Epilogue

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Lacanau, 02 septembre 2019
Etudiante : Elisabeth Armilhac

Lorsque l'on s'interroge sur le sens de la vie et de notre propre existence, le bonheur nous vient spontanément à l'esprit. Plus qu'un simple désir, le bonheur est une quête universelle : consciemment ou non, nous souhaitons tous être heureux. En revanche, si tout le monde s'accorde à dire que le bonheur est le but suprême de la vie, personne ne s'entend vraiment sur son contenu.

Si l'on se réfère à sa définition dans le dictionnaire, le bonheur serait un état de satisfaction complète, stable et durable, auquel tout être humain aspire. Ainsi, il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n'est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus.

Mais dans ce cas, on peut se demander comment parvenir à cet état de satisfaction durable, de plénitude ? Existe-t-il une recette toute faite qui mène au bonheur ou, au contraire, ce dernier est-il propre à chacun d'entre nous ?

A travers cet essai et en m'appuyant sur mes expériences personnelles, j'ai tenté de répondre du mieux que j'ai pu à l'ensemble de ces questionnements.

Tel que le bonheur est perçu dans notre société actuelle, on pourrait croire qu'il s'agit d'une conception purement hédoniste, soit une vie faite de recherche de plaisirs.

En effet, l'avènement de l'ère industrielle et le bon en avant du commerce ont profondément modifié nos manières de vivre et de consommer. Nous sommes passés d'une société à dominante agricole vers une société industrielle, dite « de consommation ».

De ce fait, plus qu'une simple réponse à nos besoins primaires et secondaires tels que manger, boire ou avoir un toit pour dormir, notre pouvoir d'achat nous permet aujourd'hui la satisfaction de tous nos désirs : se faire plaisir en allant skier dans la station huppée de Megève, remplacer son téléphone par la toute nouvelle version de l'iPhone, s'offrir la petite robe qui nous faisait craquer... Il semblerait que la satisfaction de tous ces désirs engendre un important sentiment de plaisir – et donc, à fortiori, de bonheur.

Pourtant, dans la société d'hyper-consommation dans laquelle nous vivons aujourd'hui, il semble difficile de se contenter de ce que nous avons ou ce que l'on pourrait facilement obtenir. A travers la publicité, les médias nous poussent chaque jour à l'acquisition de nouveaux biens et à la création permanente de nouveaux désirs qui, pas plutôt satisfaits, sont remplacés par d'autres, nous plongeant dans un état de manque permanent. Or, rappelons que le bonheur se caractérise par un état de satisfaction stable et durable. Une vie faite exclusivement de plaisirs ne semble donc finalement pas mener au bonheur.

D'autres, au contraire, pensent que le bonheur serait directement lié à un sentiment de reconnaissance.

Le besoin d'intégration sociale et d'appartenance qui en découle est fondamental pour l'Homme. Être reconnu par nos semblables, respecté, est un besoin d'origine archaïque. Déjà au temps de la Préhistoire, il était important de faire partie d'un groupe pour pouvoir chasser, se nourrir, se défendre... A cette époque, l'exclusion était bien souvent synonyme de mort.

Et bien qu'aujourd'hui l'appartenance à un groupe ne concourt plus directement à notre survie, le sentiment de reconnaissance et l'intégration sociale qui en découle reste essentiel à notre existence. Il vient renforcer notre estime personnelle. Il nous aide à nous construire et ce, dès le plus jeune âge : c'est dans le regard bien-aimant de ses parents que le nourrisson va peu à peu créer son estime de lui-même et consolider son sentiment d'amour de lui-même, nécessaire à son épanouissement.

A contre-courantOù les histoires vivent. Découvrez maintenant