40. Numéro inconnu

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Andreï :

J'avance pas à pas, chacun de mes gestes contrôlé, presque félin. Elle finit par m'apercevoir, ses yeux accrochent les miens... mais au lieu de se figer de honte ou d'arrêter net, elle continue, volontaire, le souffle plus fort. Un sourire en coin étire ses lèvres, un sourire qui me provoque, qui me défie.

Puis, comme pour m'achever, elle laisse échapper un gémissement clair, brûlant, où mon prénom se glisse, trempé de désir :
— Andreï...

Mon sang ne fait qu'un tour. Mes mâchoires se serrent, mon regard se durcit. Une pointe de jalousie me ronge, malgré moi.

— Je ne pensais pas que tes doigts te faisaient plus jouir que ma queue, dis-je d'une voix grave, déçue mais chargée de désir.

Ses yeux brillent, insolents. Elle continue, lentement, comme pour tester mes limites. Alors je n'attends plus. J'avance d'un pas sec, me hisse sur le lit, et d'un mouvement assuré, je me place entre ses cuisses. Elle s'écarte d'instinct, m'invitant sans un mot, son sourire toujours accroché à ses lèvres, et je murmure au creux de son oreille :
— Laisse-moi prendre le relais... Je vais te montrer que mes doigts sauront te faire jouir bien plus fort que les tiennes.

Mon souffle chaud effleure sa peau tandis que mes mains descendent le long de ses cuisses, déjà tendues, prêtes à céder.

Je suis à présent entre ses cuisses, mes genoux s'enfoncent dans le matelas. Elle me regarde droit dans les yeux, allongée, son souffle saccadé, mais ce sourire provocateur accroché à ses lèvres me rend fou. Elle a toujours ce talent pour jouer avec mes nerfs, pour me pousser à franchir la limite.

Je saisis doucement sa main, encore posée entre ses jambes, et je l'écarte. Elle me laisse faire, docile mais moqueuse, comme si elle voulait voir jusqu'où je serais capable d'aller.

— Tu crois vraiment que tu peux me défier, hm ? je murmure, mes lèvres effleurant presque son oreille.

Un frisson la parcourt, et ça ne fait que m'exciter davantage. Ma main descend, caresse sa cuisse lentement, en cercles qui se rapprochent inexorablement de son intimité déjà chaude, déjà humide. Elle cambre légèrement le dos, incapable de cacher sa réaction.

Je la fixe, mes yeux plantés dans les siens :
— Regarde-moi, Sheyla. Je veux voir ton visage quand je vais te pénétrer.

Et d'un geste sûr, mes doigts glissent enfin là où elle brûle le plus. Elle étouffe un gémissement, ses lèvres s'entrouvrent, ses yeux se ferment une seconde mais je la rattrape aussitôt, pressant sa mâchoire de mon autre main pour la forcer à me regarder.

— Non... garde les yeux ouverts, souffle-moi encore mon nom.

Je commence lentement, mes doigts explorent, dessinent des cercles, s'enfoncent et se retirent dans un rythme calculé. Elle gémit plus fort, ses hanches bougent d'elles-mêmes pour épouser mes mouvements. Son sourire a disparu : à la place, un mélange de plaisir et de supplication éclaire son visage.

Je m'approche davantage, mes lèvres frôlent les siennes, mais je ne l'embrasse pas encore. Je veux qu'elle perde patience, qu'elle me supplie de continuer. Mon souffle chaud effleure sa bouche :
— Tu sens la différence, meleğim ? Mes doigts valent mieux que les tiennes... et ce n'est que le début.

Ses jambes s'enroulent instinctivement autour de ma taille, m'empêchant de reculer. Elle est déjà à moi, mais je veux la pousser plus loin.

Mes doigts accélèrent, s'enfoncent et ressortent dans une cadence calculée, alternant douceur et brutalité. Chaque mouvement arrache un son plus fort de sa gorge, des gémissements qui résonnent dans la chambre comme une mélodie interdite. Elle cambre le dos, ses seins se soulèvent, sa peau brille sous la lumière tamisée.

PIERCE THE VEILDes histoires addictives. Découvrez maintenant