Une semaine que nous vivons le parfait amour, la parfaite famille, avec une ambiance conviviale et chaleureuse.
Tout est parfait, trop parfait pour être une réalité.
Nous sommes tous assis sur le grand canapé orienté, regardant un film d'horreur. Ma mère dans les bras de son George, qui, visiblement à beaucoup fait changer cette dernière, elle est plus présente dans ma vie, et ces une semaine passée en sa compagnie, a sûr combler les trois années d'absences qu'elle m'avait infliger.
De ma part, je suis assise à l'autre bout du sofa, une couverture m'embrassant jusqu'à la naissance de ma poitrine, et une boîte de pop-corn en mains.
Nous crions à chaque fois que la scène devenait sanglante. Jusqu'au bout de la nuit.
*****
Il est à peine huit heures du matin et nous nous retrouvons tous à nouveau autour de la table à manger.
Savourant, chacun son petit déjeuner, moi, ayant une tartine fouré au chocolat et une tasse de lait. Mon beau-père, avec un bol de céréales et ma mère, avec ses inlassables boissons énergétiques.
À l'improviste, son téléphone se met à vibrer, elle y jette un coup d'œil.
- Il faut que je réponde.
Sur ses mots, elle quitte de table et s'éloigne à fin de prendre son appel.
Le regard de George change clairement, passe du père de famille au bourreau.
Il plante sur moi, contrôlant mes réactions, mais je ne m'y attarde pas, je me concentre sur mon plat.
J'ai peur de soutenir son regard et voir ce qui s'y cache. Ma mère est le seul régulateur, quand elle est là, il ne s'attarde pas directement à moi, mais lorsque cette dernière disparaître, je deviens la paria.
Quelques minutes après, ma mère refait son apparition et aussi, je peux me permettre de respirer.
Face à l'état gênant de ma mère, son très chère George débute ses questionnaires,
- Qui était-ce chérie ?
- Mon patron.
- À cette heure?. Que voulait-il ?
- C'est pour un travail à l'étranger. Il a besoin d'un agent sur le terrain, pour faciliter les échanges entre nos partenaires et il juge que la personne en même de le faire, c'est moi.
- C'est une excellente opportunité, s'il te fais cet honneur, tu devrais te montrer heureuse.
- Je le suis. Mais ce travail demande de s'absenter pendant cinq mois.
Je failli m'étouffer avec ma tasse.
Certe, maman a l'habitude d'aller à l'étranger pour son travail, mais ce n'était jamais pour une aussi longue durée. Et dire que je m'étais déjà habituée à sa présence, au point de ne plus vouloir qu'elle s'en aille.
Dans un sens George a du bon... Non mais qu'est-ce que je dis ? Si elle part, alors là... Non pas ça, elle ne peut pas partir, elle ne doit pas y songer, pas une seule seconde ! Jamais !
- Maman, cinq mois, c'est long ! Tu ne peux pas t'en aller, tu ne peux pas me laisser seule ici..
- Tu ne seras pas seule, tu seras avec George...
- Surtout pas avec lui maman, s'il te plaît. Pitié
- Emilliène ! C'est bon, là tu m'arrêtes ça tout de suite. Tu devrais être fière de l'opportunité qui s'offre à moi et encore plus, d'être sous la garde d'un homme comme George, il a délibérément fait déplacer son travail pour la maison, question de mieux apprendre à te connaître et toi, comme toujours tu agis en enfant mal élevé ! Qu'est-ce que j'ai fais au bon Dieu pour mérite une telle déception ? Tu me déçois Émie.
- Je te déçois maman ? Tu as honte de moi c'est ça ? Pour un homme maman ? Qu'est-ce qu'il a de plus que mon père celui-là ? Dis en le montrant du doigt. Tu te fiches par mal des regards infâmes et pervers qu'il me lance, tu prends toutes mes plaintes pour des caprices et j'ai beau te demander de me laisser aller vivre avec mon père mais non, Jaïde ne tolérait pas qu'on la prenne pour une mauvaise mère incapable de bien s'occuper de son enfant ! Et pourtant maman, c'est bien ce que tu es, une très mauvaise mère qui fait passer ses intérêts avant ceux de son enfant.
La seconde après mes mots, sa paume de main s'éclate sur ma joue.
Elle vient de porter main sur moi.
Ma mère m'a frappée pour un homme.
Je porte instinctivement ma main sur ma joue et retourne mon visage pour refaire de nouveau face à ma mère.
Ma joue est brûlante, mais je brûle encore plus de colère de savoir qu'elle a fait son choix et que tant que je serais une adolescente, je resterais sous son autorité et celle de cette monstruosité qu'elle nomme George.
- Présente tout de suite tes excuses Emilliène !
- Effectivement, c'était trop beau pour être vraie.
- Émie !
Je quitte la table agacée, les larmes aux yeux, pas de suite de la gifle, mais parce qu'elle l'a préférée lui à moi.
Elle a voulu me suivre, mais George l'incite à rester à table. Je ne prends que quelques mètres d'écart et me refuge près des escaliers à fin d'écouter leurs conversations ce qu'il se dise
- Laisse. Je vais m'occuper d'elle, va préparer tes valises.
- Merci George. J'espère qu'elle ne te causera pas trop de soucis. Le voyage est prévu pour moins d'une heure, un chauffeur viendra me prendre dans une trentaine de minutes.
- Ne t'inquiètes pas, je peux gérer.
- Ne cède pas à tous ses caprices, dans ce cas, je vais prendre mes affaires.
- Je suis un papa poule, bien-sûr que je vais céder aux désirs de ma reine.
Mon cœur c'est mît à battre anormalement vite, mes sens se sont aiguisés, mon instinct de survie a pris le contrôle.
Il faut que je quitte cette maison avant le départ de Jaïde.
Je me lève de hâte sur les escaliers et les déballent jusqu'à ma chambre.
Quelques minutes après, j'entends les ronronnement d'un véhicule à l'extérieure et je sais pertinemment que c'est ma mère qui s'en va.
Je me lève du lit, et me place au bord de la fenêtre de ma chambre, l'admirant entrée dans cette Toyota Yaris noir.
La voiture se met en route après son installation sous le regard et les mains bandante de George.
Dès que la voiture eure surpasser mon champ visuel, je sais pertinemment que s'en ai finis de moi.
Si le régulateur n'est plus pour réguler la pression, soit elle chute, soit elle grimpe en flèche et dans les deux cas, je suis mal.
Très mal.
Cathïde2ange
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
