CHAPITRE XXVIII

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Selon Emilliène










Six mois deux semaines depuis ma mystérieuse guérison se sont écoulées.

Chaques nuits, durant ses deux semaines, nous avons reçus la visite de Calluis et de Valse et à chacune de ses soirées nocturnes, j'encaissais d'inombrables coups, leurs intensité n'étaient plus à décrires.

Emilliène Bassang était morte, morte bien avant le début de ce calvaire.

Si mes soirées étaient torrides en matières de viols et de coups, mes journées elles, dépassaient l'entendement.

Je me suis pliée aux désires de mon maître, je suis devenue un animal domestique bien qu'appartenant à la race humaine.

Mon maître, George, a finalement atteint son objectif, il m'a parfaitement dressé, au point où, j'en arrive à respirer qu'à sa demande, je me suspecte de pouvoir donner ma vie pour lui, je me suis vue à de nombreux reprises prendre plaisir pendant mes viols violantés et de ne guère avoir une émotion, un sentiment particulier lorsque Jule et moi entretenions des rapports. 

Mon corps a totalement adhéré au sadisme de George, au point de ne plus vivre sans coups, sans violence délibérément émise.

Cependant, même si je me leurre l'esprit en essayant de me convaincre que ce plaisir n'est qu'éphémère, que je suis soumise de la sorte, juste pour préparer ma vengeance, que j'encaisse en patientant le moment opportun pour frapper à mon tour, un coups qui sera inoubliable, sincèrement, je  reste dictée par ce sentiment qui me persuade que ma haine envers George, c'est transformée en une obsession amoureuse.

J'ai honte de me l'avouer, je ne voyais que de l'utopie, je me dis que c'est leurrant, j'essaie de fuir cette réalité, mais aujourd'hui, je comprends mieux, même si la vérité emprunte les escaliers et le mensonge l'ascenseur, il arrivera certainement tôt ou tard, un jour où la vérité entrera en pleine collision avec le mensonge et ce jour, est enfin arrivée.

Allongée sur mon lit, dépourvue de vêtement, ma nudité déclarée en pleine aire, le regard à vide, fixant indéniablement le plafond sombrement blanchâtre de la pièce.

Prêtant attentivement l'oreille aux paroles de George, assis face à moi, sur l'un fauteuil des fauteuils de la chambre, sirotant un verre de scotch, n'ayant comme vêtements, un simple boxeur,

- Émie, tes cris de détresses me manques terriblement, tes appels aux secours, à l'aide, tes hurlements de détresses, ton agonie de te défaire de mes liens, tes agitations à t'échapper de mon emprise, me manquent éperdument. Actuellement, te prendre, c'est comme m'introduis dans une prostituée. Je n'ai plus cette extase de m'introduire plus profondément en toi, je ne retrouve plus ce délice de te molester tout en te possédant, je ne ressens plus ce doux parfum de frisson, lorsque tu me hurlais au paravent, lorsque tu disais te me tuer... À vrai dire, tu me répugnes 

- Ça me blesse profondément de ne plus arriver à te satisfaire, mon maître. Peut-être me suis-je un peu trop attachée à vos méthodes d'approches, réinstaure de nouvelles tentatives d'approche et réessaie George. Je ne souhaite qu'une seule chose, celle d'être ton larbins...

Je me lève brusquement du lit, et viens me mettre entre ses jambes, sur mes genoux, le regard dirigé vers le siens,

-... Si jamais tu te délectes de moi, si tu me délaisse pour une nouvelle proie, j'en serais éperdument déchirée.

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