Selon Emilliène
Combien de temps c'est écoulées depuis mon dernier sourire ?
Depuis quand mon visage est crispé de ce désespoir sans fin ?
Dites-moi combien exactement, car inconsciemment j'ai perdue la notion du temps, mes journées se confondent à mes soirées.
Je n'ai plus eût la chance d'apercevoir et de laisser transparaître les rayonnements brûlants du soleil au travers de ma peau.
Et que dire du doux éclat des rayonnements de lune ?
Certe, je ne nie avoir été mince, une vraie skinny ; mais aujourd'hui, je suis presque, que dis-je ? Je suis un cadavre ambulant.
Aussi chétive qu'un ballon dégonflé. Je n'ai plus d'alimentation, même si j'en venais à m'alimenter correctement, George, Calluis et Vérone se chargeront de récupérer le peu d'énergie que j'ai pû emmagasinée.
À quoi bon vivre une vie aussi conditionnée et miteuse ?
La mort ne serait-elle pas ma délivrance ?
Que me reste t'il dans ce bas monde ? Pourquoi m'acharner à vivre et toutes de suites après émettre des désolation me concernant ?
M'apitoyant sauvagement sur mon sort ? Agissant comme une inconsciente, alors que, je suis très consciente de la seule porte qui me reste à ouvrir, mon seul moyen d'échapper à cette triste réalité...
La mort.
Assise à mains le sol, le regard à vide, baladant mon salon, bourré de personnes donc je n'en ai connaissance.
Le serveur et le service neuroniques en pleins concertations, je ne sais si j'ai aperçu les paroles persistantes de George, ou, c'est l'effet qu'il me tienne le bras, m'aidant à me mettre sur mes deux jambes, si jamais un courant d'air puissant passe, je me deverserais au sol tel une poussée de sable,
- Émie, suis-moi.
Je sais ce qu'il veut.
Je sais pourquoi il me traine de la sorte.
Mais je ne peux pas.
Je ne veux pas.
Pas aujourd'hui.
Encore moins en ces temps.
Depuis trois jours, je subis des viols consécutifs de la part de George, malgré la présence du corps inepte de ma mère, il ne s'en lasse pas, il est continuellement et sauvagement percuté par ses pulsions sexuelles incontrôlables et s'acharne sur moi, les déballent comme s'il dévale une pente.
Je cherche avec brutalité le regard d'une personne dans la foule, qu'elle puisse percevoir mon appel au secours à travers mon regard, je cherche, encore et encore, j'en deviens paranoïaque, mais vainement, personne.
Tous sont contraints dans leurs fausses sentiments, dans leurs faux ressentir de douleurs...
- Si tu continues de traîner le pas de la sorte, je te promets que tu souffriras plus que d'habitude. Alors dépêche-toi.
M'a-t-il crié dans l'oreille d'une façon qui passe pour des murmures dans l'oreille. Apeurée, je traine vivement le pas, mais de ma petite voix fatiguée, engloutie par les larmes,
- S'il te plaît George, pas aujourd'hui. Je t'en supplie, dans quelques heures ils mettront ma mère sous la terre, laisse-moi au moins l'honorer sainement une toute dernière fois, je t'en supplie George, après ça je ferais tout ce que tu attends de moi...
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
