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Je suis réveillée en sursaut par des toc toc à la porte.

Je me redresse brusquement du lit et une main se porte sur ma bouche.

Je fronce des sourcils et tourne la tête.

C'est Taylor.

Il me fait signe de me lever et de le suivre rapidement.

Il a une arme à la main mais il ne me menace pas avec.

Il m'emmène directement dans le placard de la pièce.

Le placard est assez petit. J'espère que j'aurai assez d'air pour ne pas faire de crises.

Taylor: Ne sors d'ici sous aucun prétexte ok? Me chuchote t-il.

J'acquiesce de la tête avant qu'il ne referme le placard.

Perso si j'étais un narco traficant à la recherche d'une fille, le premier endroit où je regarderai serait un placard.

J'entends Taylor ouvrir la porte.

Taylor: Qu'est-ce que vous faites là ? Je ne me rappelle pas de vous avoir invité.

Pdv Taylor

Les trois hommes que je ne connais que trop se permettent d'entrer chez moi.

Ce qui déjà, a pour effet de me mettre en rogne.

Il y a Bart 54 ans, le bras droit de mon père qui se pose directement sur ma chaise de travaille.

Carlos 30 ans, le meilleur sniper de l'équipe qui referme la porte et s'appuie sur celle-ci.

Samir 28 ans, notre fabriquant de stupéfiants qui va se servir un verre d'eau.

Bart: Tu devrais être heureux qu'on soit là petit. On venait vérifier que tu ne sois pas mort. Ça fait 3 jours que tu n'as pas donné de nouvelles.

- Et alors ? Qu'est-ce que vous foutez ici? Ne me faites pas croire que mon père s'inquiétait pour moi.

Samir : Pour ça, faudrait déjà qu'il est un coeur. Le chef nous a demandé de venir chercher les notes où tu as écrit les effets du nouveau produit.

Je le regarde le sourcil levé, l'air menaçant.

J'avais complétement oublié de faire un compte rendu de ce dernier.

- Ça donne des illusions au début, ensuite tu perds le contrôle de tes émotions, te pousse à faire des trucs cons voir même violents.

Samir me regarde avec un doute.

Samir : Tu ne les a pas écrit ? Me demande t-il en parlant des effets.
Tu les notes toujours d'habitude.

- Oui et?

Carlos qui jusqu' ici me semblait bien trop calme que d'habitude se décide alors d'ouvrir sa sale gueule.

Carlos: Faut croire que le jour où on lui a donné la drogue, il était assez occupé avec une nana. C'est une nouvelle au club? Je me la ferait bien.

Je ferme mes poings. Je ne dois pas la défendre. Je ne dois pas m'énerver. Je dois la jouer désintéresser sinon ils auront des doutes.

Samir : Ah le petit s'est enfin décidé à aller chasser? Elle était comment la meuf ? Parce qu'il y a aussi une meuf qui est très demandée par les clients en ce moment. Ils payeraient gros pour la démonter mais il semblerait qu'elle ne soit pas du club, ni une habituée.

Je me dépêche d'écrire les effets de la foutue drogue sur une feuille que je leur tend.

- Vous n'avez plus rien à foudre ici alors fichez le camp.

Bart: Tu devrais apprendre à respecter tes aînés petit merdeux. C'est pas parce que tu es le fils du chef et le meilleur élément du cartel qu'on va t'épargner.

- J'ai entendu. Maintenant sortez de ma piaule, toi et tes chiens avant qu'une balle ne parte bêtement par erreur parce que tu vois ? J' ai les doigts qui me démangent.

Bart lève les bras en signe de capitulation. Il se dirige vers la porte, il l'ouvre et c'est à ce moment qu'on entend un bruit.

Un bruit provenant du placard derrière moi.
Le même placard où Judiya se trouve.

Carlos qui se trouve juste à côté de moi, lève un sourcil.

Carlos: il y a quoi là dedans ?

- Pas tes affaires en tout cas.

Il lève son arme et la pointe en direction du placard.

Je choute le placard par l'arrière au même moment qu'il tire.

Je lève également mon arme, le tire dessus à l'épaule en signe d'avertissement.

Il gémit de douleur alors que les deux autres me regardent suspicieusement.

- Ça t'apprendra à te mêler de tes couilles.

Bart: T'es bien le fils de ton père toi. L'empire n' a pas à se faire du soucis car il a un bon héritier. Tu sauras...

- J'ai l'air de me soucier de la merde qui sort de ta bouche peut être ?

Bart rigole en secouant la tête avant de sortir.

Carlos me regardait avec un regard haineux que je lui rends correctement avant qu'il ne s'en aille aussi.

Samir quand à lui, pose le verre d'eau et s'approche de moi.

Il comptait dire quelque chose mais il se rétracte et s'en va.

Je referme la porte derrière lui.

J'espère que Carlos n'a pas touché Judiya avec sa balle.

Elle doit être effrayée là.

Je m'approche du placard mais j'hésite à l'ouvrir.

Elle m'a vu avec cette arme.
Elle m'a entendu.

Elle doit avoir peur de moi maintenant.

Je dois être un monstre maintenant à ses yeux.

Mais que dis-je ? Je l'étais déjà depuis bien longtemps.

Je ressens sa respiration ce qui signifie qu'elle va bien.

Elle a sûrement atterri dans l'autre salle.

Je m'accroupis dos au placard et son mon mego de cigarette que j'allume par la suite.

Il me faudra bien ça pour la suite.











||Proverbe 10:12||

La haine fait surgir des conflits, alors que l'amour couvre toutes les fautes.

JUSTICE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant