Épilogue : Dove & Raven.

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Il sombra définitivement. Toute la souffrance qu'avait emmagasiné son corps se dissipa tel un éclair dans le néant. Chaque partie de son corps ayant subi ce divin courroux put se remettre de ces efforts accomplis. En se repositionnant sur le sol, son dos frappa une pierre. Il ne sentit rien d'autre qu'une petite pointe dans sa colonne vertébrale. Une jouissance extrême mais diffuse s'empara de son corps. Une douceur intense le frappa alors qu'il ne ressentait rien de plus qu'une chaleur l'irradiant entièrement. Une joie entière empli son cœur et étira ses lèvres. Ça n'avait pas été un rêve : il avait enfin accompli sa tâche personnelle. Il avait pu briser les chaînes qui les séparaient intrinsèquement. La dernière barrière. Enfin il avait prouvé son statut orgasmique de créature impure, de monstre purement et simplement mauvais.   

Ses pensées devinrent peu à peu incohérentes entre elles, et il finit par doucement divaguer vers le passé. Ainsi, nombre de tumultueux moments lui revinrent et une sorte de joie un peu plus sombre l'étreignit délicatement. Un souvenir très particulier lui revint. À cette époque, il était sur Paris, sa bande avec lui. La capitale avait été particulièrement belle durant cette période. Elle avait été grouillante d'une vie lumineuse, de prestance et de couleurs, qu'il avait bien fallu tacher d'un peu de sang. Ils étaient donc passé à l'action, profitant de la nuit pour hanter les rues les plus pauvres et sales pour se chercher des proies, les torturer avant de s'en repaître.   

La plupart du temps, ça avait été le même système : suivre, attendre et passer à l'action. Ils s'étaient contentés d'un territoire précis, et ça n'avait pas été une erreur de leur part, seulement un choix stratégique. En peu de temps, ils avaient tôt eu fait de répandre des rumeurs absurdes et décousues de sens parmi les petits bars miteux et les grands salons. Des versions contradictoires étaient nées avant de s'étendre jusqu'aux oreilles de la presse et de la police de l'époque sans avoir plus d'influence que d'étendre des ragots. Ils en avaient longtemps ri, et ils s'étaient laissés avoir, lassés de ce jeu dans lequel ils étaient maîtres incontestés avec les humains.   

William se remémorait des visages horrifiés, stupéfaits ou même choqués devant la vision extrême des corps et du rouge dissipés partout sur les murs de la bicoque. Au final, ils s'étaient laissés croupir derrière les barreaux, mais ne s'étaient pas faits démanteler par les poulets bleus. Et ils ne s'étaient pas arrêtés en si bon chemin. Ils avaient fait en sorte de paraître étranges, voire même dérangés en fonction de leurs actes. Ils avaient rejeté toute forme de nourriture et avaient privilégié s'attaquer à quiconque s'approchait d'un peu trop près de leur cellule. Les spéculations étaient venues de bon train grâce à cela, jusqu'au jour où la vertu avait fait que la médecine spécialisée dans les crânes et des esprits ne naisse. Cela avait été le but de la manœuvre depuis le début.   

Ils avaient été amenés à un genre de laboratoire expérimentale travaillant à la solde de véritables asiles supervisant de loin les expériences. L'établissement dans lequel ils avaient atterris avait plus ressemblé à des ruines abandonnées qu'à autre chose. Ils avaient été semblables à du bétail pour ces scientifiques, mais qu'importait, ils voulaient tester des nouvelles choses, ils étaient totalement consentants et plus que ça : ils en avaient redemandé aux infirmières qui, elles-mêmes, les avaient trouvés encore plus tarés que la normale dans cet endroit.   

Ils avaient appelés les séances qu'ils imposaient des « thérapies ».

Ces mêmes thérapies s'étaient déroulées à un rythme frénétique, les médecins avaient testé, tenté bon nombre de méthodes pour les soigner. Ils avaient fait nombre de thèses dont, la meilleure de toute était de blesser le patient pour mieux le guérir, sans anesthésie. 


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MONSTER'S PROJECT : I. DovenDes histoires addictives. Découvrez maintenant