Chapitre 36: Calme avant la tempête.

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Asmé


Je ne sais pas depuis combien de temps on a roulés mais sur la longue route on a parlé de ce qu'il s'est passé, de comment il m'ont retrouvé mais comme c'est Coleso comme toujours il ne rentrera pas dans les détails mais je ne lui en veux pas, il faut bien garder une partie du mystère enfouis, je ne me suis pas privé non plus de ne pas rentrer dans les détails de ma captivité surtout que je me souviens à peine de ce qui s'est passé, juste la douleur constante qui ne te quitte jamais, les fourmis dans les membres engourdi, l'odeur, la peur que ça ne finissent jamais..

On a aussi parlé de Miria, je la vois comme un ange sorti de nulle part, sans elle je serai sûrement encore dans ce sous-sol, mais je sais que quand on en a parlé, il y avait une once de je ne sais quoi, je sais qu'il ne lui fait pas encore confiance, une jeune fille qui sort de nulle part et qui se trouve au milieu de tout ça n'est pas une personne à qui tu peux accorder carte blanche.

Maintenant elle est en route pour retrouver ses parents, mais ça m'attriste de ne pas avoir pu dire au revoir à cette petite âme, j'espère qu'elle s'en sortira avec ses parents...

J'ai mal...

Mal au cœur de ce qu'il se passe, j'ai tué deux hommes sans hésiter maintenant, j'ai peur de ce que je suis capable de faire, peur de ce que je suis devenue, tout s'est mort deviennent une routine, la sensation du sang sur ma peau, l'odeur qui remonte jusqu'au nez, je veux revenir à ma vie d'avant où tout étais plus simple, la vie dans laquelle j'avais une famille, des amis et une santé mentale normale.

Ma douleur physique partira avec le temps mais la douleur psychologique elle ne partira jamais, j'aurais beau essayer de tout oublier elle me hantera ...

La voiture s'arrête donc je suis le mouvement, je suis Coleso et son corps imposant, son charisme naturel, sa prestance qui nous mène vers cet hôtel miteux perdue au milieu de nulle part.

Lui et les quelques hommes aussi présents guettent les alentours comme toujours, ils sont attentifs à tout et suivent leurs instinct, chaque détail compte.

On traverse le mini parking seulement occupé par nos voitures et ouvrons cette double porte en bois qui grince, on est d'abord dévisagé par le petit vieux qui tient cet établissement délabré, c'est vrai que voir un groupe d'hommes armées et imposant peut en faire frémir plus d'un.

Ce vieil homme se reprend vite et paraît presque habitué, surtout qu'on est dans le genre d'endroit " je n'ai rien vue et rien entendue " et ça, ça nous arrange.

Coleso prend des chambres pour tout ce petit monde et nous voilà dans des escaliers qui menacent de s'écrouler mais qui malgré tout tiennent par je ne sais qu'elle miracle, tous se séparent et il ne reste plus que nous deux et une chambre...

Je préfère dormir dans une chambre avec Coleso qu'avec un de ses hommes mais je suis quand même mal à l'aise.
C'est normal non ? Oui.

On rentre dans une chambre ce qu'il y a de plus basique, un lit, des toilettes, une douche et une petite commode où la moisissure règne en maître.

- On va passer la nuit ici, histoire de faire une pause avant de rentrer.

- D'accord.

- Je vais prendre une douche me dit Coleso avec un regard rempli de sous-entendu.

Je rigole, Coleso jette sa veste sur le lit et part dans cette mini salle de bains..
Et il fait exprès de ne pas fermer la porte même si je ne le vois pas, mon cerveau a déjà créé une image de ce qui se passe -dedans.

Je me pose sur le lit et je me sens doucement plonger dans la fatigue..

***

Je suis légèrement réveillé par Coleso qui entre dans le lit et cette proximité fait battre mon cœur et me donne des bouffés de chaleur.

- Je t'es réveillé ?

- C'est bon je me suis juste assoupie.

- D'accord bonne nuit pequeña..

- Bonne nuit.

Il se rapproche et me prend dans ses grands bras, il pose son menton sur le sommet de ma tête et je sais qu'il sent mon cœur battre aussi vite qu'il peut se le permettre.

- C'est juste un câlin de bonne nuit mais ton cœur bat si fort pequeña.

Son petit rire résonne dans mes pensées.

- Tu le fait exprès !

- De quoi tu parles?

- Pff t'es vraiment qu'un gamin.

Et il me répond avec le même petit rire grave et suave, vous savez celui qui vous tord l'estomac ?

Je finie par moi aussi l'entourer de mes bras fins du mieux que je peux sans me faire mal et il aime l'effet qu'il a sur moi.
Comment cette histoire a-t-elle évolué et pourquoi a-t-elle pris ce chemin ?

Asmé tu a tellement changé...
Oui je sais et j'ai peur de me regarder dans un miroir et de devoir affronter ce que je suis devenu.

Je ne veux pas...

Et je ne veux pas non plus faire le bilan de tout ce qui s'est passé.

Je devrais avoir péri depuis longtemps mais je suis encore là, qu'est-ce que le destin me réserve encore, combien de choix je vais encore devoir faire..

Et subir.

Je m'endors encore une fois avec des questions sans réponses...

Coleso

J'émerge doucement de mon sommeil, j'ai bien dormi pour la première fois depuis longtemps.

La première chose que je vois et qui me fait sourire comme un cabrón c'est cette femme au visage d'ange, ses cheveux qui parcours son petit corps parfait, le soleil éclaire son corps entier, sa cuisse qui m'enjambe me fait frémir de désir.

Je décide de m'échapper doucement de se nid de bonheur ou alors j'aurais bientôt un problème urgent dans l'entre jambe.

Mais mon mini moi n'est pas du même avis et se dresse sans que je ne puisse le contrôler, cette fois je ferme bien la porte de cette salle de bains et je règle mon problème en vitesses avant que la cause de tout ça ne se réveil.

***

Une heure que nous sommes parti de ce trou à rat et le silence règne, mais ce n'est pas désagréable tout est calme et ça apaise nos cœurs déjà trop sombres...

Fin du chapitre 36
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<3

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