Louisa maintient en joug l'équipier Flo qui demeure immobile.
Comme si le temps s'était arrêté, tout le monde reste silencieux face à la situation.
Rapidement, le lieutenant Bérard dégaine son arme et braque Louisa, suivit instantanément par André qui le vise à son tour.
Avec une froideur extrême, Louisa fixe le canon du lieutenant pour montrer qu'elle n'a pas peur de la mort. Le néant ne l'effraie plus. Sa fureur remplace sa raison.
—Qu'allez vous faire mademoiselle Conti ? Lui tirer dessus ? demande le lieutenant, arme en main.
—Vous m'en pensez pas capable ? rétorque-t-elle face au canon.
—Non, vous n'êtes pas comme ces personnes Louisa. J'en suis persuadé.
—Vous ne me connaissez pas lieutenant.
Face toutes ces armés braquées les unes sur les autres, la mère de Louisa s'avance doucement en direction de sa fille.
—Louisa... pose cette arme. Tu ne va pas tuer cet homme quand même... Tu n'es pas une meurtrière....
—Maman, toi aussi tu ne me connais plus. Crois-moi, si cet homme avance d'un pas je lui tire dessus ! Ce soir, je suis allez sauver mon ami détenu par un homme extrêmement dangereux. J'ai infiltré une soirée d'hommes politiques, de journalistes et personnalités autant pourries les unes que les autres. Ces personnes qui sont censées nous représenter, qui nous font miroiter des belles choses à la télévision et dans les journaux mais qui ne respectent aucune règle. Tout ça pour l'argent ! Le monde est pourri maman, j'en ai fini avec lui ! Ce soir j'ai tué pour mon ami qui m'a sauvé la vie, qui ne m'a jamais caché quoique ce soit et je le referai sans aucune hésitation pour vous.
—Pour nous ? Je refuse d'être la mère d'une meurtrière !
Sa mère, toujours très lentement, vient poser délicatement sa main sur l'épaule de sa fille.
—Pense à ton père Louisa... Baisse ton arme et finissons-en avec ce cauchemar.
Des larmes commencent à survenir au creux de ses yeux, elle observe son frère totalement ahuri par la situation. Mais du coin de l'œil, Louisa entrevoit le lieutenant faire un signe de l'œil à son coéquipier. Ce-dernier saisit la poignée et ouvre la porte.
Le doigt de Louisa appuie instantanément sur la gâchette.
Le Glock 17 émet un léger mouvement de recul lorsque la balle est propulsée par le canon pour transpercer la boîte crânienne de l'équipier Flo qui s'écroule instantanément.
Le projectile finit sa course dans une giclure de sang.
—NON !! hurle le lieutenant.
—Louisa !! Qu'est ce que tu as fait ?! crie sans retenue sa mère.
Avec une rage jamais ressentie, Louisa pousse sa mère en arrière et tire une balle dans la jambe du lieutenant.
Ce dernier s'effondre sous la douleur de l'impact lorsque André lui arrache immédiatement son arme de la main.
— Je nous sauve la vie maman. Voilà ce que je fais et voilà qui je suis désormais.
En robe de soirée déchirée, Glock 17 en main et le visage en sang, Louisa se tient en position conquérante face au lieutenant.
Elle lève son arme et pointe son visage.
—Maintenant que les cartes sont redistribuées, que fait-on lieutenant ? lui demande-t-elle droit dans les yeux.
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À LA TÊTE DU CARTEL
ActionLouisa, vingt ans, est propulsée au sommet du trafic de drogue le plus important d'Europe. Cet étrange héritage légué par monsieur Ricci, une connaissance, changera à jamais son destin. Plongée dans le monde dangereux des cartels de la drogue, Loui...
