T'es un con parce que tu t'autorises pas à être honnête émotionnellement et à dire ce que tu ressens. Parce que tu crois qu'un vrai mec, c'est quelqu'un qui transforme toutes ses émotions en colère. T'es un con parce que tu fais du mal aux autres, e...
Il me semble qu'ici se manifeste la rare vertu d'une forte vitalité individuelle, la rare vertu de murs épais, et la rare vertu de l'espace intérieur. Ô homme, admire la baleine, prends modèle sur elle ! Toi aussi, conserve ta chaleur au sein des glaces. Toi aussi, sache vivre en ce monde sans être de ce monde. Garde ta fraîcheur sous l'Équateur et la vivacité de ton sang au Pôle. Comme le grand dôme de St-Pierre, et comme la grande baleine, ô homme, sauve ta température propre en toutes saisons. Mais il est trop simple et combien sans espoir d'enseigner ces choses belles ! Combien peu d'édifices ont un dôme comme St-Pierre ? Parmi les créatures, combien peu ont la grandeur de la baleine !
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Elle n'était pas morte tandis que Merle la portait jusqu'à la voiture, empaquetée dans son manteau en plus de la veste de Vi, exsangue et inerte – mais vivante. Elle n'était pas morte non plus durant le trajet jusqu'à la maison qu'ils occupaient encore le matin-même, alors qu'il la tenait encore dans ses bras, sur la banquette arrière. Lorsqu'il la sortit de la voiture pour la transporter jusqu'à l'intérieur, jusqu'à un lit – leur lit, celui où ils avaient dormi ensemble la nuit précédente, il y avait de ça une éternité, semblait-il – elle n'était toujours pas morte. Elle ne mourut pas après que Vi lui ait injecté une dose d'anesthésiant, suivie immédiatement après d'un deuxième shoot, cette fois d'antibiotiques, pour prévenir une éventuelle infection.
Son amie était maintenant en train de disposer sur une table, placée à côté du lit, tout un tas de matériel. Chiffons propres, bandages, fil à suturer, ciseaux, désinfectant, ustensiles tranchants.
Merle se rendit seulement compte que son amie s'était agitée dans tous les sens, avait lavé ses mains, mis de l'eau à chauffer, préparé de quoi soigner correctement Kitty... tandis que lui était juste resté planté là comme un con sans rien faire, comme coincé au milieu d'une scène en accéléré.
Il ne parvenait pas à détacher son regard du visage de la blessée.
« Elle a mal ? - Plus maintenant. Avec ce que je lui ai donné tout à l'heure, plus ce qu'elle a dans les veines, tu pourrais lui couper le deuxième bras sans qu'elle s'en rende compte. - Tant mieux. »
Vi dénoua avec précaution le pansement de fortune, et retira une par une les épaisseurs de tissus ayant servi de tampon, jusqu'à dégager totalement la plaie. Le sang avait en grande partie coagulé, empêchant l'hémorragie de reprendre. Merle ne put réprimer une grimace. C'était la première fois qu'il voyait littéralement à quoi ressemblait l'intérieur d'une épaule humaine... et ça avait l'air atrocement compliqué. Il avait désossé des troupeaux entiers d'animaux, mais ça n'avait rien à voir, il n'avait jamais fait ça pour les empêcher de mourir – c'était même l'inverse. Vi avait vraiment l'intention de soigner ça ? Lui n'aurait même pas su par quoi commencer.
« Pas beau à voir, marmonna-t-il. - C'était pire quand c'était toi. Tout était infecté, et c'était plein de petits os brisés, de lambeaux de chair brûlée, tout ça. Là en comparaison, c'est super propre. »