68.

89 17 10
                                        

Pdv Justice

J'ai le cœur qui bat à vive allure.

J'attrape frénétiquement ma poitrine.
Ça fait un moment qu'ils sont partis et je n'entends plus rien.

La pièce où je suis est complètement sombre.

J'ai entendu deux coups de feu plus tôt.
Je ne sais pas qui en est l'auteur ou si quelqu'un a été touché.

Je répète à chaque fois ce verset dans ma tête.

||Psaumes 23:4||

Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Je tremble et j'ai les larmes aux yeux.
Je m'inquiète pour Taylor. Est-il toujours vivant ? A t-il été blessé ?

Comment j'ai atterri ici?

Est-ce un rêve ?

Que dois je faire ?

Trouver un moyen de sortir ?

Je ne sais pas; je ne comprends pas; je ne vois rien et je n'entends rien.

J'en ai mare de toutes ces questions qui trottent dans ma tête.

Je me relève alors doucement.

Je touche le mur froid qui semble être de l'acier avec mes doigts à la recherche d'un interrupteur ou autre.

Je cherche et cherche et ma main finit par toucher un bouton.

J'appuie dessus et je revois petit à petit la lumière du jour.

Mes yeux ont du mal à s'adapter mais j'aperçois une ombre.

C'est Taylor. Il semble bien aller et il n'a plus son arme avec lui.

Je me précipite pour le serrer dans mes bras.

Il sent la cigarette et il sait que je déteste cette odeur mais pour le moment je m'en fous.

Je m'accroche à lui comme à une bouet de sauvetage.

Oui, il est ma bouet de sauvetage.
Si je n'avais pas Jésus et que je n'avais pas Taylor là maintenant je ne sais pas comment j'allais faire.

Il me prend maladroitement dans ses bras et nous nous asseyons au sol, dans le placard.

Je ne quitte toujours pas ses bras et sanglote.

Je mouille son tee shirt avec mes larmes mais il ne m'en prend pas rigueur.

- Les... Les coups de feu me rappellent la mort de mon père.

Son corps se crispe face à cette déclaration.

Il me caresse doucement et maladroitement les cheveux comme si à chaque fois qu'il avait un contact avec moi, il avait peur de me faire mal.

Comme si j'étais une rose mais que c'est lui qui avait les piquants.

Comme s'il avait une culpabilité dans le cœur qui le bloquait dans ses mouvements.

JUSTICE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant