voix de la raison.
Aussi, je ne pouvais laisser Carrier entraîner ces hommes et ces femmes sur le chemin de violence sanglante pour assouvir ses propres délires d'homme malade. J'avais alors pris la décision, en toute connaissance de cause, de tenter de l'approcher. Cela n'avait pas été facile. Il était un homme extrêmement protéger par sa famille et ses partisans. Il avait fallu attendre la troisième tentative pour enfin pénétrer son domicile, proférant un mensonge éhonté. En effet, j'avais demandé une rencontre en toute intimité afin de lui transmettre un message de la plus haute importance, imaginaire bien sûr. Sa femme m'avait alors conduit à lui alors qu'il prenait son bain. L'homme était gravement malade. D'après ce que j'en avais pu voir, cela concerner une maladie de peau. Une planche en bois était disposée sur les abords de sa baignoire ou était disposé bon nombre de documents et lettres. Il m'avait paru fatiguer et en souffrance. Il m'avait demandé ce qui m'emmenait en sa demeure. Je lui avais apporté des noms de traîtres de Normandie. Suite à quoi, il avait assuré, avec un plaisir malsain, la guillotine à cette liste que je lui avais apportée. Cela fut assez pour que je plonge ma main dans le corset de ma robe et le poignarde dans la poitrine avant de retirer la lame. Il eut la présence d'esprit, faisant fi de la douleur que lui avait portée mon coup, d'appeler à l'aide de ces gens.
Ce fut ainsi que je me retrouvais prisonnière dans la prison de l'Abbaye, attendant que mes bourreaux viennent me chercher pour mettre fin à ma vie. J'en connaissais les conséquences et avais tout de même choisi de passer à l'acte.Le peuple Français avait besoin d'être débarrassé de ce scélérat qui s'employait à diviser les siens au nom d'une vengeance et d'une fureur bouillonnante qui ne leur appartenaient pas. S'il fallait que ma fin sonne si tôt pour sauver les Français de la tyrannie de cet homme, ainsi soit-il. J'étais prête à en payer le prix.
Il me restait deux heures de souffle de vie avant de passer à mon tour sur la guillotine avec la chemise rouge destinée aux traîtres. J'en avais profité pour écrire une lettre à mes chers parents. Ils n'avaient jamais compris ma défiance à leur sujet pour les œillères qu'ils portaient à l'encontre de ce peuple en souffrance mais ils restaient tout de même de bons parents pour mes frères et moi-même, ainsi qu'une lettre aux Français appelant à l'unification et la paix, qui les mèneraient à la victoire.
Au loin, une porte s'ouvrit dans un grincement puis des voix retentirent. De jeunes hommes, l'air joyeux, s'approchaient rapidement de moi. J'entendis mon geôlier les prévenir.
- Ne tardez pas. Je la laisse entre vos mains pour quelques minutes. Ne l'abîmez pas.
Un groupe de quatre hommes apparurent sur la droite de ma cellule. Ils affichaient de grands sourire carnassiers, à l'exception d'un, qui scrutait les environs. Dans un souffle, je me levais de ma paillasse lorsqu'il posa les yeux sur moi. Mon coeur battait si fort, à ce moment-là, que j'en craignais qu'il s'en échappe de ma poitrine. Il possédait les plus beaux yeux qu'il m'avait été donner de voir. J'eusse si mal à l'âme, de rencontrer cet homme en pareille circonstances, que j'aurais pu me courber de douleur, si je n'avais pas été incapable de me détourner de lui. Je m'approchais lentement des barreaux qui traversait la lourde porte en bois, faisant l'erreur d'être à porter de main des autres messieurs. L'un d'eux attrapa une poignée de mes cheveux et me plaqua contre la porte. Mon visage était comprimé contre les barres de métal rouiller et froid, cisaillant les joues. J'en grimaçais de douleur.
- Il me tarde de voir ta petite tête rouler dans le panier, ma jolie, cracha l'homme en resserrant sa prise.
Il fut projeté en arrière lorsque l'homme qui m'avait hypnotisé. Il le prit par les épaules pour le repousser en arrière.
- Suffit, s'écria-t-il en se mettant entre moi et ses amis. Nous ne sommes pas venu ici pour la soumettre à la torture.
Les trois autres fronçèrent les sourcils. J'eus envie de lui dire de ne pas s'en mêler, de peur qu'ils le prennent pour un traître à son tour.
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The quest for Destiny
RomanceDestiny avait le coeur sur la main. Elle vivait uniquement pour venir en aide aux autres. Ainsi, elle s'était choisi un métier en conséquence. Elle était infirmière hospitalière et aimait cela malgré les hauts et les bas qui allaient de pair avec ce...
