Chapitre 7 ✔️

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Je n'aimais pas trop l'idée d'explorer les fins fonds du pavillon en pleine nuit. Sérieusement pourquoi il ne pouvait pas attendre le lendemain matin. Je savais qu'il tenait beaucoup à son robot mais à 6 heures près ça n'aurait pas changé grand-chose.

Gabin poussa les lourdes portes en verres et entra dans l'établissement. Je haie cette idée... Je haie cette idée ! Si je la déteste c'est qu'il y a bien une raison, j'en suis persuadée.

Sans les lumières et tout ce monde cet endroit prend très vite des décors de films d'épouvante. L'air est glacial et je parierai entendre le vent siffler entre les grandes tables d'expositions. Je ne sais pas si c'est mon esprit qui fait de cet endroit un lieu effrayant ou si c'est vraiment le cas. Moins je passerais de temps ici mieux je me porterais !

Mon meilleur ami retrouva facilement la table où nous étions cette après-midi. J'étais si anxieuse, je ne savais pas ce qui était le pire : se faire prendre la main dans le sac ou qu'il arrive quelque chose de bizarre dans ces lieux. Avec ce qu'il m'arrive en ce moment, ce ne serait pas si étonnant que ça.

Gabin mit délicatement son projet dans le carton prévu pour cet effet quand j'entendis un cri. Je tournais instinctivement la tête dans la direction d'où provenait ce bruit. Gabin me dévisageait sans comprendre lui non plus. Il était 4 heures du matin passé, qui pouvait bien crier comme ça. Mais surtout qui pouvait bien être ici à une heure pareille.

Un deuxième cri se fit entendre. Beaucoup plus fort que le précédent. Et surtout beaucoup plus proche. L'atmosphère qui régnait maintenant en ces lieux était devenue intenable. Je ne sais pas si c'était la peur ou autre chose mais j'avais envie de sortir de cet endroit.

Je n'ai pas vraiment compris ce qu'il se passait mais en à peine trois secondes, je me retrouvai à courir au côté de Gabin qui me tenait fermement par le bras. Pourquoi ? Je n'en savais absolument rien. La seule chose dont j'étais sûre c'était que je devais courir. Courir sans m'arrêter.

Soudain, Gabin m'attrapa par la main et m'entraina sous une des longues tables qui avait servi pour le concours. Il plaqua sa main sur ma bouche pour empêcher mes pleurs de résonner trop fort dans la salle et d'alarmer la chose qui se trouvait dans le pavillon. Les larmes coulaient le long de mes joues à mesure que je ressentais la menace s'approcher. J'avais si peur. Qu'est-ce qu'il se passait au juste ? Je n'avais jamais été une fille à problème alors qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

Je poussai un cri étouffé par la main de Gabin quand je vis quelqu'un glisser sous la même table que celle où nous étions déjà recroquevillés.

Je cru halluciner quand je vis qui était cette personne. J'étais prête à lui servir un long monologue plein de sermons et d'accusations quand je me rappelai que nous étions tous les trois dans une situation périlleuse.

- Ils sont là, souffla Lucas. Ils sont venus me chercher...

J'aurais voulu lui demander qui et pourquoi, mais je m'en fichais bien étant donné que nous allions finir par avoir une réponse claire à cette question. Que ce soit Lucas ou quelqu'un d'autre qui nous l'apprend. Que je sois morte ou vivante...

Lucas continuait de me fixer comme s'il essayait de lire en moi.

- Tu n'es pas au courant, n'est-ce pas ? Tu ne sais pas ce qu'il se passe. Et si j'en juge à l'expression de ton visage, tu ne sais même pas qui ils sont. Je me trompe ? dit Lucas dubitatif.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, Lucas... Je ne comprends rien à cette histoire. Ça fait quasiment deux semaines que je ne comprends plus rien, je protestai haletante.

- Bordel, mais taisez-vous ! Vous allez nous faire remarquer ! pesta Gabin.

- Qu'on parle ou non, ils nous ont déjà trouvé. Nous sommes condamnés d'avance, reprit le brun. C'est trop tard.

Mon meilleur ami se retourna vers moi comme pour avoir des précisions sur la situation. Malheureusement, j'étais moi-même perdue, et je ne savais pas du tout à qui nous avions affaire. Ce qui était d'autant plus effrayant. Ne pas savoir à quoi s'attendre était pire que tout et je mourrais d'envie de savoir qui étaient ces personnes qu'apparemment connaissait Lucas.

Gabin resserra son emprise sur moi quand la table sous laquelle nous étions vola dans les airs et qu'une bonne dizaine de petits yeux jaunes malsains nous fixèrent.

Oh non... C'est pas bon ça... Pas bon du tout...

Avant que nous n'ayons pu faire quoi que ce soit une fine poudre violette vola sous nos yeux. Celle-ci me fit éternuer avant de m'entraîner dans un sommeil des plus profonds.

***

Aïe... J'ai un de ces mal de tête ! C'était affreux, j'avais l'impression que mon crâne allait exploser.

J'étais tombée sur ce qu'il semblait être de l'herbes. Sauf qu'elle avait une drôle de couleur. Un jaune plutôt doré. J'avais l'impression que si je la touchais elle pourrait se briser comme du verre. Semblables à ceux que l'on écrase pendant ces mariages.

En observant l'environnement qui m'entourait la seule chose que j'avais envie de découvrir c'était où est-ce que je pouvais bien être.

Etrange...Vraiment très étrange...

D'un coup, tout devint noir, comme si la nuit venait de tomber. Je me relevai et observai le ciel si sombre soit-il. Il était dépourvu d'étoiles ce qui était plutôt anormal...

Je me retournai et découvris une lune d'une taille étonnement gigantesque. Est-ce un phénomène normal ? Après tout je n'y connaissais rien en astronomie.

Alors que j'observais tout ce qui m'entourait, je finis par remarquer Gabin et Lucas, eux aussi inconscients dans l'herbe à quelques mètres de moi. Je voulu m'approcher, vérifier de mes propres yeux qu'ils n'avaient rien mais un objet visiblement dur vint se cogner contre mon crâne encore douloureux de ma première chute. La violence du choc me fit tomber à terre ne me laissant à peine le temps de voir la personne qui m'avait assigné ce coup. La seule chose dont je me souviens c'est de deux yeux verts luisants avant de perdre totalement connaissance.

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