CHAPITRE IV

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Après le départ prématuré de ma mère, je suis restée dans ma chambre, à me rappeler à quel point je n'étais plus seule, que je vais demeurer avec mon beau-père, le monstre.

Un monstre qui ne cherche qu'à me dépouiller, alors oui, j'ai peur, tellement peur que j'aimerais barricader ma porte, mais là tétanie me garde clouée sur ce lit.

J'ai tellement peur de ce qui suivra. Que lorsque des bruits provient de la porte, je me fige.

Il est là, derrière la porte, il toque à ma porte, il presse la poignet et je tombe littéralement du lit.

Je me relève, et me repositionne, il n'y a rien, pas un endroit pour me cacher dans cette pièce, je suis fait comme un rat.

- Émie, je vais entré.

Et la porte s'ouvre, sur George, tenant en mains un plateau remplir de désert groument. 

- Je sais pertinemment que ça n'aura jamais le même goût que ceux donc ta mère te cuisine, mais je pense m'être surpasser avec le tutorial que j'ai regardé sur youtube.

- Merci. Mais ça ne valait pas la peine que tu te donnes au tant de mal.

Dis-je de façon désintéressé et pourtant, je crève le plafond de la peur.

- Ce n'est rien, ne t'inquiètes pas.

Il prend place sur le lit près de moi, et commence à opérer des petits mouvements de tendresses sur mes jambes remontant lentement sur mes cuisses.

Dégoût

Gêne

Peur

Mal dans ma peau

Je suis parcours de frison de méfiance, aussitôt, je me reconquevis sur moi-même et dresse ainsi une grande distance entre nous.

- Que fais-tu ? Cherches-tu à me mettre en colère ? Je me tue à te préparer un bon plat et toi, tu ne daigne même pas à me remercier ?

- Je... Je n'ai rien demandée.

- Mais, tu n'as non plus rien refusée .

Je me relève brusquement et entre-ouvre la porte, il faut qu'il s'en aille.

- George, j'aimerais que tu quittes ma chambre.

- Comme tu le souhaites.

Il se lève de mon lit, débute ses enjambées, et lorsqu'il parvient à ma hauteur, mon corps se voit parcourir de frison de soulagement du fait qu'il s'en aille.

J'étais loin de m'imaginer ce qu'il préparait, à peine j'eus levée la tête pour appuyer mon désir qu'il s'en aille, qu'il se saisit brusquement de la porte, et l'envoie valser vers l'avant ; inévitablement, je suis le mouvement de celle-ci et me heurte brutalement la figure avant de valser vers l'arrière. 

Aussi Je lâche un hurlement que je me sens entraîner par mon bras gauche, et propulsée dos au lit.

Farouchement, George vient prendre possession au dessus de moi, tout en me dominant.

L'ampleur de sa masse corporelle est insupportable. Malgré toutes les grimaces que j'use, son corps demeure durablement imposant, je n'y peux rien, ma seule option est de songer à la docilité.

De ses deux bras, il se saisit des miens et les places de par et d'autres de ma tête et fait agir une forte pression sur ceux-ci pour les maintenir sur place.

Je hurle de toute mes forces pouvant alarmés le voisinage, mais les vibrations sonores qui s'émanent de mes cordes vocales se voient sauvagement éteintes, par la prise d'assaut de mes lèvres par celles de George.

Il les enlace avec une telle fougueux et rage que je suis prise de dégoût. Par le plus grand des hasards, je parviens à prendre sa lèvre inférieure sous mes crocs jusqu'au sang.

Il se dégage de mes lèvres et libère l'un de mes bras de son emprise. Par le revêt de sa mains, il nettoie le sang sur sa lèvre et je profite de cet instant d'inattention de sa part pour m'enfuir.

Mais malheureusement, de l'autre bras, qui me maintien toujours fermement sur le lit, il brandit celui libéré pour nettoyer son sang, et se saisir de ma chevelure par l'arrière, me ramène à lui, je percute férocement son torse, et aussitôt le choc encaissé, qu'il me propulse au devant du mur, je percute brutalement celui-ci, de pleins fouet.

Tout mon être est parcouru de vertige, la douleur provenant de mon crâne est insupportable, mon regard s'affaiblit, ma vision se trouble, je ressens un liquide glacial dégouliné tout doucement vers mes paupières, j'ai juste le temps d'apercevoir une goutte de sang s'éclater sur le carrelage blanc, avant de la rejoindre moi aussi.



******


J'ai du mal à ouvrir les yeux, ma tête me fait affreusement souffrir, j'essaie de lever la mains, mais impossible, elle est clouée au lit par une aiguille qui s'est implantée dans mon coude, relié par un tube qui s'étant d'une porte perfusion à un liquide épais, retenus en équipe.

J'abandonne l'idée de lever cette main et me rabat sur l'autre, je la passe sur ma tête et ressens des bandages sur celle-ci.

À ce moment, les flaches des évènements précédents me reviennent en boucle dans la tête, augmentant sur le coup, l'ampleur de mes douleurs crâniens.

Prise de panique, je me hâte de descendre de ce lit, et maladroitement, je percute une petite table roulante où, trône des outils médicaux.

Le bruit se propage comme une alarme et, aussitôt, les verrous de la porte se rompent, s'ouvrant sur deux silhouettes masculines. L'un, George et un autre, qui paraît être un médecin, suite à son attroupement.

- Émie ! Quel soulagement de voir éveillé. Tu m'as fait si peur.


Non, pas lui, je veux partir d'ici, s'il vous plaît que quelqu'un m'aide.




Cathïde2ange

FUGITIVE DE MON EXISTENCE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant