The masquarade.

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Les papillons un instant s'élevèrent dans les airs. 

L'air que nous respirions semblait être coincé à l'intérieur de mes poumons, telle une fumeuse en manque de sa nicotine. L'air etair comprimé, mélangé au dioxyde de carbone, qu'il m'envoyait. Sans y parvenir, les mots, déjà morts, s'échangèrent en un oxygène disproportionné, et les adieux à présent, paraissent inconcevables.
'' - Rayane je... '' pourtant, rien n'avait été enregistré à tord. Contre toute attente, en cet instant de bonheur extrême, mon esprit dévasté n'avait semblé contenir que les disputes, toujours plus abominables nous ayant séparés. Mais il ne me laissa pas terminer, de peur sûrement, que je ne gâche sa seule tentative de m'extérioriser ses sentiments nouveaux et incontrôlables. 

En deux pas seulement, il s'était déjà rapproché. Son souffle tapait sur mon visage, réchauffant l'intégralité de mon cœur. 
'' - Quand t'es retournée avec lui, j'ai voulu partir. C'était trop dur de te voir avec lui après avoir été avec moi. '' sa voix, devint plus basse encore qu'un chuchotement, plus une confession intime qu'une déclaration d'amour digne des films à l'eau de rose. Rayane ne savait pas faire ça.
'' - De te voir l'aimer comme je voulais que tu m'aimes moi. '' il passa instinctivement sa main dans ses cheveux, signe d'extériorisation de sa nervosité. Il avait peur, peur de tout ce qui touchait de près ou de loin avec des sentiments extrêmes, et il m'avait aussi détesté pour cela. Il avait développé une haine profonde à mesure que je le faisais me désirer, et que par malheur, il voyait son rêve s'éloigner.

Mais j'aurais pu tout aussi bien me tromper, et penser que toute cette mascarade n'était qu'une mise en scène par un comédien brillant usant de ses talents pour me voir succomber et croire en tout son charabia. Qu'il aurait la satisfaction personnelle de me voir m'échouer devant lui. Après tout, qu'est-ce qui me prouvait qu'il disait la vérité, qu'il était réellement amoureux de moi ? De la pauvre fille que je suis ? Celle alors n'ayant eu aucune mise en valeur de Marc, qui lui ressemblait tellement. Il aurait pu être insultant de le comparer à cette espèce de générer, il n'en était rien.
Rayane pouvait mentir, comme tous les hommes, et penser à tord, ou à raison qu'une femme ne pourra jamais lui refuser une coucherie. 

Les hommes comme lui savent briser les cœur. Pourtant j'eus réellement envie de le croire. Mais la partie blessée de mon être ne voulait pas pour me protéger, de cette déferlante, de cette montée astronomique de passion. Quand cessera-t-elle ? Mais n'est-elle pas déjà partie ?

Si jamais j'acceptais, il se lasserait, et quelques jours seulement, déjà il serait parti. Mon cœur refusait de vivre avec ça, de vivre comme ça. 

Rayane ne m'était pas indispensable. Je tentais de m'en convaincre.  

'' - Ça me mettait hors de moi de vous voir ensemble. '' son regard se voila de tristesse, et la conclusion s'imposa : soit il était parfaitement sincère, soit il méritait le meilleur oscar que cette planète n'ai crée. Je tentais la seconde option. Je ne voulais pas croire qu'il m'aimait, que c'était vrai, parce que je n'aurai pu gérer mon attachement. Nous deux, ça aurait explosé, avant même d'avoir commencé.

Mais jamais je n'avais voulu le blesser, j'en voulais davantage à moi, et ma faiblesse abusive. Il n'était responsable de quasiment rien. Et je voulu qu'il le sache.
'' - Je voulais pas te faire souffrir. '' il me fixa, un instant, rien qu'une seconde pour prendre une nouvelle décision, un nouvel aveux.
'' - Moi si. '' la balle traversa mon poumon droit.
'' - Pourquoi Rayane ? '' une nouvelle fois il s'était approché. Comment était-il possible d'être aussi proches sans pourtant se toucher ? Comment faisait-il pour être si beau ? Et moi si laide, si peu à sa hauteur ? Comment pouvait-il prétendre m'aimer ?
'' - Parce que tu m'en as fait. J'ai voulu que tu sois dans le même état que moi. Alors je me suis comporté comme un connard. '' j'avais eu envie de vérifier l'état du plafond. Savoir qu'il n'avait agit que par pur égoïsme me remplit d'une tristesse infinie.

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