La mort me refuse.
Tellement je suis indigne d'entrée en sa possession.
Quatres semaines de mort artificiel se sont écoulés, combien de temps exactement dans un calendrier normal ?
Je n'en ai aucune idée et personne n'a daignez prendre de mes nouvelles, essayer même de venir me rendre visite.
Personne,
Pas même mon père, encore moins mon frère.
Il faut croire que tout le monde se fiche de moi.
Ma vie ne vaut absolument rien, pour ses derniers qui se disent être ma famille.
- George, tu ne peux la toucher, elle vient à peine de se réveiller de son comas. Tu pourrais la faire replonger à nouveau...
- Quatre semaines sont assez pour avoir pris du repos. Je me trompes ?
- Dans les normes oui. Mais en tant que médecin...
- Laisse nous seuls.
Il n'essaie nullement de retoquer, se contente tout simplement de respecter les paroles de son frère, en nous laissant seuls.
Il est docile, opère sans poser résistance, fait ce qu'on lui dicte sans jamais poser résistance, un parfait exemple de l'enfant modèle.
C'est donc cet état que George veut que j'atteins.
Dès les verrous de la porte rabattus, George, vient prendre place auprès de moi, me caressant le visage.
Cette tendresse qu'il essaie de me faire ressentir ne me procure aucune émotion. Pas de peur, encore moins de plaisir.
Je ne ressens plus rien,
Je suis morte.
Un cadavre n'a pas besoin de tendre, vue qu'il ne sera pas réceptif.
- Tu m'as terriblement manqué Émie. J'ai crû t'avoir perdus en si bon chemin.
Je ne dis rien, ses paroles signifient qu'une seule et unique chose, et je sais ce qu'il attend de moi.
Sans ménagement, je me retourne à plat ventre, remonte ma robe et mes genoux. J'attends juste qu'il s'infiltre en moi, comme il l'a déjà fait.
Et comme il le fera.
- Très impressionnant. Tu as bien retenues la leçon. Mais si je te prenais de la sorte, je n'en tirerais aucune satisfaction. J'espère tu peux me comprendre.
Je dévêtis ma robe et l'offre ma nudité. Il me bât sans ménagement, je pousse simplement de léger gémissements, pas de cris trop prononcée, il faut le mettre dans l'ambiance pour qu'il puisse s'exciter, et mes gémissements y parviennent.
Et après ce petit moment de bastonnade qu'il juge excitant, il s'en fonce en moi, brusquement, durement, brutalement, mon corps se crispe, ses coups prononcés et violents me fit relâcher la pression.
Il débute dès lors, des entrées et sorties violents, j'agrippe les tissus du matelas pour ne pas recevoir de nouveau coup et être à la bonne posture.
Patientant qu'il fatigue et jouisse en moi. Pour qu'en fin, Jule passe à son tour, me faire des points de suture.
Ce scénario se répète jour et nuit. Peut être est-ce des journées et non des soirées, ou des soirées et non des journées. Dans cette pièce, je n'ai aucun repère, aucunes notions du temps.
Dès qu'il finit de me rabattre l'anal, Jule viens me faire des points de suture. Mais ils ne résistent jamais trop longtemps, George s'arrange à les défaire par de nouveaux coups, toujours violents les uns des autres.
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FUGITIVE DE MON EXISTENCE
Mystery / ThrillerLa mort ne se résume pas à l'arrêt du cœur, ni à la désertion des organes vitaux. Dans le cas d'Emilliène Bassamg, elle était vivante et morte tout à la fois. Son cœur battait encore, ses organes poursuivaient leur cycle, certes, mais son humanité...
