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Sur un parking situé à l'angle de deux petites rues, Hélène et André attendent patiemment à l'arrière de leur véhicule discrètement camouflés par les vitres teintées. Leur position stratégique offre une vue parfaite sur une berline bleu-marine garée sur le trottoir de l'une des petites ruelles parisiennes.
L'heure tardive voit quelques fêtards complètement saouls arpentés les rues, en criant et buvant leur reste de leurs boissons afin de regagner leur domicile ou de continuer la fête jusqu'au bout de la nuit.

Bon sang, ouvre la fenêtre Hélène ! argue André en secouant sa main devant son visage pour dissiper la fine fumée blanche.
Je croyais qu'on était en planque, dit Hélène en tirant sur sa cigarette.
On l'est, et justement t'es pas obligé de fumer ! Je déteste ça.

Hélène lève les yeux et entrouvre sa fenêtre pour jeter son mégot d'un air fallacieux.

Pourquoi t'as menti à Louisa tout à l'heure ? demande-t-elle sans aucune gêne.
Si je lui disais ce qu'on allait faire, elle aurait voulu venir. Elle veut bien faire, mais elle en fait trop. Elle ne se rend pas compte du danger.
—Bha non André, elle ne s'en rend pas compte. Elle n'a que vingt ans et diriger un trafic de drogue comme ALLOS est éprouvant et dangereux même pour un homme comme Del-Orti. Mais c'est déjà fort qu'elle ai accepté, elle a du caractère, j'aime cela.
C'est sûr, elle est forte mais trop naïve.
—Après tout ce qu'elle a vécu ces derniers-jours, je trouve qu'elle résiste plutôt bien.
—Del-Orti ne l'a pas choisi au hasard, crois moi.
—Comment ça ? demande Hélène intriguée.

Au même moment, les deux clignotants de la berline se mettent à s'allumer. Deux hommes des Balaz, hilares et complètement ivres remontent la petite ruelle bras-dessus bras-dessous avec deux femmes habillées de façon très vulgaires, sans doute des prostituées.
L'un des hommes à moitié titubant fait tomber les clés de sa voiture devant la porte conducteur. Enivré, il se baisse difficilement afin de les récupérer lorsqu'il entend l'une des prostituées hurler.

En se relevant, il voit son collègue mis en joug par Hélène qui le regarde froidement. Instantanément, Hélène exécute son ami d'une balle dans la tête. La balle transperce de part et d'autre son crâne, trouant la cavité osseuse et déchiquetant son cerveau pour aller s'encastrer dans un chêneau métallique un peu plus loin. Une giclure de sang éclabousse au visage de l'une des demoiselles qui hurle et se met à courir, talons aiguilles en main.
Lorsqu'Hélène le vise à son tour, l'homme terrifié lève ses mains tremblantes en laissant à nouveau les clés tomber au sol.

Maintenant on va discuter, lui dit Hélène en souriant.

À LA TÊTE DU CARTEL Des histoires addictives. Découvrez maintenant