-Tu revenais d'où comme ça au fait ? Me demanda Fred après quelques minutes.
-J'étais aller chercher de l'eau pour mon chat.
-Si on peut appeler ça un chat ! se moqua George.
- A moi de ne pas te permettre Weasley, Pattenrond est mieux élevé que toi !
-Vas dire ça à mes cicatrices, répondit-il en désignant ses avant bras qui, certes, étaient lézardés de fines marques.
J'ouvris la bouche pour rétorquer mais Fred me coupa subitement.
-En parlant de bonne éducation, je pensais pas que tu m'éviterais tu sais ?
Je me tournais vers lui, le dévisageais quelques secondes, à la recherche de l'ironie. N'en trouvant pas je m'insurgeais :
-Moi je t'ai évité ? Mais pas du tout !
Devant son regard inquisiteur, je dû admettre en mon fort intérieur que j'avais, pour des raisons que j'ignorais, bifurqué dans ma chambre à des moments stratégiques ou quitté certaines pièces lorsqu'il y entrait. Aussi je repris :
-Ou peut être un tout petit peu...Mais si tu avais vraiment voulu me parler tu serais venu me voir non ?
Devant son absence de réponse je me tournais vers George :
-Non ?
-Oula je ne me mêle pas de ça moi ! Trop dangereux !
Cette histoire commençait réellement à m'énerver, Fred m'avait fait un bisou sur la joue et on avait flirté un peu avant, certes, mais en aucun cas je ne l'y avais obligé, ni ne lui avais demandé de faire quoi que ce soit. S'il n'était pas capable de gérer ses pulsions et d'en assumer le peu de conséquences qui pouvaient en découler, qu'il garde les mains dans ses poches et reste dans sa chambre.
-Aah je vois, en fait vous m'avez coincée ici pour me faire passer un interrogatoire c'est ça ?
Fred se leva comme un ressort, ouvrit grand la porte et me lança :
-Personne ne t'oblige à rester. Vas y, vas rejoindre Harry, mon frère et ton chat !
Je me levais à mon tour et passais la tête par la porte, Fred avait levé la voix et d'autres personnes regardaient également par les portes des compartiments pour voir ce qu'il se passait. Je respirais calmement et fermais la porte, puis plantais mes yeux dans les siens, sans me soucier de son frère.
-Bon...Ecoutes moi bien Fred, je suis peut être plus jeune que vous comme tu n'as de cesse de me le répéter, mais je suis aussi assez ouverte d'esprit pour te dire ceci : Je tiens énormément à l'amitié que vous me porter et vice versa, vous êtes des amis en or...TU es un ami en or. Tu es gentil, drôle et attentionné et jamais je n'aurais risqué de tout mettre en péril pour un flirt avec l'un de vous. C'est pourtant ce que toi tu as fait et je ne m'en plains pas, cela pourrait être très agréable et même génial. Cependant maintenant que tu as ouvert cette porte c'est à toi de gérer, tu peux la refermer maintenant ou décider de risquer d'aller plus loin, mais mes toi bien dans le crâne que je ne vais pas te courir après toute l'année et que même si tout va mal je continuerai de bien m'entendre avec nos amis, tes frères et ta sœur. Saches aussi je ne suis pas non plus une marionnette.
A bout de souffle après cette tirade qui était sortie de je ne sais où, je continuais de le regarder dans les yeux, ils étaient inexpressifs, comme si il n'y avait personne dedans. Il leva lentement la main et me remit une mèche de cheveux en place avant de me pousser légèrement et de sortir du compartiment, il ne claqua pas la porte mais il lança un regard qui était plein de sous entendus à George avant de disparaître. Quant il se fut éloigné pour de bon, je me tournais vers George qui n'avait pas bronché non plus. Alors que j'ouvrais la bouche, il me prit de vitesse :
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Pire que les Sangs de Bourbe
FanfictionPoudlard se fait ici le théâtre des règles tortueuses de l'amour adolescent. Celles-ci ne laissent de repos à personne. Hermione Granger y découvre, aux côtés de Fred Weasley, un monde de rires et de tendresse. Ce n'est que la face révélée d'un vér...
