mon paradis ; Alden

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Désolée pour l'absence c'est vraiment l'enfer sur terre donc....

voilà, c'est terminé. (amen)
ok j'ai écrit la fin il y a pas de mal temps et quand je relis je me demande ce qui s'est passé dans ma tête pour que je fasse cela....... 🤨 dites-moi ce que vous en pensez ?
Si j'avais eu la motivation, j'aurais écrit davantage MAIS je ne savais plus trop quoi écrire, j'étais perdue. L'idée que Bruce et Zafrina terminent ensemble m'était inconcevable ; la vie ne se termine pas forcément bien.

La bise
Je vous laisse lire maintenant

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huit mois plus tard

Mon livre, où plutôt manga, s'est vendu et se vend à succès, je ne peux pas rêver mieux. De toute ma vie, je n'aurais jamais cru pouvoir atteindre ça, provoquer le sentiment de frustration, de joie et d'attente chez des personnes dans de mon œuvre.
- Meuf, c'est moi ! T'es là ?
Et j'ai continué de respirer, pour survivre, j'ai sorti la tête de l'eaui. J'ai failli me noyer plusieurs fois mais quelqu'un a été là pour me sortir hors de l'eau. Maintenant je continue de respirer comme je le faisais autrefois, lorsque ma sœur était encore vivante et normale.
Je jurerais voir les étoiles me sourire la nuit.
Je jurerais voir Bruce être heureux pour moi de là où il est.
Alden saute par-dessus le canapé avant de me tendre une boîte rectangulaire en carton. Je lève un sourcil.
- Bon anniversaire.
- Je t'avais dit que je ne voulais rien.
- Ouvre, ordonne-t-il sur un ton sévère.
Alden se lève et jette un coup d'œil par la fenêtre, une main dans la poche.
Et je n'aurais jamais rêvé mieux, même pas avec Bruce. Alden a été si gentil, patient avec moi. Il a du mal à me faire rire mais quand il a réussi, c'était sa plus belle victoire. Alors je continue de respirer, j'ai trouvé quelqu'un sur qui je peux poser mon épaule.
Ce type peut paraître complètement fou mais je me vois mal sans lui à présent. J'ouvre la boîte rectangulaire pour y sortir deux billets d'avion, direction le Japon.
- T'es pas sérieux ?
     Au fond de la boîte, il y a des bouquins sur le Japon. Alden a vraiment pensé à tout. Je traverse la pièce pour le prendre dans mes bras, collant ma poitrine contre son dos.
     Je peux l'entendre ricaner.
- Heureusement que tu ne voulais rien, pas vrai ?
- Merci pour tout, murmuré-je.
     Ce n'est pas seulement pour le cadeau que je le remercie, mais pour tout ce qu'il a fait pour moi, pour sa patience et ses longues heures passées auprès de moi lorsque je pleurais. Pour toutes les fois où j'ai été terrible avec lui. Pour toutes les fois futures où je serai au bout du rouleau. Pour sa capacité incroyable à parvenir à me faire sourire.
     Il doit probablement être deux heures du matin quand je termine de dessiner le chapitre du tome qui va paraître au mois de novembre. Quand je rentre dans la chambre située au fond de l'appartement, Alden ne dort toujours pas, le nez rivé sur son téléphone. Il paraît énervé.
- Un problème ?
     Il pose violemment son téléphone sur la table de chevet tandis que je me réfugie dans la salle de bain pour me laver les dents.
- Je dois partir jeudi pour Hawaï. Tu y crois ça ? Je n'étais censé faire ce putain de shoot.
- C'est pas grave.
- Non, mais ça me les brise. Je suis censé être en vacances deux semaines. Ils ne comprennent pas ce que c'est. Je te jure que je vais les étriper.
     Alden est photographe et travaille pour une grande agence. Il fait des shoots de personnes célèbres et ses photos sont publiées dans de grands magasines. Au début, je ne l'ai pas cru. Je croyais qu'il plaisantait car il avait plutôt la carrure d'un caissier d'une petit boutique du coin. Puis j'ai alors découvert sa passion, son métier, son art et son talent. Un véritable génie, il est né pour ça.
     Je le laisse ruminer tandis que je prends ma douche. Je baille plusieurs fois et observe quelques cicatrices sur mon corps. Certaine sont dues à ce que je faisais autrefois, comme dans une autre vie, un autre monde.
     Quand Bruce était encore en vie.
     Quand j'étais un peu comme lui, une sorte de justicière.
