110. La couverture.

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Merde.

Dire merde à toute la communauté sorcière fut l'exploit le plus retentissant d'Aaron Hotchner. Avec quelques amis haut-placé c'est dingue de voir à la vitesse folle à laquelle il réussit à se reconstruire une vie : une nouvelle identité, de nouvelle connaissance, un nouveau travail et surtout un nouveau continent. Quoi de mieux pour un nouveau départ ?

Bien sûr Haley grognait en le voyant rentrer blessée, elle arguait qu'il ne changerait jamais avant de lui claquer l'arrière du crâne et lui passer leur fils pour chercher la trousse de premier soin. Jack était un véritable amour. Une petite chose qui ne ressemblait en aucun cas à sa femme. Heureusement personne ne posait trop de question sur ses yeux whisky, son nez en trompette et ses boucles folles.

Travailler au FBI fut une aubaine pour Aaron, pistonné par la présidente américaine de la magie en personne, il réussit à rentrer dans l'équipe de son choix. Et quelle équipe ! Il adorait son travail, un horrible boulot je vous l'accorde mais rien n'était plus important que d'arrêter des criminels pour mettre ses proches à l'abri d'autre catastrophe. Haley et lui avaient assez donné. Elle vivait enfin, vingt ans après leur fuite elle vivait de ses deux passions : la chimie et l'enseignement.

La routine d'Aaron était assez bien huilée. Il arrivait au travail pour huit heures, partait pour un cas durant plusieurs jours et s'il avait de la chance, rentrait chez lui le soir même à seize heures. Ce jour ne faisait pas exception à la règle, dans la salle de conférence à neuf heure tapante, Garcia leur présentait un tout nouveau cas de psychopathe lorsque son alarme interne sonna.

Quelques secondes plus tard, l'agent Anderson pénétra dans la pièce, une femme lui hurlait après.

— Agent Hotchner, votre femme est là et elle veut vous voir.

— JE DOIS ! Mais poussez-vous sale troll atrophiés du bulbe ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas par URGENCE ?!

Le pauvre Anderson se fit bousculé par la grande blonde qu'était Haley Hotchner, elle portait dans ses bras la petite silhouette de Jack. L'équipe remarqua immédiatement son air échevelé, la panique dans ses yeux, ses cheveux bizarrement électriques.

— Haley ? Mais qu'est-ce qu'il t'arrive bon sang ? demanda Hotch.

La femme ferma brusquement la porte, attrapa Emily Prentiss (l'agent la plus proche), lui confia Jack et sortit un long bâton de ses bottes. Aaron était prêt à l'arrêter, prêt à lui crier de ranger son arme mais elle parla la première :

— Ils nous ont retrouvés, annonça-t-elle avant de psalmodier d'étrange parole qui firent briller les murs.

— Comment ça ils nous ont retrouvé ?

— Rosier ! Les Carrow ! Les manges-morts Harry ! Tu es sourd ou tu le fais exprès !? Ça fais des jours qu'ils nous suivent, et je les ai sentis aujourd'hui près de chez la baby-sitter, ils voulaient s'en prendre à Jack.

Son ton baissa progressivement, si bien qu'Aaron du tendre l'oreille pour l'entendre. Leur fils pleurait à chaude larme dans les bras de son agent mais à cet instant il n'en avait cure : sa femme utilisait la magie devant les moldus ET ils étaient poursuivis par de vieux démons. Gideon fronça les sourcils d'incompréhension lorsqu'il vit Aaron sortir lui-même un mince bâton de sa manche, rejoignant Haley en deux enjambées.

— Repello Moldum, murmura-t-il faisant briller le bout de sa baguette en bois de frêne.

— Salveo Maleficia. Praesidium. Maledictus Vitri Obex.

— Qu'est-ce que c'est ? demanda JJ.

— Du latin, protection et barrière de verre maudite, je ne comprends pas le sens du premier, murmura Reid à sa voisine.

Os en folie... ou non.Des histoires addictives. Découvrez maintenant