— Je vais te gifler assez fort de façon à te donner une marque, tu vas crier le plus fort possible pour qu'ils nous entendent et qu'ils croient que je suis violent avec toi et que je te punis, dit-il en chuchotant.
Alors, il ne faisait pas ça volontairement ? Seulement pour nous couvrir et nous éviter des ennuis, mais ça rimait à quoi tout ça ?
Je vis Louis lever son bras et je compris rapidement qu'il allait vraiment me frapper alors qu'en vérité, c'était ce connard de Tony qui m'avait bousculé comme une brute ! Je n'y étais pour rien dans cette histoire. Mais je supposai que Louis n'avait pas vraiment le choix de toutes manières. Je croyais que j'étais très chanceuse de mon sort pour l'instant par rapport à Laure, par exemple.
D'un coup, je tombai au sol et criai de toutes mes forces, comme s'il était en train de m'égorger. Tony entra brusquement dans ma chambre au même moment. Voyant la situation dans laquelle je me trouvais, un sourire narquois apparut de suite sur son visage.
Après ça, Louis me donna à trois reprises un coup de pied dans le ventre, ça faisait un mal de chien. Je pleurais et criais de douleur, mais il ne s'arrêtait pas... Il était incontrôlable.
Tony l'encourageait et je ne reconnaissais plus mon frère.
— Ouais, vas-y Louis, continue, butte-là !
— Stop ! Arrête, je t'en supplie ! Stop ! criai-je.
Après de longues minutes de souffrance sous les coups de mon frère, il s'arrêta enfin.
— Bien joué ! Je suis étonné de toi, Louis !
— Dégage !
— Oh ne t'énerve pas, tu vas devoir le refaire mon pote !
— Dégage, putain ! cria-t-il sur le coup de l'énervement.
Tony sortit sans discuter et Louis se précipita sur moi. Je ne bougeais plus, allongée au sol en sang...
— Mon dieu, Ava ! Je suis désolé... pardonne moi ! Je ne voulais pas, mais il fallait que je le fasse...
Je ne répondis rien. Il me souleva et m'emmena sur mon lit pour me laisser me reposer.
A l'heure du repas du midi, Louis vint me chercher.
— C'est l'heure de manger, lève-toi.
Je ne répondis rien, trop faible pour faire quoi que ce soit.
— Très bien, reste ici, ne bouge pas, je vais t'apporter ton repas.
Il revint quelque temps plus tard avec une assiette de pâtes et un morceau de jambon.
— Merci... articulai-je difficilement.
— Écoute, je suis vraiment désolé, je n'ai pas réussi à dormir après ce que je t'ai fait, Ava. Je... je crois que je commence à t'aimer. À t'aimer d'amour...
Je l'écoutais, mais ne dis rien, car je ne savais pas quoi lui répondre. Que pouvais-je dire, « Oh oui ! Super, mettons-nous ensemble ! » ? Bien sûr que non !
Mon cœur était pris. Par Bastien.
— Je ne voulais pas te faire de mal... s'excusa-t-il.
— Pourquoi l'as-tu fait dans ce cas ?
— Car Tony se doutait de quelque chose...
— Mais de quoi pouvait-il se douter ?
— Des sentiments que je développe pour toi.
Un éclair de peur traversa ses yeux, puis son regard sûr de lui revint à la surface.
— Et donc tu vas me frapper à chaque fois pour que personne ne se doute de rien ?
— Bien sûr que non !
Une larme s'échappa et descendit le long de ma joue. Il approcha sa main et essuya cette larme.
— Tu ne sais pas le déchirement au cœur que cela m'a fait de te faire du mal... et de voir ce salop en rire ! Il m'a mis les nerfs à vif !
— Tu aurais pu t'arrêter après m'avoir giflée, mais tu as continué encore plus brutalement !
Ma voix partit en sanglot et je ne savais même pas si ce que je disais était encore audible et compréhensible.
— Je ne le referai plus, pardonne moi bébé...
« Bébé »... Mon cœur s'emballa sans pouvoir le contrôler. J'eus des frissons et je sentis une petite boule de chaleur au fond de mon cœur, alors c'était ça, le vrai amour ? Serais-je en train de tomber amoureuse de mon frère ?
— Que vas-tu faire pour qu'ils ne se doutent de rien alors ?
— Je ne sais pas encore, mais nous trouverons une solution. Du maquillage ou quelque chose comme ça.
— D'accord, as-tu ma bougie et mon papier ?
— Non, je n'ai pas encore trouvé ça. Laisse-moi du temps.
— Ok.
Je finis de manger mon assiette et lui demandai ce qu'il avait prévu pour cet après-midi.
— Eh bien, j'ai oublié de te le dire mais une espèce de « jeu » est prévue dans la salle de groupe entre les soumises et les dominants...
— De quoi s'agit-il ? demandai-je dans un souffle d'énervement.
— Les soumises vont être échangées avec un autre dominant que le leur pendant 48 heures.
Ma bouche s'entrouvrit, j'allais me retrouver avec un homme bien plus sadique que Louis pendant 48 heures. Je ne pouvais m'imaginer que les pires scénarios, si je tombais avec Tony, ou bien Charles.
— Il faut que tu m'aides, je ne peux pas me retrouver avec Tony ou même Charles ! Il faut que tu fasses quelque chose, je t'en prie ! le suppliai-je.
Le stress s'accumulait et je redoutais de plus en plus mon sort pour les prochaines 48 heures.
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Ava
Misteri / Thriller20 femmes. 10 hommes. Un lieu inconnu. Un seul mot d'ordre : obéir... ou disparaître. Elles ont été enlevées, privées de liberté, arrachées à leur quotidien. Pour Ava Lips, tout bascule en une nuit. Ce qu'elle pensait être un cauchemar devient réali...
