Astraea, Jovis dies 22 Martius
Ma robe blanche en satin est recouverte du contenu de mon verre qui s'est renversé. J'essaie de limiter les dégâts au mieux que je peux car c'est une robe que j'apprécie.Toutefois, cela se révèle difficilement. Le champagne ne veut pas s'en aller.
J'ai vu ma mère bousculer mon verre de sorte que ça atterrisse sur moi.Connaissant son comportement, elle a délibérément choisi de faire cela. Je pense qu'Astrophel l'a aussi remarqué. Je jette un oeil dans sa direction. Ses yeux fixent ma mère d'air de méfiance.
Je ne peux pas rester longtemps dans cette tenue. Je sais que mes parents profiteront de cette occasion pour me rabaisser.
Ce n'est pas la première que cette situation m'arrive. Lorsque j'avais 17 ans, lors d'un important repas, au lieu de ma mère cette fois-ci, c'était mon cousin qui avait renversé mon verre sur ma tenue. Pendant le reste du dîner, j'ai dû supporter les cris et réprobations de mes parents ainsi que de mon oncle et ma tante. Flavio a profité l'opportunité d'ajouter son grain de sel en me rabaissant.
Je n'ai pas d'autre choix que de jeter cette robe. Je l'aimais bien cette tenue. Dommage.
- Je vous prie de m'excuser, je dois aller me changer. Dis-je. Je quitte vite la salle avant que mes parents me fassent une leçon.
A peine que je suis sortie de la pièce, les portes font du bruit derrière moi. Quelqu'un vient de sortir après moi.
Une main se serre sur mon bras me stoppant net dans mon élan.La main en question me serre si fort que je crains que des ecchymoses ne se forment plus tard. Je me retourne pour voir qui c'est. Mon cousin, Flavio, est là en train de me regarder méchamment. J'essaye de me défaire de son emprise mais sa prise est trop forte pour moi.
- Tu as cru que devenir princesse et mariée pourrait t'empêcher de voir ta chère et aimante famille. Tu te trompes cousine. Tu es et resteras une Thrasea pour toujours. N'oublie pas que tu feras toujours partie de cette famille. Peu importe les moyens, tu ne pourras pas t'échapper de cette famille. Dit Flavio d'un air menaçant.
- Lâche-moi ! Cris-je en résistant mais cela ne marche pas.
- Astraea, tu ne peux pas ignorer longtemps ta famille surtout moi. Tu ne m'as même pas regardé ou salué une seule fois aujourd'hui. Quel gros manque de respect que tu as ! Ne penses-tu pas qu'il faudrait revoir tout ça ?
Il se commence de plus en plus de moi. J'essaye de m'éloigner de lui autant que je peux. Je ne veux pas ça recommence. Je ne veux pas. La panique m'envahir petit à petit.
- Laisse ma femme tranquille ! Cris une voix masculine qui appartient à Astrophel. Il vient en courant vers nous. Il enlève la main de mon cousin de mon bras et il me met derrière lui m'éloignant de Flavio ainsi. Mon mari fusille l'homme qui me sert de cousin du regard.
Flavio se reprend et aborde une expression qui se veut chaleureuse.
- Votre Altesse, j'étais juste en train de parler avec ma chère cousine. Je lui ai dit comme quoi il ne faut pas ignorer sa famille après le mariage et qu'elle manquait à sa famille. Plus d'une semaine est passé depuis votre cérémonie et elle n'a pas contacté sa famille une seule fois. En plus, Astraea ne m'a même pas salué aujourd'hui comme si je n'existais pas. Explique mon cousin.
- Je vous prierai bien de ne plus toucher à ma femme et ni l'insulter ou commenter son comportement devant moi. Vous n'êtes pas en mesure de juger quoi que soit à propose d'elle. Si elle ne veut pas vous parlez, c'est qu'elle a ses raisons alors je vous prie de respecter son choix. Répond le prince.
- Petite sotte ! Tu te crois pour qui en devenant seulement une princesse ! Une déesse ? Non, tu es juste une jeune femme incapable et faible. Tu n'es même pas puissante et tu manques de confiance en toi. J'essaye de ne pas imprégner ses paroles dans ma tête car cela me fait mal de les entendre. J'ai peur de la réaction de mon mari.
