"Tout ce que je voulais, c'était être l'égale de ma mère"
Charlotte n'a qu'une ambition : devenir une grande gymnaste. Comme sa mère. Alors quand l'occasion se présente, elle n'hésite pas une seule seconde. Pourtant elle n'imagine pas le nombre d'ob...
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i can't breathe – Bea Miller
IMPORTANT : Avant votre lecture, j'aimerais vous alerter sur le caractère sensible de ce chapitre car il contient une scène de viol, et est donc réservé à un public très averti. C'est un des chapitres qui a été le plus délicat et difficile à écrire me concernant, mon but n'est pas de choquer mais de dénoncer une situation malheureusement courante dans le sport. Je vous demande de le lire avec une extrême prudence. Afin de préserver votre sensibilité, vous trouverez cette émoji "⚠️" en balise au début et à la fin de cette scène si vous souhaitez l'éviter. N'hésitez pas à venir dans mes dm sur instagram si vous avez besoin (ma_pauselecture).
Merci d'avoir lu cette mise en garde 💗
Rien ne va plus. Et je ne parle pas du jeu de la roulette.
Je me demande ce qu'on a bien pu faire pour que le destin s'acharne de la sorte. Il doit bien y avoir une raison, pas vrai ? Parce que si c'est le cas, j'aimerais bien savoir laquelle.
Un pas après l'autre. C'est comme ça que j'appréhende mes journées. Je ne planifie rien, n'attends rien en particulier. Je n'ai plus la force de voir le bon côté des choses ou de croire que le soleil brille derrière les nuages noirs de mon esprit. Je me contente de survivre, et même ça me demande trop d'efforts.
Devant ma famille, je fais semblant : je mange avec eux à tous les repas, affiche un sourire des plus faux-culs et me noie sous les entraînements et les révisions pour m'occuper le corps et l'esprit. Enfin... quand je ne m'inquiète pas pour Ezra. C'est le silence radio depuis maintenant une semaine.
Sa localisation et ses réseaux sociaux ont été désactivés, mes appels passent encore et toujours sur sa boîte vocale.
— Allô ! Ici la Terre !
Je papillonne des yeux, sortant de ma torpeur et constate les regards de ma tante et mes cousines, rivés sur moi. Ils sont d'une grande patience ces derniers jours, encore plus que d'habitude.
— Quoi ?
— Bah ça fait deux minutes que tu tiens ta cuillère de céréales comme ça, devant la bouche.
Ouais... mes pensées s'enchaînent à l'intérieur de mon cerveau, mais de l'extérieur, c'est comme si j'avais une absence. Ce n'est pas nouveau, je dissocie beaucoup depuis quelques semaines. Ça peut parfois durer une minute, parfois plus.
Je suis tellement à la ramasse !
— Oh, remarqué-je. Désolée, je réfléchissais à une pathologie. Vous disiez quoi ?
— Je te demandais si tu pouvais récupérer Riley à son cours de danse ce soir ? répète ma tante, en poussant un soupir.
Riley pince les lèvres, comme si elle était coupable. Un commentaire acide destiné à ma tante brûle ma gorge. À croire qu'elle n'a jamais fixé un point dans le vide pendant plusieurs minutes. Au lieu de ça, je ravale ma pique et sourit comme si ça ne m'affectais pas.