     Si je disais à Alden que j'ai tué des gens, il me quitterait sur le champ. Son père a été assassiné sous ses yeux quand il était plus petit, il en a été traumatisé.
     J'ai tué des gens.
     J'ai tué des gens, bordel.
     Je suis un monstre.
     Lorsque je sors de la douche, je jette un coup d'œil à Alden. Il a le dos tourné à la salle de bain et paraît toujours autant en colère.
     J'enfile des sous-vêtements rouges que je porte seulement pour des occasions spéciales. Je ne me suis jamais sentie à l'aise là-dedans mais Alden parvient à me faire aimer mon corps, un peu.
     Il n'a jamais posé de questions par rapport à mes cicatrices, comme je n'ai jamais posé de questions pour ses propres cicatrices.
On a tous été blessés un jour, certains plus que d'autres.
- T'es toujours en colère ?
     Je grimpe sur le lit quand il se tourne sur le dos. Je passe une jambe par-dessus lui et me retrouve quasi assise sur son ventre. Il ne me regarde pas vraiment droit dans les yeux. Alden pose ses mains sur mes cuisses.
- Tu veux vraiment que je te montre ma colère ? demande-t-il.
     Habituellement, il sourit. Pas cette fois. C'est bizarre de le voir ainsi.
     Il glisse ses mains aux alentours de mon bassin puis dans mon dos avant de se redresser. Ses yeux de feu m'enflamment jusqu'au plus profond de mon âme.
- Est-ce que tu veux voir ?
     Et peut-être que ces derniers temps je parais normale, et peut-être que ça fait du bien mais je sais que d'ici quelques jours tout ira mal, parce que c'est comme ça.
     En attendant, je n'y pense pas.
     Alden me retourne, me retrouvant alors sur le dos.
- Évidemment que tu veux voir.
     Il commence par poser ses lèvres sur ma gorge, déposant de longs baisers avant de caresser ma peau avec sa langue.
     Moi qui me sentais morte, je me sens jamais autant en vie grâce à ses caresses et ses gestes tout en douceur. Au final, on se retrouve sans rien.
     Ça en devient moins doux, plus brutal, plus charnel, mais c'est la passion. Et j'ai réellement le sentiment d'être connectée à lui, ce depuis longtemps. Une de ses mains serre la mienne tandis que l'autre agrippe mon bassin.
     Nous nous redressons en position assise, l'un contre l'autre et surtout l'un dans l'autre. Il passe ses lèvres contre les miennes, puis sa langue, descendant jusqu'à ma poitrine. Je m'accroche à lui comme je m'accroche à la vie.
     À un moment de ma vie, je pensais terminer avec Bruce. Mais ça ne pouvait pas coller, il détestait la personne que j'étais devenue, tout comme moi.
     Quand j'ai rencontré Alden, je ne pensais à rien. Maintenant, je ne pense qu'à lui.
- Tu me donnes des putains de frissons, Zafrina.
     Dans ses bras, je peux dire adieu à mon ancienne vie tout en gardant quelques séquelles malheureusement. Ma sœur est morte, Bruce est mort, New York a presque eu raison de moi.
     Maintenant je suis dans ses bras, contre lui et tout semble bien fonctionner.
     Alden m'embrasse pendant ce qui semble être une courte durée mais nous devons reprendre notre souffle pour mieux nous accorder de nouveau. Je le regarde droit dans les yeux.
- Je t'aime.
     Il glisse ses mains sur mon corps, sur mes fesses particulièrement. Nous nous regardons droit dans les yeux, front contre front, l'un dans les bras de l'autre.
- Je t'aime aussi.
     Notre peau est brûlante.
     Je ne vois que lui.
     Il n'y aura personne. Je le jure. Il n'y aura pas de suivant, c'est lui. Et je l'aimerai toujours, jusqu'à la mort. Il était là au bon moment, il m'a sauvée la vie un nombre incalculable de fois.
     Et je l'aime, je l'aime, je l'aime.
     Je pourrais le dévorer du regard pendant des heures.
     Il passe ses mains le long de la colonne vertébrale, me faisant vibrer d'intensité. Je me demande comment il se sent lorsqu'il me veut comme ça. Je me demande ce qui se passe dans sa tête car à chaque fois son regard s'illumine.
     Et maintenant je laisse tout derrière moi.
     Je laisse les écris de ma sœur, ses pensées, ses excuses. Je l'abandonne, elle m'a trop fait souffrir.
     Et j'ai l'impression de ne plus me trouver sur terre, d'avoir juste trouvé mon paradis.
     Pour la première fois depuis longtemps, je veux rester en vie.
     Auprès de lui, mon paradis, Alden.

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