- Héritier Ketil ! Je demande à vous et à votre famille de rentrer chez vous immédiatement ou vous aurez affaire à moi et à la famille royale. Ordonne Astrophel en le fixant d'un air froid.
- Fais attention à toi. Si tu la connaissais vraiment, tu saurais qu'elle n'est pas fait pour ce rôle et pour devenir ta femme. C'est juste une incapable et insignifiante femme. Elle ne mérite même pas ce train de vie. Prévient mon cousin à mon mari.
- Héritier Ketil je ne me répéterai pas ! Sortez du palais vous et votre famille. Et n'insultez plus ma femme !
- On n'a pas fini. Flavio dit cette dernière phrase à moi.
Flavio repart dans la salle à diner rejoindre le reste de ma famille d'un pas fâcheux.
Je reste figée suite aux mots de mon cousin. Ses paroles tournent en boucle dans ma tête. Je me remémore des moments que je préfère oublier. Mes pensées ne sont pas nets et se mélangent. La panique m'envahit.
- Astraea ! Astraea ! Es-ce que tu vas bien ? Astraea, essaie de te calmer et ne penses plus à ça. Tu commences à avoir une crise panique. Astraea ! Exclame Astrophel en me tenant dans ses bras et en essayant de me faire sortir de ma crise.
Voyant que je ne lui réponds pas, mon mari me conduit à l'écart de la salle de dîner, éloigné de ma famille en me portant. Il m'emmène à notre chambre et me repose sur le lit.
Ma respiration est devenu de plus en plus saccadé. Ma vision devient troublante. Des larmes commencent à couler.
Astrophel me prend dans ses bras et me berce. Il me murmure dans mon oreille de sorte que j'entende bien ses paroles :
- Astraea, écoute les battements de mon coeur et cale ta respiration sur la mienne. Ils sont partis. Tout va bien. Tu es avec moi et en sécurité.
Mon époux me murmure que des paroles visant à me rassurer. Petit à petit j'arrive à me calmer mais je reste toujours sur le torse de mon mari. Etre sur son torse est réconfortant.
Astrophel prend mon visage en coupe et me dit en me regardant droit dans les yeux :
- Astraea Cassiopeia Nyx Callum née Thrasea. Tu es magnifique, belle, intelligente, cultivée et polie. Tu es une femme formidable et remarquable. Je sais qu'on ne se connait pas très bien mais ces quelques semaines m'ont suffi pour me faire une petite idée sur ta personnalité. Je peux te dire que tu es parfaite pour moi. Tu es toujours prête à devenir le meilleur de toi-même. Je suis si fier et content que tu sois ma femme. Ne laisse pas les autres t'influencer par leurs mauvaises ondes et pensées. Reste comme tu es car tu es parfaite comme cela. Je ne connais pas ton passé mais je sais une chose, c'est que tu es forte. Tu es une femme courageuse qui se bat pour rester forte. Ne laisse personne te sous-estimer et ne les écoute.
Je suis émue et touchée par ses paroles. Certes on ne se connait pas bien, il aurait pu me détester d'être venue comme ça dans sa vie, en plus avec un mariage où le divorce n'existe pas. Au lieu de cela, il m'a défendu et sauvé tant de fois, me fait des petites attentions, apprend à me connaitre, me réconforte et m'aide à devenir meilleure. Je suis contente qu'Astrophel soit mon époux.
Sur le coup d'émotion, quelques larmes coulent de mes yeux. Astrophel me regarde d'un air attendri et efface les larmes coulant avec ses doigts.
- N'oublie pas que je suis là à tes cotés à présent. Je te promets d'être toujours là pour toi qu'importe le temps et la situation. Je ferrais tout pour te protéger. Dit-il en me serrant dans ses bras. Je lui serre en retour. Astrophel dépose un petit baiser sur mon front.
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Unis par les étoiles
FantasíaLeurs destins ont été choisis bien avant leur naissance. Ils sont à présent contraints de se marier. L'une est héritière d'une noble famille. L'autre est le prince héritier. Que va-il se passer entre eux ? Entre amour, amitié, royauté, magie, mystè...
