La salle était humide, les murs revêtaient de la peinture vieille, toute craquelée. Celle-ci avait pris une teinte grise allant sur du noir. La moisissure s'était invitée, avalant au fil du temps la pièce, infestant l'air de fines particules malodorantes qui pouvait refiler la nausée à quiconque se rendait ici. Le sol était sale, des taches d'hémoglobines coagulées et séchées avaient élu domicile témoignant du passage de nombreux individus ici. Une très faible lumière pendouillait. Le mouvement que l'objet avait était extrêmement lent, la légende racontait qu'à force de regarder, on pouvait devenir fou, on pouvait même entendre le bruit qu'elle faisait et pire encore : des voix.
Mais pour l'instant ce n'étaient pas des voix sortit tout droit de l'imagination qu'on entendait. C'était la voix d'un individu malchanceux, dommage pour lui, s'il se retrouvait ici, c'est qu'il allait mourir. L'homme se tortillait, apeuré, il faisait si noir dans cette pièce et seule la lumière pouvait servir de repère. Il recula bien vite, essayant d'échapper aux ombres qui semblaient le suivre. Sa tête cogna contre le mur, lui explosant l'arrière du crâne. Il hurla de douleur en se mettant sa main contre sa plaie toute fraiche, le liquide carmin et chaud coula le long de son crâne jusqu'à venir s'échouer par terre. Seul le bruit des gouttelettes de sang tombant à terre résonnait dans la pièce. S'il ne stoppait pas bien vite ce saignement, il allait se vider de son sang ici. Mais il avait si peur, il était paralysé. L'odeur absolument horrible de la pièce s'infiltrait dans ses poumons à chaque respiration, si bien qu'il s'empêchait de respirer des fois, il n'en pouvait plus. Il ne pourrait se rappeler depuis combien de temps, il était ici enfermé. Son ventre gargouilla, il n'avait pas mangé depuis hier soir. La nourriture qu'on lui avait servie était le seul point positif de sa captivité.
La porte de la pièce s'ouvrit.
L'homme sursauta, il essaya par tous les moyens d'avoir une meilleure vue d'ensemble, mais ses pupilles étaient incapables de faire mieux. Puis, on alluma soudainement la lumière.
Un homme se tenait devant lui.
Il était grand, habillé tout en noir, un masque sur le visage, son regard le paralysait. Il avait l'impression de se faire aspirer l'âme, l'aura que dégageait cet homme était particulièrement écrasante. Mais un détail attira irrémédiablement son attention, le plus flagrant de tous.
Sa chevelure rouge.
Ils étaient aussi rouges que le sang qui coulait de son crâne. L'homme espérait que l'autre lui avait ramené de la nourriture, où qu'il allait enfin être libéré. Le pauvre.
— Est-ce que tu es prêt à répondre à nos questions ?
La voix grave et profonde du rouge percuta les tympans de l'homme, cette question que ses bourreaux ne cessaient de répéter depuis qu'il était ici. D'autres personnes étaient passées avant le rouge, il n'avait pas répondu, alors ils étaient partis, le laissant dans le noir.
— Je n'ai rien à vous dire. Maintenant, laissez-moi partir ! Exigea le prisonnier.
Le rouge regarda d'un air étonné l'homme, celui-ci lui lançait des regards noirs. Le captif s'attendait à ce qu'il l'insulte ou qu'il parte, mais au lieu de ça, le jeune homme se mit à rire. L'homme se sentait humilié, il avait l'impression qu'on se foutait de sa gueule et il n'avait pas tort. Le rouge se marrait, une petite larme roula le long de ses yeux verts, qu'il essuya rapidement.
— Bon. Tu ne sembles pas coopératif du tout... Même après tout ce temps... Fit-il d'un air faussement triste, une moue sur le visage.
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UNDER CONTROL | TAEKOOK
Fiksi PenggemarTout était 𝘀𝗼𝘂𝘀-𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲, ma vie, mes parents et moi, nous tous. Et puis il fallut cette soirée pour que tout éclate et que cet équilibre si fragile que nous avions jusque-là se brise en mille morceaux ne laissant sur son passage que la...
