4h59
Comme la veille, le 4x4 s'arrête devant la porte de l'immeuble. La porte s'ouvre de l'intérieur et Louisa pénètre rapidement dans le véhicule.
—Bonjour Louisa.
—Bonjour André...
Le chauffeur reste silencieux. Louisa claque la porte derrière tandis que le 4x4 démarre immédiatement.
Circulant dans les rues froides de Montreuil, André se montre direct et marque une certaine impatience.
—Vous avez fait votre choix ?
—Écoutez, j'ai conscience des conséquences mais je dois refuser. J'aimais beaucoup monsieur Ricci, enfin Del-Orti, mais pas assez pour mettre ma famille en danger...
André ne réagit pas.
—Comme je vous l'ai dit, nous vous protégerons. Vous ainsi que votre famille.
—D'accord mais j'ai tout juste vingt ans moi... Je serai pas gérer, je le sais. Je suis désolé, dit Louisa en baissant les yeux.
—Qu'on soit bien d'accord, vous aurez juste à nous écouter et à valider nos décisions.
—Voilà ! Vos décisions ! Vous n'avez pas besoin de moi, vous pouvez le gérer et protéger la famille de monsieur Del-Orti.
—ALLOS ne fonctionne pas comme ça ... je vous ai déjà expliquer votre importance cruciale pour le réseau, dit André d'un ton dépité.
—Je suis désolé pour sa famille. Mais je refuse. Ramenez-moi.
André ne prend pas la peine de répondre et fait signe au chauffeur d'effectuer un demi-tour. Il ne montre rien, reste impassible, le visage froid, mais Louisa peut lire son agacement dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Il semble énervé, fatigué mais lutte intérieurement pour garder son sang froid.
—Avant que vous rentriez chez vous, je dois vous faire écouter quelque chose.
L'homme sort un téléphone de sa poche intérieure et l'allume.
—Il était dans le coffre à la banque. Normalement, je devais vous le donner à la condition que vous acceptiez l'offre de monsieur Del-Orti. Mais vous devez écouter cela, c'est important selon moi.
Louisa est intriguée voyant qu'il s'agit d'un message vocal.
Elle démarre l'enregistrement et colle le portable à son oreille. Surprise d'entendre la voix de Del-Orti, Louisa écoute attentivement le message pendant près de deux minutes. Son visage se décompose au fur et à mesure que le temps s'écoule. Elle n'arrive pas à contrôler ses émotions et lentement, des larmes commencent à perler sur son visage. Une tristesse intense s'empare d'elle.
Une fois l'enregistrement terminé, Louisa pose le téléphone sur la banquette. Elle essuie ses larmes, reste silencieuse pendant encore quelques secondes en observe par la fenêtre le décor défilé.
Puis, avec vigueur, elle se retourne subitement et fixe André d'un regard franc.
— J'accepte.
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À LA TÊTE DU CARTEL
AzioneLouisa, vingt ans, est propulsée au sommet du trafic de drogue le plus important d'Europe. Cet étrange héritage légué par monsieur Ricci, une connaissance, changera à jamais son destin. Plongée dans le monde dangereux des cartels de la drogue, Loui...
