Selon Jule
La complexité humaine.
Je me suis toujours demandé pourquoi la race humaine est aussi ondoyante et divergente.
L'on ne peut se fier à son semblable encore moins en soi si l'on doute désespérément de son propre reflets dans le miroir ; un miroir qui reflète la présentiel physique de la personne que nous sommes.
Si je suis en proie au doute de ce que je vois, entendre et imagine, alors toutes justification sont fondées sous toutes formes de doute.
Ai-je été stupéfaite des paroles qu'Émie balancent à l'encontre de George ; encore suis-je éblouis d'incompréhension et d'incertitude lorsque je perçois les signaux émis par ses doigts sous l'agitation engendrée par ses paroles.
La question majeur qui trône mes lèvres, comment et où a-t-elle apprises le language des signes ?
Et la plus pertinente demeure, sait-elle au moins si je suis en mesure de percevoir ce qu'elle essaie de dire ?
Pourquoi en Afrique, lorsque tu exercices un corps de métiers, tous pensent à l'unanimité qu'à chacun des sous domaines de ton domaine d'expertise professionnel tu possèdes des notions ?
Je ne me prête très longtemps à l'incompréhension de mon subconscient et me prête immédiatement à déchiffrer le message qu'elle essaie de me transmettre malgré la tension palpable qui se fait ressentir.
Premièrement elle me conseille de profiter de cette faille pour me faire oublier des personnes présentes, je ne dois sous aucun prétexte interagir avec la scène se jouant, je dois être neutre et totalement muets, aussi muets qu'une tombe si possible.
Facile à dire, qu'à faire lorsque je suis témoin de la rage et de la bestialité avec laquelle George la bât.
Je suis obligé de me déshumanisé si je veux que le plan d'Émie fonctionne exactement comme l'a structuré et bien sagement resté à ma place, attendant patiemment que la seconde ouverture qu'elle l'a laissée échapper se frail.
Je n'ai besoin de patienter très longtemps que George laisse égard à Vérone, exactement comme elle l'avait prévu et signée, George se dirige vers le bar.
N'ai-je besoin d'hésiter car toutes l'attention est focalisée sur Emilliène, je n'ai qu'à me lever, en simple furtif, je quitte la pièce.
Lentement au a guet visuel et sonore, je longe le petit couloir séparant le salon à la cuisine. L'étape deux. La seule sonorité dans ma tête. Elle m'a juste demander d'aiguiser au maximum trois couteaux de la maison.
Trois couteaux, trois corps, a-t-elle laissée échapper dans son message.
L'inconvénient premier, c'est le bruits de la lime, son point de vue est de me diriger à l'étage avec ceux-ci et d'y prendre mon temps, ils doivent être aiguisés plus que la langue d'une femme.
Furtivement, je repère la lime, rangé dans le troisième tiroirs à la droite, les trois couteaux reposant sur le plan de travail.
Lentement, avec une délicatesse déconcertante je me saisis de l'outillage.
Vivement mais sûrement, je ressors de la cuisine, empile un pas après l'autre, limitant presque le cours normal de ma respiration. Je me dois de réussir, elle compte sur moi.
L'oreille toujours tendue, je peux déceler sa voix, normal, elle semble être la seule qui résonne dans la pièce, la seule ayant le pouvoir de tout changer.
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
